La Dent d’ARCLUSAZ, mâchoire des Bauges

Vue au sommet de la Dent d'Arclusaz (vue Nord sur le Vallon et les Bauges)

Ah ils sont forts ces baujus : nommer “dent” le sommet d’une montagne en forme de mâchoire… on pouvait pas trouver mieux !! La dent d’Arclusaz donc (prononcer “Arcluse” svp !) est une montagne qu’on remarque quand on traverse la Combe de Savoie. Cette grande barre rocheuse en forme de U se dresse à l’entrée du massif des Bauges telle une bastille, il s’agit de ce qu’on appelle un “synclinal perché”.

Sommet : Dent d’Arclusaz (2041 m)
Massif : Bauges (Savoie)

Départ : Col du Frêne (950 m)

Carte IGN : Massif des Bauges 3432 OT
Topos Randonnées Bauges

Dénivelé : 1150 m (cumulé)

Durée : montée 2h30 à 3h30 (descente 2 à 3h)

Difficulté : ★★☆☆☆
(mais partie finale ★★★★)

d’avril à novembre

Intérêt : ♥♥♥♥

Avant de partir, êtes-vous bien équipé ? ➜ retrouvez le contenu de sac à dos en randonnée ✔︎

➜ Se rendre au Col du Frêne

● Si vous venez d’Annecy ou d’Aix-les-Bains (de bouche…) : traverser les Bauges par Le Châtelard puis École et Sainte-Reine.
● Si vous venez de Chambéry ou Albertville : passer par Saint-Pierre d’Albigny puis monter les lacets de la route D911.
Puis, dent les deux cas(ries), se garer au col du Frêne, sur le parking au bord de la route. Ne pas venir trop tard car il n’y a pas de place pour plus d’une vingtaine de véhicules…

 

Depuis le Col du Frêne

Le sentier part presque directement du parking du col du Frêne, juste derrière la croix du mémorial. Normalement, vous ne pouvez pas vous trop planter car le dentier, pardon, le sentier est bien balisé. Celui-ci s’engage dent les sous-bois pendent tout en traversant quelques petites sommières. Vers 1050 m, on croise une piste forestière montant depuis Routhennes et allant plus directement au chalet de l’Épion mais il est bien moins séduisant. Je vous recommande donc de prendre le sentier à gauche pour suivre la crête de la Via. Cela rajoute un peu de dénivelé mais c’est notablement plus intéressant avec une vue tantôt à droite sur les barres rocheuses de l’Arclusaz, tantôt à gauche sur le mont Morbier, Le Margeriaz et le mont Colombier. Puis, on traverse une charmante clairière tout en long, remplie de gentianes. Un peu plus loin, on retombe sur la piste qui arrive jusqu’au chalet de l’Épion.

le chalet de l’Épion et le synclinal perché de la Dent d’Arclusaz

L’itinéraire part à droite pour traverser une pente herbeuse puis dans les sous-bois en longeant une cloture. 1 heure après votre départ du col du Frêne, on atteint la prairie du col du Potat (1351 m). De là, on a une vue sur la dent d’Arclusaz et on peut commencer à observer l’itinéraire par la cheminée.

le col du Potat

Après, ça se raidit. Le sentier remonte la gencive et part en lacets dent les bois (derniers endroits à l’ombre) puis dent l’herbe, à découvert. On poursuit l’ascension de la pente herbeuse avec un grand zigzag jusqu’à revenir au niveau de la “Pierre Besse”. Une longue traversée légèrement ascendante, sur un sentier devenant de plus en plus caillouteux, pour arriver au pied de la barre rocheuse de l’Arclusaz. Il y a une ambiance ici rappelant La Tournette.

 

Ensuite, il remonte la cheminée en serpentant sur le rocher. Rien de bien compliqué en soi mais il faudra faire attention aux cailloux roulants sous le pied (à ne pas les envoyer sur les randonneurs en-dessous). Viser le bitard, l’œil, le gendarme caractéristique (appeler cela comme vous voulez), en tout cas en passant au final à sa droite. Les quelques traces jaunes peintes sur le rocher encore restante (l’itinéraire n’est plus officiellement balisé) indiquent, un peu en-dessous de la petite tour cylindrique de tirer un peu à droite. Cela conduit dans un passage étriqué, il faudra crapahuter quelques pas (équipé d’un câble). À la sortie, on atteint le Col de la Cochette (1955 m).

