Quel MATÉRIEL mettre dans son SAC À DOS de RANDONNÉE ?

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Combien de fois ne s’est-on pas dit “Mince, c’est ça que j’aurais dû prendre !” ? Sauf que, il aurait fallu y penser avant… Bien préparer sa randonnée commence par bien préparer son sac à dos et le contenu qu’on va porter. Alors je n’invente absolument rien et loin de moi l’idée de vous apprendre à faire votre sac (vous avez passé l’âge), mais peut-être est-il bon de juste faire un petit point, non exhaustif, sur ce qui est opportun d’emporter pour une randonnée à la journée (sans campement).

 

Le sac à dos pour la randonnée, un choix crucial !!

Le premier gros sac à dos que j’ai eu était le Symbium 70+10L de chez Quechua. C’est avec lui que j’ai fait mon périple en Islande. Je l’ai éprouvé avec 20 kg à porter et, justement, ça avait bien été… éprouvant ! Les bretelles en mousse appuyaient considérablement sur les épaules, du coup, à la longue, j’avais super mal, en plus de créer des fourmis dans les mains (la solution trouvée était soulever les bretelles du sac en marchant pour que le sang circule à nouveau dans les bras !). Vous comprenez ainsi que se munir d’un (très) bon sac à dos est un élément fondamental pour un trek ou un voyage backpack.

➜ Retrouvez tous nos tests de sacs à dos

Quel volume choisir pour un trek sur plusieurs jours ?

Tout dépend de votre volonté mais il faut au moins un 40L pour un trek avec nuit en refuge et, pour une autonomie complète sur plus de 4 ou 5 jours avec bivouac, il faut au moins un 60L. Plus il est petit, plus on est obligé de réfléchir à ce qu’on emporte et c’est très bien car il va falloir lutter contre toute propension à l’exhaustivité que ce soit pour la randonnée ou pour les voyages. Dans tous les cas, la logistique est un peu plus lourde mais la logique est sensiblement la même. Je vous recommande (en plus de celui-ci !) la lecture de nos indispensables à mettre dans son sac à dos de voyage.

Farpoint Trek 75

Talon 44

Atmos 65

Astuce: Pour ranger tout ça dans le sac et prendre le moins de place possible lors de mes treks, j’ai trouvé un super produit pour réduire au maximum le volume des vêtements : les travel bags de CimAlp. Il s’agit de sacs (vendus par 4) permettant de faire le vide d’air à l’intérieur pour une compressibilité maximale. C’est vraiment magique ! Là où c’est une vraie astuce utile, c’est que le tout se fait à la main (on amène rarement son aspirateur en montagne…) → vidéo démo

 

RÈGLE n°1 :
Réfléchir “survie” avant de penser à tout le reste !

Les vêtements

Alors j’en vois venir certains : “Les vêtements, je les mets pas dans le sac ! Je m’balade pas tout nu à la montagne…”. Certes, mais, pédagogie oblige, il faut bien commencer par le commencement. Je fais donc une description rapide de mon “uniforme” de randonnée (je porte toujours le même !) :

des chaussures montantes : à tige haute donc pour préserver mes chevilles et mes orteils (le pied s’écrase moins dans le bout de la chaussure dans les descentes). Je veux également qu’elles soient imperméables pour pouvoir passer partout. (nos tests de chaussures )

les chaussettes : confortables et renforcées aux endroits sensibles de la marque X-Socks. Depuis, quasiment plus d’ampoules !

un pantalon : léger, respirant et… stretch ! Je ne jure que par ça maintenant (nos tests de pantalons )

un t-shirt : en laine mérinos qui a l’important avantage de ne pas développer les odeurs de transpiration et qui est davantage thermo-régulant. La marque Icebreaker est LA référence dans le domaine. ⚠ Proscrire les maillots en coton ! Une fois mouillés, ils ne sont plus respirants et collent à la peau. Et surtout, ils se refroidissent terriblement quand vous vous arrêtez l’effort ce qui peut vous être fatal (notamment dans un pays comme l’Islande).

