La ROCHE PARSTIRE en hiver

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La Roche Parstire en ski de randonnée (ou en raquettes, par le même itinéraire qu’indiqué ici), c’est un peu la sortie cadeau : celle qui coûte pas cher et qui offre une vue sensationnelle ! Une montée douce, des pentes peu exposées et une descente au choix selon le niveau, tous les ingrédients sont là pour en faire une très jolie course d’initiation, ou même de début de saison pour se mettre en jambes. Je connaissais déjà la version rando estivale mais là, avec la neige, c’est encore plus beau !

Sommet : Roche Parstire (2109 m)
Massif : Beaufortain (Savoie)

Départ : Boudin (1300 m)

Carte IGN : Beaufortain 3532 OT
Topos neige Beaufortain

Difficulté : ★★☆☆☆ (2.1 / 30-35° max / E1)
★★★☆☆ en raquettes

Dénivelé : 800 m
Distance : 4 à 6,5 km (montée)

Durée : montée 2 à 3h

Intérêt : ♥♥♥
Lac de Montagne

Période : décembre à mars ❄️
enneigement / risque avalanche

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➜ Se rendre à Boudin

Par Albertville (compter 3/4h) : rentrer dans le Massif du Beaufortain via la D925 en remontant les gorges du Doron. Dans le cœur de Beaufort (je parle du village, pas de la meule !), prendre à droite pour rejoindre Arêches. Traverser le village puis, après deux épingles montantes, prendre à main gauche les lacets en direction du Col du Pré (normalement). A mi-hauteur, en arrivant dans le hameau de Boudin, se trouve un petit parking dans une épingle (3 garages isolés et des containers de tri). Si la route le permet et que vous n’arrivez pas trop tard, vous pouvez encore monter quelques mètres pour vous garer dans le virage suivant, sur les bas-côtés.


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Montée au Col du Pré

Les plus excités commenceront à tailler directement dans les pentes à travers champs, les plus doux suivront plus simplement la route (encore enneigée selon le moment de la saison ?). Pour notre part, on avait porté les skis quelques centaines de mètres jusqu’au niveau d’un (nouveau) gros chalet, là où la route cesse d’être dégagée. Juste après, à 1835 mètres d’altitude, un premier point de décision peut se faire quant au choix de l’itinéraire : monter par la route du Col du Pré ou dans le creux du vallon, plus direct et donc plus raide (tracé rouge sur la carte ci-dessus). Pour notre part, on a opté pour la douceur du premier, se gardant l’inclinaison du second pour la descente. En plus d’économiser l’effort (parfait donc pour une sortie d’initiation de ski de randonnée), la vue est plus ouverte sur le paysage et cela permet aussi de varier le parcours aller/retour. De plus, un panneau indique de ne pas prendre par là en cas de fort risque d’avalanche (car exposé à des passages à 30-40°). À cette première bifurcation, on poursuit à gauche donc, dans l’épingle de la route plutôt que partir tout droit dans les arbres de la Piste des Colombières.

Le faux-plat nous permet de profiter pleinement du panorama sur Arêches et ses pistes de ski, le Crêt du Rey, le Grand Mont, le Pic de la Grand Journée, la Légette du Mirantin… mais également la barre de la Roche Parstire. Poursuivre ensuite logiquement la route forestière, plus large que les chemins à ne pas prendre (vers les Mourets, les Mais et les Chaux).

À la sortie des arbres, on débouche au-dessus du vallon où l’on voit nos prédécesseurs en contrebas, finalement montés moins vite que nous par cet itinéraire-ci. En moins d’1h30 depuis notre départ de Boudin, à un rythme cool, on atteint le Col du Pré (1703 m). 403 mètres de dénivelé (+ 1 de neige), on est très précisément ici à l’exacte moitié du parcours ! Recouvert de neige et sans la foultitude de voitures et badauds, il apparait alors bien différent d’un dimanche estival !

le Col du Pré sous la neige

Vue sur le Lac de Roselend

On part alors plein Sud dans les sous-bois et en suivant une tangente à droite de la route : il s’agit de l’itinéraire de randonnée pédestre, plus évident sans la neige. On évolue alors dans une toute autre ambiance : les premières centaines de mètres sont un peu rock n’ roll sur un tracé en roulis serré entre les arbres. Après un panneau indiquant Les Chavonnes (1796 m), la forêt devient de plus en plus clairsemée jusqu’à ce qu’on arrive dans les alpages de la Roche Parstire. Toutefois, pour être plus confort, on peut éviter cela en allant deux virages plus loin sur la route du Col du Pré pour prendre une tangente vers 1725 m et monter au Sud pour récupérer à 1800 m (tracé rouge sur la carte au-dessus).