Le Col de la Cochette

Arrivé au col de la Cochette, on découvre le Mont Blanc dressé devant nous puis le regard plonge sur la cuvette synclinale (vous comprenez mieux maintenant l’idée de « mâchoire des Bauges »). Pour comprendre plus en détails ce phénomène géologique, je vous invite à lire ce site : geol-alp.com. La partie finale de l’itinéraire consiste à partir à droite pour traverser le plan très incliné, alternant entre passages sur terre et sur rocher. Votre sens de l’équilibre à l’épreuve et il sera important de rester très prudent ! La chute ne pardonnerait pas… Pour s’aider, surtout au retour où la descente sera plus délicate, on pourra s’agripper si besoin des “fils dentaires” en métal sur le parcours. Toutefois, la dernière traversée avec le câble m’a semblé quelque peu scabreuse et j’ai préféré prendre la sente tracée un peu au-dessus.

 

Au sommet de la Dent d’Arclusaz

Enfin, suivre l’arête incisive jusqu’à la croix sommitale de la dent d’Arclusaz (2041 m), rappelant quelque peu la Croix du Nivolet, mais, à mon goût, moins majestueuse. L’euphorie d’être arrivé au sommet ne devrait toutefois pas être incompatible avec le maintien de la vigilance car, versant ouest, ça tombe à pic !

Topographie oblige, la vue à 360° depuis le sommet de la dent d’Arclusaz se découpe néanmoins en deux : à l’Est, le vallon d’Arclusaz avec ses alpages et, en arrière-plan, les Bornes-Aravis avec La Tournette, le pic de Jallouvre, le mont Charvin, les dents du Midi et le mont Buet, le massif du Mont-Blanc… Plus proche, les montagnes des Bauges avec le mont Trélod, la pointe d’Arcalod, la dent de Cons, les pointes de la Sambuy et de Chaurionde, le mont Pécloz et la chaîne mont d’Armenaz, pointe des Arces, pointe des Arlicots, Grand Parra… Derrière Albertville, les portes de la Tarentaise et du massif du Beaufortain avec le mont Mirantin puis le Grand Mont et, en arrière-plan, les hauts sommets blancs de la Vanoise que sont le mont Pourri, la Grande Casse et les glaciers de la Vanoise

À l’Ouest, vue panoramique sur la Combe de Savoie, le Grand Arc, les chaînes de la Lauzière et de Belledonne avec, au loin, les aiguilles d’Arves et le massif des Écrins avec La Meije qui pointant son Doigt. Plus près, la pointe de la Galoppaz, Le Margériaz, mont Colombier et le massif de la Chartreuse (chaîne du mont Granier à la dent de Crolles), Grenoble jusqu’au Vercors avec le Grand Veymont et le mont Aiguille.

Et si vous notiez vos randonnées ?

Forts de nos expériences montagnardes, nous avons réalisé un Carnet Montagne pour la Randonnée pour vous accompagner là-haut et en bas, avant, pendant et après. Qu’on soit amateur de randonnée à la journée à côté de chez soi ou féru de trek à travers le monde, on rencontre le même problème : les souvenirs se confondent, s’estompent et finissent par nous échapper. Coucher sur le papier le récit de sa randonnée, c’est un temps qu’on prend pour soi mais aussi un moyen de protéger ces précieux souvenirs du passage du temps. Imaginez-vous dans quelques années : vous tenez entre les mains ce carnet rempli de vos plus belles randonnées en montagne – toutes celles que vous avez faites ou simplement celles que vous souhaitez conserver. À l’intérieur, des conseils et des listes pour se préparer, des illustrations de faune et de flore pour identifier ainsi que de nombreuses pages pour raconter vos randonnées. ➜ plus d’infos sur notre Carnet de Randonnée





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