un couvre-chef : àprès plusieurs tests, j’ai opté pour un chapeau type savane qui protège et le visage et la nuque.

des vêtements en fond de sac : quel que soit le temps, il est quasiment toujours nécessaire d’avoir une veste (imperméable/coupe-vent, ou une softshell) même en été. Première des raisons (et la plus valable), le vent peut souffler au sommet alors que vous n’en aviez absolument aucune idée en bas (et vu que vous êtes arrivés en haut tout transpirant…), la seconde (plus anticipable) est la possibilité que la météo tourne et la troisième est pour vous couvrir en cas d’accident ou de malaise (bon, je vous l’accorde, c’est plus rare. Mais…). Par temps plus frisquet, j’emporte toujours ma polaire ou une doudoune. Légères et hyper-compressibles, elles sont à privilégier par rapport au gros pull en laine…





Les accessoires à toujours avoir dans son sac

C’est ce qu’on appelle le “fond de sac”, c’est-à-dire toutes les petites choses qui, souhaitons-le pour la plupart, ne serviront sans doute jamais, MAIS que vous regretterez profondément le jour où vous en aurez besoin :

une couverture de survie : si vous n’y croyez pas, faites confiance en l’expérience des secouristes ! Ça coûte 2€, ne prend pas de place, ne pèse rien mais tellement efficace !! Très pratique aussi placée sous la tente pour isoler du froid ou de l’humidité du sol. Pour aller plus loin, lire plus bas mes conseils pour la pharmacie.

une lampe frontale : si vous êtes comme moi, ça peut vous bien vous aider : on est là, on est bien, on se balade sur une crête, on en voit une autre derrière, et on décide d’y aller, puis une autre pour avoir une autre vue etc etc… puis, la nuit commence à tomber et il va bien falloir rentrer ! Et c’est là que, avoir pris sa lampe a toute son utilité. Ça peut également servir pour vous faire localiser si vous vous êtes viandé ! Perso, après avoir utilisé celles de marques plus connues, j’ai opté pour la frontale Ledlenser MH5, plus efficace (et finalement moins cher) avec une puissance de 400 lumens, une portée de 180 mètres et un faisceau précis et réglable. Je vous la recommande vivement !

un couteau multifonctions : ma tante dit toujours que “il faut toujours avoir un couteau et un sac plastique quand on se balade”. Variante autrement pratique d’une autre expression plus masculine et plus virile comprenant également un couteau… Creuser, déterrer, assassiner, s’enlever un bout entre les dents, s’opérer, se nettoyer les oreilles, se couper un doigt si on n’a plus rien à manger etc… On ne compte plus les usages dérivés du modèle suisse.

un téléphone (…chargé !) : Tout simplement parce que ça va être votre premier (et seul ?) outil pour qu’on vienne à votre secours en cas de pépin ! Vous pouvez également télécharger quelques applications utiles en montagne.

un sifflet  ? Éventuellement, pour qu’on vous retrouve ! Plutôt si vous faites quelque chose d’engagé.

La nourriture

Pas grand-chose à vous apprendre ici, vous faîtes bien comme vous voulez ! Juste, éviter les tomates… En plus, d’un sandwich, j’aime bien prendre une ou deux bananes, des biscuits secs (Gerblé au sésame qui sont les plus énergétiques 2024kj/100g et meilleur diététiquement…). Autre petit plaisir possible : une plaquette de chocolat très réconfortante au sommet.