Alors, commence la dilatation de la pupille et autre jouissance oculaire à la vue du Lac de Roselend et du paysage blanc et bleu du Beaufortain (on reparle de chaque sommet un peu plus haut si vous voulez bien). Normalement.. le majestueux Mont Blanc apparait déjà en toile de fond. Mais ça, c’est la carte postale rêvée car, en réalité, ce jour-là… ça s’est pas exactement passé comme espéré. Mais, pour citer un grand penseur autrichien, « I’ll be back » !

le Lac de Roselend apparait

La suite consiste à remonter l’épaule Nord de la Roche Parstire en continuant la ligne de crête jusqu’au sommet. Pour cela, on alterne entre courts talus et petits replats avec vue terrasse sur le lac et les montagnes. Il n’y a qu’à choisir son belvédère pour faire une pause contemplative. Vers 1900 mètres, on arrive au pied de la dernière partie, raideur la plus importante du parcours (50 mètres de dénivelé, 30-35° max).

Si elle peut se la faire « dré » comme en été, on peut également la contourner en tirant un peu plus sur la gauche, en remontant le versant Est en zigzag par les Grands Plans. Que ce soit en ski de randonnée ou en raquettes, cela rend l’effort beaucoup plus digeste. À chaque lacet, on profite de la vue de plus en plus dominante sur le Lac de Roselend. C’est tout bonnement splendide !!

© L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Le sommet de la Roche Parstire

Arrivé à l’antécime, on longe la crête pour rejoindre les 2109 mètres du sommet de la Roche Parstire, 2h30 après le départ. On peut profiter d’un panorama à 360°. Versant Ouest, la vue plonge à pic sur la vallée d’Arêches, sans pour autant voir le Lac Saint-Guérin. En arrière-plan, le Grand Mont, la Pointe du Dard et la chaine du Pic de la Grande Journée au Mont Mirantin. Plus à droite, au Nord, la station des Saisies et, au fond, La Tournette ainsi qu’une vue intégrale sur la Chaine des Aravis, du Mont Charvin à la Pointe Percée.

Côté Est, on retrouve la vue qu’on a depuis le début mais avec un panorama cette fois-ci complètement dégagée sur l’ensemble du Lac de Roselend et ses environs. De gauche à droite, la Montagne d’Outray et les Rochers des Enclaves, les Aiguilles de la Pennaz, le Roc du Vent et sa splendide via ferrata, les Crêtes des Gittes, l’Aiguille du Grand Fond (pointe culminante du Massif du Beaufortain, 2889 m), l’iconique Pierra Menta se dressant au-dessus du Lac d’Amour. Normalement, par temps dégagé, le Mont Blanc se dresse en arrière-plan (vous ne me croyez pas ? regardez mon topo rando été 😉). À droite, les Grandes Aiguilles, la Pointe des Ouillons et la Pointe de Léchaud dans l’axe du Cormet de Roselend. Pour connaitre le nom de chacun des sommets alentours, je vous conseille l’application Peakfinder.

 

La descente

Si une variante permet de redescendre par l’Ouest via le couloir de la croix (4.1, pour les audacieux), retourner au Col du Pré dans les pentes orientales de la Roche Parstire est la solution la plus aisée. A partir de là, on peut composer comme on veut dans la large prairie enneigée mais en gardant bien le cap au Nord malgré tout (quelques passages à 30-35° à aller chercher). Dans le cas, skier face au Lac de Roselend et au Mont Blanc est un bonheur délicieux que je souhaite à chacun (en même temps, si vous lisez ces lignes, c’est que vous êtes déjà en bonne voie !). Prenant le soleil depuis ce matin, le manteau blanc est tendre à souhait. L’après-midi, on peut considérer qu’elle aura trop chauffé. Sur le bas des pentes, il est préférable de viser un peu plus à l’Est du Col du Pré (vers 1725 m) afin d’éviter de repasser à travers les bois en les contournant par la droite (tracé bleu sur la carte au-dessus).

© L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

De retour au col, on découvre qu’il est largement prisé des randonneurs, montés en raquettes et faisant une pause avant de poursuivre côté Lac de Roselend. Ensuite, à partir du chalet des Tours, on prend la pente au creux du vallon pour un dernier plaisir de glisse (ceux qui ne le sentent pas pourront tranquillement redescendre par la route forestière de la montée : 1.2). Au niveau des Chaux, les pentes se présentent un peu plus raides (30-35°). On rejoint enfin la Route des Colombières, première bifurcation laissée ce matin, avant de retourner à notre point de départ.

Retrouvez tous nos conseils montagne et topos dans le Beaufortain dans notre rubrique Trace Les Cimes△△

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