Le GRAND ARC par les crêtes et la Dent du Corbeau

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Quand on la regarde depuis la vallée, la chaîne du Grand Arc enthousiasme peu : une ligne homogène au-dessus de prairies d’alpages, elles-mêmes surpassant des flans forestiers. Pourtant, le sentier des crêtes mérite néanmoins la randonnée, avec une vue panoramique des deux versants. Un itinéraire, en boucle jusqu’à la dent du Corbeau et relativement facile, permet de profiter du paysage sur la Savoie.

Sommet : Le Grand Arc (2484 m)
+ Dent du Corbeau (2279 m)
Massif : Lauzière (Savoie)

Départ : Refuge de la Thuile (1780 m)

Difficulté : ★★★☆☆

Dénivelé : ≃ 800 m (montée, cumulé)
(boucle : 1100 m d+ cumulé)
Distance : 4,5 km aller (boucle : 10,5 km)

Durée : 2 à 3h aller (boucle : 5 à 7h)

Intérêt : ♥♥♥

Période : juin à novembre

Carte IGN : Albertville – IGN 3432ET
Topos Randonnées Savoie

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Se rendre au refuge de la Thuile

Depuis Albertville : prendre la direction de Chambéry puis, à Gilly, traverser l’Isère pour rejoindre Grignon puis Notre-Dame-des-Millières. Dans le village, monter les nombreux lacets du Chemin du Crêt à Coutaz-Pellaz vers le Chalet de l’Ébaudiaz mais, au niveau du Planner (1321 m), prendre la piste carrossable à droite pour rejoindre le chemin de garde conduisant au refuge de la Thuile.

Depuis Chambéry, Pontcharra ou la Maurienne : prendre la direction d’Albertville puis traverser Aiton pour rejoindre Bonvillard. Dans le centre du village, monter la route de la Léchère puis, toujours à droite, celle du Champeney. Vers 1136 m, la route devient piste carrossable jusqu’à rejoindre le chemin de garde conduisant au refuge de la Thuile. Se garer sur le parking en terre.


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Depuis le refuge de la Thuile

Au niveau du refuge de la Thuile, deux possibilités (sans grande incidence) : soit par la piste carrossable qu’il faudra quitter 200 mètres plus tard à droite (un piquet le signale) pour contourner la butte, soit plus directement par un discret sentier qui part entre les deux chalets. Dans les deux cas, ils se rejoignent juste au-dessus. Puis, on suit une route d’alpage au milieu d’une vaste prairie vallonnée et fleurie. Quelques mares, dont le lac Vert, puis les lacs de Fontaine claire, jalonnent le parcours de randonnée.

© L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

À cet endroit (1960 m), un piquet en bois indique de prendre le sentier à droite. Celui-ci monte dans les pentes, passant au milieu des rhododendrons, où l’on commence de plus en plus à dominer la combe de Savoie et la chaîne du massif des Bauges. On rejoint ensuite le rocher du Raz Sapey qui fait basculer la vue sur le vallon des Michelettes et le chalet du Marret tout en faisant apparaître le sommet du Grand Arc.

Encore quelques pas sur un sentier ascendant mais facile et on atteint la crête (vers 2256 mètres d’altitude). On découvre alors le panorama versant est, avec, sur la gauche, le Mont Blanc, les reliefs du Sud du massif du Beaufortain ainsi que, au bout de la perspective de la vallée de la Tarentaise, les hautes cimes enneigées du massif de la Vanoise (je les détaillerai lorsqu’on sera au sommet).

 

Les crêtes du Grand Arc

La suite consiste à suivre la ligne de crête vers le Sud, jusqu’au sommet du Grand Arc. Le sentier est globalement terreux avec, au fil des pas, juste quelques passages sur dalles pierreuses. Sans véritables efforts, cet agréable parcours oscille et louvoie sur le relief avec une séduisante vue de part et d’autre d’une perspective sinueuse : la chaîne de la Lauzière à gauche, le massif des Bauges à droite et, en fond, la barre chartrousine dent de Crolles / mont Granier. Ce paysage donne l’impression de déambuler au-dessus du Monde. Plus on se rapproche du sommet, plus la crête s’effile, devient alpine.

 

Près de deux heures après le départ du refuge de la Thuile, on arrive ensuite au pied du sommet du Grand Arc, lequel se présente alors sous la forme d’une pyramide. On peut également observer des parapentes profiter des thermiques le long des flans ensoleillés. Selon votre aisance technique et les conditions de terrain, on peut monter directement tout droit en arpentant la crête ou, a priori, plus facile, par un sentier sur la gauche.

© L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

➜ option n°1 : continuer tout droit en gardant l’arête comme cap. Une sente grimpe sur les rochers, où il faudra crapahuter en posant par moments les mains. Cet itinéraire nécessite toutefois d’être vigilant : en effet, il est potentiellement dangereux car il peut être glissant (notamment par temps humide) et il est exposé aux pentes occidentales.

➜ option n°2 : partir à gauche sur un sentier traversant les pentes orientales (attention là aussi s’il reste des plaques de neige, possiblement encore présentes jusqu’à début juillet). Ce dernier contourne le sommet par l’Est pour enfin revenir sur un dernier passage au milieu d’un petit pierrier. Il est conseillé pour les personnes qui sont le moins à l’aise sur passages escarpés.

Le sommet du Grand Arc

Les deux itinéraires se rejoignent sur un sentier qui conduit au sommet du Grand Arc (2484 mètres). À l’instar du Grand Som, la croix est encerclée d’une table d’orientation en deux hémicycles. Très utile pour situer les montagnes (quand on n’a pas Peakfinder) et/ou pour s’inspirer pour ses prochaines randonnées. Petit bémol tout de même, cela a tendance à faire s’y agglutiner les gens. Mais, si on décentre le regard sur les alentours, la vue à 360° vaut vraiment le coup depuis le sommet du Grand Arc. En effet, par temps clair et sec, on peut voir la plupart des grands sommets de Savoie. Par ailleurs, on voit quelques randonneurs arrivant par l’autre itinéraire du Grand Arc depuis Tioulevé.