En revanche, la question de savoir quoi manger en trek est souvent un point crucial. En effet, quand on part en autonomie complète, la nourriture prend une part importante du poids du sac. Du coup, on réfléchit souvent selon le triptyque apport énergétique / poids / goût (le dernier étant souvent sacrifié à la faveur des deux précédents). Jusqu’alors, le combo semoule / soupe en poudre avait ma faveur. Depuis, j’ai eu à l’occasion de goûter aux repas lyophilisés de la marque Lyofood et je vous avoue que j’ai été bluffé par la qualité gustative. Les recettes sont variées (on trouve même des fruits déshydratés) et, au final, c’est vraiment copieux. Dorénavant, je ne me prends plus la tête avec la question du poids et je sais que j’aurai mon petit plaisir du soir pour me réconforter de ma journée de marche. mes conseils pour réussir son bivouac 🏕

 

L’eau, par contre, est un peu point essentiel à ne pas négliger ! Si on peut faire l’impasse sur certaines choses, sous-estimer l’importance de l’eau serait une erreur qui pourrait s’avérer lourde de conséquences (surchauffe, insolation, malaise…). Mieux vaut trop se charger en eau que de souffrir de déshydratation. Sinon, votre magnifique rando peut se transformer en calvaire. 2 litres d’eau par personne me semble un minimum pour une randonnée (même si l’hiver car on a tendance à oublier de boire avec le froid). Après une expérience où, tellement assoiffé, j’ai dû faire fondre de la neige dans mon Camelbak, je pars dorénavant avec une poche de 3L. Et ça évite les tendinites !

Depuis peu, j’utilise également un filtre à eau qui permet de pouvoir boire dans n’importe quel cours d’eau ou flaques qui trainent car le système enlève 99,9999…% des bactéries et protozoaires. Du coup, cela permet de soulager les épaules et les cuisses du poids de l’eau qu’on n’a plus à porter constamment sur le dos (à la condition de savoir qu’on va croiser des points d’eau évidemment). mon comparatif des différents filtres

 

RÈGLE n°2 :
Penser utile, pratique et léger au lieu de luxe

Les petits plaisirs c’est merveilleux, mais le premier et principal est de se sentir léger. L’idée est donc de ne pas se surcharger en limitant ce qu’on met dans son sac à dos. Prenez donc seulement ce qui est essentiel tout en privilégiant les affaires polyvalentes et légères.

Les accessoires bien bien utiles

Il existe quelques objets qui ne sont pas non plus absolument indispensables en randonnée en montagne mais qui s’avèrent tout de même très pratiques.

une carte : Cartes IGN de Randonnée deux solutions : soit j’embarque la carte IGN concernée, soit j’utilise Openrunner ou iPhigénie. Sinon, Géoportail pour imprimer uniquement la carte ciblée sur ma rando (certaines randonnées sont à cheval sur deux cartes donc ça permet de ne pas tout prendre). L’avantage de la carte IGN, c’est qu’on peut retrouver le nom des sommets qui se trouvent devant nous. Et ça, c’est quand-même très intéressant, notamment pour viser ses prochaines randonnées… Et pour être certain de connaitre le nom des sommets que je vais voir, j’utilise l’appli PeakFinder.

une paire de bâtons (un seul ne sert pas à grand-chose) : oui, c’est vrai, c’est pas très glamour, parfois encombrant et on peut avoir l’impression que c’est complément inutile. Et moi de rajouter que, en toute honnêteté, je n’en prenais que très rarement mais dorénavant, je les prends quasiment tout le temps : l’utilisation de bâtons soulage de près de 15% le poids sur les articulations du bas du corps. Si vous randonnez sur plusieurs jours (donc avec une lourde charge) ou si vous avez pente assez assez raides comme pour La Tournette. Outre le soulagement des genoux, les bâtons aident à l’équilibre (notamment sur les pierres) et permettent une position du dos plus favorable (sans, le dos force pour compenser le poids du sac). Au pire, vous les accrochez sur votre sac à dos (privilégier les télescopiques 3 brins). → regarder les modèles sur Ekosport ou Hardloop ou Alpiniste

