MALAGA en 3 jours, nos impressions

Vue sur Malaga illuminée au crépuscule depuis les remparts du Castillo de Gibralfaro

Malaga est réputée pour être une ville balnéaire sur la côte andalouse mais Tristan et moi avons préféré la douceur automnale au caniar du mois d’août ! Nous avons visité Malaga en 3 jours et on vous livre nos impressions croisées, nos coups de cœur, nos bons plans et nos bonnes adresses. 🙂

Le CENTRE de MALAGA

Tristan : « Jamais je n’aurais imaginé que le centre historique de Malaga puisse être aussi beau. Avant de venir, j’avais plutôt une image de la ville comme étant pétée de barre d’immeubles, sans saveur ni caractère. Que j’aime me tromper ! Je me suis baladé pendant plusieurs jours, avec Édouard mais aussi seul, dans les ruelles de la ville. L’ambiance andalouse est forte et visible : les petites rues sont bordées de bâtiments dont les balcons si typiques d’Andalousie se touchent presque les uns les autres, les pavés et les couleurs vont plongent en plein romantisme arabo-hispanique. Une douceur et une langueur vous étreignent à chaque balade. Je vous recommande de commencer votre visite par le théâtre romain, aux pieds de l’Alcazaba et de vous rendre ensuite à la Plaza de la Merced où Picasso vous accueillera sur son banc.

 

Les ruelles, presque toutes piétonnes, vous mèneront ensuite au Sud en direction de la Plaza de la Constitucion. Cette superbe place, à admirer et photographier, marque le point central de la vie citadine avec au Sud la grande avenue commerçante. Quelques joueurs de musique de rue y viennent présenter leur oeuvres. Et au Nord le début des ruelles animées avec bars et restaurants.

 

Un autre coin que j’ai aimé se situe près de l’Eglise San Juan. On entre ici dans un coin beaucoup moins touristique, plus résidentiel et typique, avec de nombreuses petites boutiques : la vraie vie malaguienne ! Perso, j’ai testé un petit restaurant bio très sympa (dont je vous parle dans nos bonnes adresses). En bref, le centre historique de Malaga m’a agréablement surpris et laissé un belle impression romantique et douce, teintée d’ambiance arabe et andalouse. »

© L’Oeil d’Édouard

Édouard : « J’ai commencé ma visite de Malaga depuis la gare et la première chose qui m’a enthousiasmé est le quartier du Centre d’Art Contemporain. C’est pas tant qu’il soit particulièrement « joli » mais les street artistes ont investi les murs des bords du Rio Guadalmedina. D’autres façades ont aussi été repeintes (deux peintures murales de Shepard Fairey, une par Roa ; calle Tomas Heredia, calle Casas de Campo, calle Vendeja…) ce qui égaie le quartier. On le sait très bien, quand on leur laisse le droit et le temps, on obtient des choses de qualité. Encadrer plutôt plutôt qu’interdire… (enfin, c’est un plus vaste débat…).

 

Édouard : « Juste après, en longeant le port, la roue… je suis, un peu par hasard, arrivé sur le Paseo Espana. Je voulais aller au  Centre Pompidou et au niveau de la Plaza de la Marina, j’avais le choix entre remonter une avenue et m’enfoncer sous les palmiers. Ç’a été vite vu ! Alors que j’étais captivé par la perspective du chemin, je me suis rendu compte que ça caquetait grave ! Si on ne fait pas attention, on peut carrément passer à côté mais si on lève la tête, on s’aperçoit que les palmiers ont été envahis de superbes perruches vertes (et quelques pigeons aussi) qui y ont fait leur nid. En poussant plus loin, on s’aperçoit que le parc est en fait un jardin botanique en pleine ville (le bruit des deux avenues qui la bordent le rappellent bien…). Il y a également quelques fontaines dont une avec un indien… ( 🙁 ? sans doute parce qu’il est dans la ville…). À savoir que le vrai jardin botanique de Malaga est le Jardin de la Concepcion mais on n’y est pas allés.

 

Autre chose qui m’a marqué lors de notre visite de Malaga, ce sont les… balcons. On retrouve les espèces de verrières « type San Francisco » que j’avais déjà vues à Bilbao, mais là il y a également tout un tas de balcons « type… carcéral » ! Les rues du centre historique sont déjà étroites (voire très très étroites pour certaines !) mais en plus, les balcons sont barricadés derrière une véritable cage de métal (rappelant le « Cube » et les « Cellules«  de Mona Hatoum). Question : quel est alors l’intérêt d’avoir un balcon ?!?

ALCAZABA et EL CASTILLO de GIBRALFARO

L’Alcazaba et le château font partie des pièces maîtresses de cette oeuvre andalouse qu’est Malaga. Fondée au XIe siècle par la Taifa des Hammudites, l’Alcazaba fut la résidence des gouverneurs musulmans. Son nom vient de l’arabe « al-Qasbah » qui signifie « citadelle ». Le château, quant à lui, a été construit au XIVème siècle par Yusif 1er de Grenade, sur l’ancien site d’un phare phénicien. D’où son nom Gibralfaro qui vient de « jbel-faro », signifiant « la montagne de la lumière ». Ces deux édifices donnent l’impression de ne faire qu’un quand on les admire de la ville basse près du port.

