COPENHAGUE, la danoise pleine de charmes

Nyhavn Copenhague Danemark - canal, bateaux et façades colorées © L'Oeil d'Édouard

Appréciant particulièrement l’ambiance sereine des pays nordiques, ça faisait longtemps que je voulais découvrir le Danemark. Du coup, c’est devenu l’objectif d’un road trip en Europe du Nord où j’ai visité Copenhague en 3 jours : je n’ai pas été déçu, bien au contraire ! Voici, du Nord au Sud, l’itinéraire qui a quasiment été le mien, de la Petite Sirène au quartier alternatif Christiania, en passant par les mythiques Jardins de Tivoli (pour les adeptes des classements, j’ai hiérarchisé mes préférences à la fin de l’article 😉 ). Retrouvez également l’intégralité de mes photos de Copenhague dans l’album dédié.

KASTELLET

C’est par ici qu’on a commencé à découvrir la capitale danoise parce qu’on y avait établi le campement du road trip (espace vert et toilettes à proximité). Ce n’est qu’ensuite qu’on a réellement su où on était. L’entrée du coin est marquée par l’Église anglicane Saint-Alban et la fontaine Gefionspringvandet représentant la déesse Gefjon sur un char tiré des taureaux. Le site est envahi de touristes à selfies (principalement chinois… mais aussi russes) tout droit descendus de leur car garé à 10 mètres en file indienne…

 

Juste à côté, occupant la grande majorité du parc, le kastellet, une caserne militaire dissimulée et protégée derrière une douve et une butte de terre en forme d’étoile (ou de tortue plutôt). Le site est accessible la journée mais ne comporte pas non plus un intérêt exceptionnel sinon pour y prendre l’apéro avec le ciel qui change de couleur. Le parc Churchill est également un des lieux où les joggers font leur footing et la promenade est équipée de barbecue pour le pique-nique.

© L’Oeil d’Édouard

Photos de la statue de la Petite Sirène à Copenhague, DanemarkEn poussant quelques 500 mètres plus haut, un bidule concentrait quelques personnes. En m’approchant, il s’est avéré qu’il s’agissait de… la fameuse Petite Sirène de Copenhague (en hommage à son auteur Hans Christian Andersen). Pour le coup, ça m’a sincèrement fait le même effet que pour le Manneken Pis de Bruxelles : « Ah ! C’est juste ça en fait ? Bon… » Ce n’est pas tant les dimensions (échelle 1) que sa non-valorisation par son emplacement (à côté d’un quai en béton, avec les usines en fond…). En revanche, j’y suis retourné en pleine journée, c’est absolument noir de monde !! Il faut alors être particulièrement sage et patient (ou carrément jouer des coudes !) pour prendre une photo sans Thérèse posant devant.

© L’Oeil d’Édouard

La place AMALIENBORG

En se dirigeant vers le centre historique, on arrive une place octogonale encadrée de 4 bâtiments néo-classiques (résidence d’hiver de la famille royale) avec une statue équestre de Frédéric V. Une garde royale, à l’instar de celle de Buckingham Palace (mais composée de néopubères dirait-on plutôt ici) assure le folklore et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont le sens du spectacle les bougres ! Alors qu’un soir on traversait la place désertée, le mec lance un grand cri en tapant des talonnettes, gratuitement là comme ça juste devant nous. C’en était même à se demander s’il n’attendait pas une pièce ou une cacahuète en échange de faire le beau… Un matin, on est même tombés sur la relève scénographiée. Ils finissent leur tour par la route derrière la place, escortés d’un policier pour les protéger (alors que c’est censé être des soldats, avec quand-même un gros fusil entre les bras…) et… ils s’arrêtent même au feu rouge piéton ! De la tradition au kitsch, il n’y a qu’un pas vers le Military DisneyLand…

 

La place Amalienborg offre une vue sur le nouvel Opéra (où plutôt c’est l’architecte de ce dernier qui le lui a offert) et de l’autre côté, en face du cavalier qui surgit de la nuit scandinave, l’église Frederiks kirke (ou Marmorkirken, « église en marbre ») et son dôme majestueux. À l’intérieur, l’architecture est circulaire et surprenamment assez exigue par rapport à sa présence extérieure. La voûte peinte est remarquable. C’est la seule église qu’on a pu visiter à Copenhague. L’entrée est gratuite (mais l’accès au dôme est régulé et payant, 35 Kr).