 

un paquet de mouchoirs : parce qu’il fait toujours un peu plus frais là-haut. Parce que quand votre corps va commencer à chauffer, vous aurez la goutte au nez et vous serez tout content de pouvoir vous dégager les narines où inspirer l’oxygène nécessaire à l’effort. Cela peut permettre de panser une plaie si besoin. Et ! Et… pour la petite commission de mesdames et la grosse de chacun. MAIS pensez, je vous en supplie, ne laissez pas votre mouchoir usagé sur place !  C’est toujours horrible de se trouver dans des coins dégueulasses, remplis de papiers toilettes usagés, qui ressemblent à des chiottes de gare alors qu’on est en pleine nature. Donc toujours prendre…

un sac plastique pour redescendre vos poubelles !!

un chargeur solaire (pour les treks) : avant, pour recharger mon téléphone, j’emmenais ma batterie de voiture… Mais ça, c’était avant… Maintenant, j’ai un modèle compact et léger qui me permet de refaire le plein d’énergie en trek et voyage, alors que je ne croise aucune prise électrique. Fini le coup de la panne ! mon test du Photon Sunslice

La pharmacie

Bon, normalement, vous partez QUE en randonnée en montagne, donc y’a pas non plus de raison de partir avec le kit d’opération chirurgicale ! Sinon, c’est sans doute que vous avez trop regardé Rambo… Malgré tout, je vous conseille 2-3 petites choses qu’il est bon d’avoir dans son sac à dos :

une trousse de premiers secours : avec une couverture de survie, quelques pansements, bandes, compresses, collyre, ciseaux, pince à épiler, gants… Un indispensable à toujours avoir dans son fond de sac. Il existe différents kits autour de 20€. J’ai souvenir d’un ami qui a horriblement souffert durant notre trek parce qu’il découvrait chaque jour une nouvelle ampoule sur ses pieds. Il aurait donné très très cher pour avoir quelques pansements sur le moment. Donc si ça peut vous éviter de vous gâcher le plaisir…

de la crème solaire : en montagne, il fait plus frais, on est bien MAIS ça pique !! Et vous allez bien le regretter lorsque vous ne pourrez pas vous endormir tellement vous aurez cuit !

un stick à lèvres : avec le soleil, on peut vite avoir les lèvres qui sèchent, surtout si on randonne plusieurs jours ou sur la neige (réverbération).

Pour le plaisir des yeux

Parce que (pour moi en tout cas) la montagne est avant tout un plaisir esthétique, il est nécessaire de munir de quelques petites choses propices pour se dilater la pupille :

un appareil photo (fixé sur son clip support ou bien calé dans son sac à dos spécifique) : malheureusement, vous n’habitez pas ici et, pire, vous n’aurez peut-être pas la chance d’y retourner tout de suite. Alors ne vous privez de prendre quelques photos de ce lieu splendide. Du coup, je ne randonne jamais sans mon appareil photo, histoire de redescendre des souvenirs (et partager mes sorties montagne sur ce blog !). Ensuite, selon la configuration, j’emporte ou pas mon trépied de voyage (compact et très léger).

➜ Retrouvez ma liste de matériel photo et mes conseils pour réussir ses photos

des lunettes de soleil : j’ai des verres polarisants qui s’adaptent à la luminosité (de 2 à 4). Un régal pour renforcer les contrastes, notamment par temps légèrement brumeux.

une paire de jumelles : très utile pour admirer les animaux sauvages qui préfèrent qu’on les laisse tranquilles. Si vous avez la chance de croiser des chamois, des marmottes ou un gypaète, vous serez tout content de les avoir dans votre sac !

un carnet ? si vous avez l’âme d’un dessinateur, d’un littéraire ou d’un naturaliste… vous pouvez prendre des notes graphiques ou manuscrites de votre randonnée ou vous faire un petit herbier. Cela vous fera de beaux souvenirs.

 

Retrouvez tous nos tests et conseils dans notre rubrique “matériel outdoor
et nos topos rando détaillés sur
Trace Les Cimes△△

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