À l’Ouest, le massif des Bauges, pleinement visible maintenant, avec la dent d’Arclusaz (2041 m), le mont Pécloz (2197 m), le mont Colombier (2045 m), les pointes d’Arcalod (2210 m), de Chaurionde (2173 m) et de la Sambuy (2198 m), la Belle Étoile (1841 m) et la dent de Cons (2063 m). Puis, la Tournette (2351 m) et la chaîne des Aravis. Au Nord, le chaînon du Grand Arc avec l’alignement dent du Corbeau (2279 m) / Grand Lanche (2111 m). En arrière-plan, le massif du Beaufortain avec le mont Mirantin (2460 m), la pointe de la Grande Journée (2460 m), le Grand Mont (2686 m)… Evidemment, tout au fond, le Mont Blanc, coiffé de ses habituels nuages post-matinaux.

la vue au Nord, d’où l’on vient

À l’Est, au loin, le massif de la Vanoise et ses blanc sommets : de gauche à droite, le mont Pourri (3779 m), le sommet de Bellecôte (3417 m), la Grande Motte (3653 m), la Grande Casse (3855 m), les glaciers de la Vanoise jusqu’à l’aiguille de Péclet (3562 m). Au premier plan, la chaîne de la Lauzière qui se dresse avec, en vis-à-vis, le mont Bellacha (2484 m). Au Sud, la vallée de la Maurienne où coule l’Arc, la chaîne des Hurtières avec la vallée des Huiles puis le Nord de la chaîne de Belledonne. Enfin, tout au fond, la barre rocheuse du massif de la Chartreuse avec le mont Granier (1933 m). Les plus accipitridés apercevront même peut-être le massif du Vercors au loin, à travers la “brume” grenobloise…

Boucle par la Dent du Corbeau

Du sommet du Grand Arc, il est possible de retourner en boucle par le Petit Arc et le chalet des Marrets ou, pour profiter encore des crêtes, par le col de Charvan et la dent du Corbeau. Pour cela, il faut revenir sur ses pas et le plus direct est, si cela est possible, de descendre le long de l’arête Nord. Il n’y a rien de compliqué, il faut juste être un peu vigilant à ses appuis pieds et mains. On retrouve alors le sentier de l’aller que l’on suit jusqu’au sommet de la Thuile. Ici, plutôt que de redescendre à gauche par le même itinéraire que la montée, on poursuit tout droit. Là encore, on savoure la vue pleinement ouverte sur le paysage. D’autant plus que le sentier, légèrement descendant, ne pose aucune difficulté.

 

Puis, passé les lacs Clair et de Charvan en contrebas à droite, la crête va s’effiler quelque peu pour être un peu sensationnelle (sans non plus être l’arête de la dent de Cons !). Un petit passage très légèrement plus pentu pourra possiblement donner quelques émotions aux plus sensibles mais cela reste bel et bien un sentier de randonnée tout à fait accessible et praticable. On atteint ensuite le col de Charvan (2162 m).

De là, une dernière montagne nous tend les bras et il serait bien regrettable de ne pas faire l’appendice vers la cime. N’est-ce pas le propre de l’être humain que d’être irrésistiblement attiré par le sommet qu’il observe ? Il faut alors réaliser les 100 derniers mètres dénivelé+ sur un sentier sur crête. Cette dernière montée met les mollets une ultime fois à contribution pour cette randonnée, et on le sent !

À peine un quart d’heure plus tard, on atteint le point culminant de la dent du Corbeau (2279 m) dont la croix “sommitale” a été érigée sur un rocher en contrebas. Intrinsèquement, ce sommet n’a rien d’exceptionnel, d’autant plus s’il y a des nuages… (d’ailleurs, c’est ici que, à force de s’accumuler au fil de la journée, il a fini par pleuvoir des gouttes et j’ai été bien content d’avoir, en faisant mon sac à dos, prévu une veste imperméable). Néanmoins, il pourra permettre de voir la suite de la chaîne avec la Grande Lanche (2111 m) et le creux de la vallée de la Tarentaise.

Enfin, pour retourner au parking de départ, on revient au col de Charvan pour descendre sur la droite dans le vallon. Un doux sentier serpente sur le relief vallonné de la prairie alpine. On profite alors une dernière fois de la vue sur les Bauges, la combe de Savoie et la Chartreuse en fond. 2h30 après le sommet du Grand Arc, on arrive au refuge de la Thuile.

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Forts de nos expériences montagnardes, nous avons réalisé un Carnet Montagne pour la Randonnée pour vous accompagner là-haut et en bas, avant, pendant et après. Qu’on soit amateur de randonnée à la journée à côté de chez soi ou féru de trek à travers le monde, on rencontre le même problème : les souvenirs se confondent, s’estompent et finissent par nous échapper. Coucher sur le papier le récit de sa randonnée, c’est un temps qu’on prend pour soi mais aussi un moyen de protéger ces précieux souvenirs du passage du temps. Imaginez-vous dans quelques années : vous tenez entre les mains ce carnet rempli de vos plus belles randonnées en montagne – toutes celles que vous avez faites ou simplement celles que vous souhaitez conserver. À l’intérieur, des conseils et des listes pour se préparer, des illustrations de faune et de flore pour identifier ainsi que de nombreuses pages pour raconter vos randonnées. ➜ plus d’infos sur notre Carnet de Randonnée

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