 

Le parc KONGENS HAVE

Avant de poursuivre droit dans le centre-ville, vous pouvez tirer un peu à l’Ouest pour aller vous promener dans Kongens Have (en fait, on a fait la visite en revenant vers le kastellet mais dans la logique de l’article, je vous le cale maintenant). Il s’agit d’un grand parc du XVIIe, très vert, où les copenhaguois se baladent, courent, jouent, pique-niquent… On y trouve le château Rosenborg Slot, ancienne résidence d’été du Roi Christian IV.

© L’Oeil d’Édouard

Juste derrière, le Musée d’Histoire Naturelle, le Jardin Botanique, le Musée National d’Art et le jardin Østre Anlæg avec une mare à nénuphars qui a trouvé son charme dans le coucher de soleil qui s’est invité en toile de fond.

© L’Oeil d’Édouard

Pas loin de Kongens Have, on trouve le quartier étudiant avec de nombreux bars et Rundetårn, la tour panoramique de l’église de la Trinité. En poussant dans la rue piétonne on arrive sur l’agréable place Kultorvet, puis la station Nørreport et les halles Torvehallerne avec les étals de marché.

NYHAVN

Voilà, là on rentre dans le vif du sujet, un des coins les plus remarquables à voir à Copenhague. Vous cherchiez l’endroit carte postale ? C’est ici ! Le quartier se résume grosso modo au canal qui fait office de port historique et les bâtiments aux façades colorées (comme à Reykjavík ou à Burano). On respire l’ambiance des villes maritimes scandinaves avec les vieux bateaux en bois et les tavernes sur les quais pavés… J’imagine le charme en hiver, avec la neige.

Avec les terrasses des restaurants et des bars (et un très bon glacier où il faut faire la queue), c’est autant animé en journée qu’en soirée (concerts). Toutefois, la population (minimum quadragénaire) est plus locale le soir mais aussi plus friquée qu’ailleurs.

© L’Oeil d’Édouard

 

Côté rivière, le théâtre Skuespilhuset et son belvédère sur Papirøen et le quartier bohème Christianhavn relié par le pont inderhavnsbroen avec ses vitres colorés. Au bout de Nyhavn côté Ouest, la place Kongens Nytorv mais, comme de nombreux endroits à Copenhague, elle était tout en travaux…

INDRE BY et STRØGET

En poursuivant on arrive dans Indre By, le centre historique de Copenhague, avec Strøget, une plus grandes rues commerçantes piétonnes d’Europe. On y retrouve toutes les grandes enseignes internationales, des étals ambulants et bien sûr… un magasin Lego ! La rue passe à côté des églises Helligåndskirken et Nikolaj qui est maintenant un centre d’art contemporain (entrée 50 Kr).

 

La place Amagertorv est sans conteste l’un des plus beaux endroits de Copenhague avec son sol au graphisme remarquable, ses bâtiments traditionnels (Hansens hus, Højbrohus…) et la fontaine Storkespringvandet. Au croisement de Strøget et de Købmagergade qui amène sur les bars étudiants, c’est une place centrale dans la vie de la ville et elle est donc très animée avec des spectacles d’arts de rue et les terrasses de Højbro Plads, en direction de Slotsholmen (plus bas), notamment lors du festival de jazz.

© L’Oeil d’Édouard

Plus loin, la place Nytorv qui ne m’a pas laissé un souvenir mémorable sinon le fait d’y être retourné le soir pour regarder sur grand écran la triste finale de l’Euro 2016 perdue par la France (plus de précision sur l’évènement dans le récit du road trip). En journée, plusieurs activités footballistiques y avaient été organisés par un sponsor gazeux.

 

Au bout de Strøget, la grande place Rådhuspladsen (elle aussi en travaux en cet été 2016). Elle est marquée principalement par l’imposante présence (105 m de haut) de, comme son nom l’indique (si vous parlez danois), l’Hôtel de Ville de Copenhague. De part et d’autre, le Scandic Palace dont le beffroi veut rivaliser avec la maison H.C. Andersen Slottet.

Les JARDINS DE TIVOLI

Parmi les curiosités copenhaguoises, il y a les Jardins de Tivoli, un des plus vieux parc d’attractions au monde, encore dans son jus du milieu du XIXe siècle, situé en plein cœur de la ville (les tours infernales et montagnes russes cohabitent avec les flèches gothiques des églises dans le paysage urbain). L’entrée coute 110 Kr mais, et ça je l’ai compris lorsqu’on s’est fait refouler de la première attraction, c’est le tarif juste pour entrer dans le parc. Pour faire les activités à l’intérieur, il faut rajouter 220 Kr en fait ! J’ai donc eu le choix entre retourner à la caisse pour repayer, acheter au détail chaque attraction par carte bleue dans la file d’attente ou juste visiter les Jardins de Tivoli… ce que j’ai fait.

 

La seule découverte du parc vaut le coup avec un univers exotique (quartier chinois, palais orientaux…) agrémenté de quelques paons et autres bêtes à plumes. On est plus proche d’un esprit enfantin de kermesse, plus charmant et plus authentique que les grands artificiels en plastique à grandes oreilles. Si vous comptez faire les attractions, une demi-journée me semble suffisante (les files d’attente vont assez vite). Le parc est également ouvert le soir (jusqu’à 23h ou minuit) et l’illumination des jardins est splendide (enfin… d’après les photos parce que je ne l’ai fait qu’en journée moi).

Retrouvez toutes mes photos des Jardins de Tivoli dans l’album de Copenhague

Autour du parc, on trouve le très renseignant Office de Tourisme, LE bureau de change monétaire (cf : mon guide pratique pour visiter Copenhague), les Axel Towers, un futur centre commercial à l’architecture remarquable, la gare et la NY Carslberg Glyptotek (musée de la collection privée de la famille de brasseurs de bière).

SLOTSHOLMEN

Cette petite île entourée d’un canal réunit un bon nombre de bâtiments remarquables de Copenhague comme le monumental Christiansborg Slot (ancien château royal, il héberge aujourd’hui le Parlement danois, le Ministère, la Cour Suprême) et le somptueux Børsen (la Bourse). Son architecture est assez insolite avec sa flèche de 56 m faite de dragons dont les queues s’enroulent en spirale et qui vient casser le rythme des fenêtres alignées dans un contraste pierre rouge / cuivre vert. Il y a également les musées ThorvaldsenTøjhusmuseet, Lapidarium of Kings

 

L’autre attraction de Slotsholmen est la Bibliothèque royale et surtout sa nouvelle extension contemporaine Den Sorte Diamant, fêlé en quatre. Sa surface en granit noir se nuance selon la lumière et reflète le ciel et la rivière adjacente. On fait forcément le rapprochement avec le Musée Guggenheim de Bilbao, d’autant plus que le « Diamant Noir » dispose d’un grand atrium en verre. À l’intérieur (entrée gratuite), l’espace sur huit étages est vertigineux surtout quand on se retrouve sur les passerelles supérieures. Les lignes s’opposent avec des cercles et droites qui se coupent et ondulations comme les vagues de la rivière Syhavnen. Une passerelle en verre (avec une peinture au plafond de Per Kirkeby) mène à la bibliothèque royale historique.

CHRISTIANSHAVN

Le quartier de Christiania était annoncé comme un incontournable à voir à Copenhague et c’est vrai que le Papirøen était une vraie curiosité vu d’en face. Ancien site militaire, il avait été désaffecté puis ironiquement réinvesti par la mouvance hippie des années 60-70 pour en faire LE lieu de la culture alternative underground. À découvrir donc. Sauf que, au hasard des rencontres un mec m’avait dit que Christiania était maintenant devenu un quartier dangereux, où régnaient gangs et autres trafiquants. il m’avait mis en garde avec mon reflex en me disant que les photos étaient très mal venues et que si on me voyait, « dans le meilleur des cas, ils m’arracheraient juste mon appareil pour le détruire ». De quoi faire ravaler sa lessive donc et du coup, on y est allés avec quelques appréhensions…

 

On a commencé la visite par le bas en traversant le pont Langebro (où se trouve un spot pour se baigner). Oui, parce Christianshavn est sur une petite île traversée par les canaux qui rappellent Bruges ou Amsterdam. Et au fil de la balade urbaine, contrairement à notre conseilleur qui ne sont pas les payeurs, on a  plutôt été confrontés à un quartier nouveau, habité par une population de classe moyenne voire supérieure… Quelques maisons typiques demeurent et à, effectivement, un vieux couple de soixante-huitards m’a fixé de manière insistante quand je prenais les façades colorées. La touristification de leur territoire n’est sans doute pas très appréciée… Quelques junkies déambulent également dans les rues mais globalement le quartier alternatif est en fin de compte un peu plus loin au Sud-Est de l’île. L’entrée du « village » est marquée d’un panneau en bois avec Christiana inscrit. Les habitations sont des cabanes, des hangars réaffectés… dans un cadre très végétalisé. Les murs sont recouverts de couleurs et/ou de fresques street art (et de signes « interdiction de prendre des photos »  auxquels on a eu… volontiers envie d’obéir !! Désolé pour l’absence de photos donc… sinon, ça ressemble à ça).

 

En remontant, on passe devant l’Église de Notre-Sauveur (Vor Frelsers Kirke) dont la flèche semble tout spiralement sortir d’un roman de Jules Verne et qui offre pour 50Kr une vue panoramique sur Copenhague à 90 m de hauteur. Ensuite, l’architecture alterne entre anciens bastions réhabilités et nouveaux bâtiments reprenant l’architecture vernaculaire. Cela m’a fait penser au quartier Confluence de Lyon et, 2 jours plus tard, à Västra Hamnen à Malmö.

 

Au Nord, symbole de la réhabilitation de Christiania, Papirøen. Il s’agit d’un ancien entrepôt maintenant converti en « temple du Street Food » . Situé sur un ilot, on y accède par une passerelle-levis et le quai offre une vue directe sur la rivière Syhavnen, le quartier de Nyhavn et le théâtre Skuespilhuset. Pour en savoir plus sur ce lieux incontournable de la vie copenhaguoise, rendez-vous sur notre guide pratique avec nos bonnes adresses pour boire et manger à Copenhague. Juste un peu plus haut, le nouvel Opéra, identifiable avec son grand toit chapeau.

PETITS BONUS VUS À COPENHAGUE (cliquer)

☞ À la recherche de la plage de sable de Copenhague, j’ai également découvert le quartier nouveau Sluseholmen avec ses canaux, sa plateforme de baignade et son grand bâtiment emblématique au bout de la digue.

 

☞ En allant à Malmö pour la journée, mon œil gauche a été attiré par la vision fulgurante d’une fresque dont le style m’a parlé… Frein à main à 130 dans les rues de Copenhague façon Starsky & Hutch pour vérifier mon intuition pourtant invraisemblable. Ben si, c’était bien ça, une grande fresque de Roa, similaire à celles que j’avais déjà vues à Malaga, Doel et Bruxelles !! Ce street artiste belge réalise de monumentales peintures murales, très graphiques et en noir et blanc, composées d’animaux.

Au final, j’ai très clairement adoré Copenhague, la sérénité ambiante qui s’en dégage (pas de brouhaha urbain, les gens sont détendus…), les paysages et l’architecture locale (traditionnels et contemporains) et le style de vie sur place (culture, déco, vélo, bars…). Concernant les incontournables à voir à Copenhague en 1 ou 2 jours, je vous conseillerais en résumé le podium Nyhavn, Amagertorv, Slotsholmen (pour l’architecture de leurs bâtiments) puis Kastellet & Amalienborg, les Jardins de Tivoli et Christianshavn (pour leurs curiosités respectives). De plus, on peut coupler la visite de Copenhague avec celle de Malmö qui se trouve juste en face de l’autre côté du pont (1h de route environ). Pour ce qui est des plages (et oui !) et de mes conseils sur les bonnes adresses, je vous renvoie à mon guide pratique avec le plan de Copenhague et dans l’album pour toutes les (autres) photos de mon séjour.

📷 L’Oeil d’Édouard ©

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