© L’Oeil d’Édouard

Tristan : « Pour une première visite de l’Andalousie, je n’ai pas été déçu : j’ai vraiment adoré Malaga, l’Alcazaba et le château. Dès l’entrée à l’Alcazaba j’ai eu l’impression poignante de me retrouver dans les contes des Milles et une nuits, un truc de fou.

 

L’architecture est vraiment splendide. Elle possède un côté sensuel et mystérieux, chaud et doux, qui m’a littéralement emmené aux temps des Omeyyades. J’en garde un merveilleux souvenir emprunt de douce langueur et de poésie. Lorsque l’on traverses ces portes, ces jardins fleuris où l’eau coule délicatement, ces allées bordées de pins, on comprend mieux l’expression : « les douceurs de l’Orient ». L’Alcazaba est vraiment comme un bijou posé là sur la colline, dont la beauté caresse les abords de la vieille cité andalouse. C’était pour moi une visite prenante que je ne peux que vivement vous recommander.

Ensuite, sur la même colline, on peut aller admirer le château Gibralfaro de Malaga dont les murailles surplombent puissamment le port et son « MuelleUno » d’un côté et les petits quartiers anciens de l’autre côté. Vous devrez sortir de la citadelle pour monter au château. La montée sur les flancs de la colline de Malaga est vraiment splendide, comme dans un jardin mais en pente quoi : on peut y avoir une vue sur le quartier portuaires et les arènes (j’aime pas la tauromachie mais l’édifice depuis le haut est vraiment très beau).

 

Une fois montés, on entre dans une autre époque de l’Histoire de Malaga, trois siècles après celle de l’Alcazaba. Pour avoir visité le Castillo de Gibralfaro à la tombée de la nuit, j’ai eu le vif sentiment d’être privilégié. Une douce quiétude, seul au monde, regardant la vie en contrebas s’animer, un peu hors du temps. La vue de jour est superbe et la vue de nuit est terriblement romantique !

 

Pour mieux comprendre l’Histoire du château, un bâtiment à l’entrée vous présente une collection militaire. Perso je l’ai vite passé, il ne fallait absolument pas que je rate le coucher de soleil sur Malaga !

 

Lorsque la nuit tombe sur Malaga, on peut jouir d’une vue imprenable sur la ville, toute de lumières vêtue 🙂

© L’Oeil d’Édouard

 

La CATHÉDRALE DE L’INCARNATION

Édouard : « On ne peut pas la rater, elle pointe au-dessus des toits de Malaga. De l’extérieur, la Catedral de la Encarnación, apparait déjà majestueuse. avec une son architecture renaissante baroque comme les aime Tristan 😉 Elle a été construite entre 1528 et 1782 sur les ruines de la Mosquée Aljama lors de la reprise de la ville par les catholiques (après huit siècles de présence musulmane). Le toit a une allure inouïe (visible depuis Alcazaba et le Castillo) et une seule des ses deux tours frontales a été construite (comme celle d’Anvers) ce qui lui vaut le surnom de « La Manquita » (la manchotte). 🙂

 

Mais sans faire de mièvrerie, sa véritable beauté, que dis-je, sa splendeur est à l’intérieur ! Ce formidable article n’étant encore écrit, je n’avais aucune idée de ce à quoi ressembler cette cathédrale. Et quand on rentre… BLAAA dans tes yeux !! L’accès latéral (provisoire ?) nous amène directement au pied de monumentales colonnes, lesquelles dirigent le regard vers le plafond, à 48m de hauteur et richement ornementé : somptueux !! Je suis resté scotché ! À droite, la Salle de Cœur toute en bois (mélèze, cèdre, merisier) avec les deux orgues de part et d’autre. Le Chœur de la Cathédrale est formé par une série de colonnes avec une sculpture de la Vierge en son sein. Autour le déambulatoire avec des chapelles décorées de retables sculptés et de peintures. Bref, j’ai beaucoup aimé et, même si vous n’êtes pas branché « églises etc » , je vous conseille quand-même très vivement la visite ! »

© L’Oeil d’Édouard

autres églises visitées

Iglesia de Santiago Apóstol

 

Parroquia Nuestra Señora del Carmen

MUELLEUNO et les PLAGES

Édouard : « Malaga est une ville portuaire et le panorama urbain est composé de grues, supertankers, ferrys… en arrière-plan. Une partie a été réaménagée pour être un peu moins… lugubre, le MuelleUno. En fin de compte, cette zone respire ouvertement le piège à touristes balnéaires, regroupant un marché pas du tout typique, plein de magasins et des restaurants de TOUTES les cuisines du monde (il y a même un qui ose le combo indien/mexicain !). On a bien aimé le cube multicolore de Daniel BUREN (cf : musées), les lampions méduses à la nuit tombée et la Capilla, vieille bâtisse improbable rescapée au milieu de cette zone commerciale moderne. (dans les toilettes publiques, vous trouverez des fauteuils massants et une machine pour calculer votre indice poids / taille !!)

 

Au bout, le phare et le début de la digue la digue avec vue sur les ferrys d’un côté et la plage de l’autre. Vous l’aurez senti, c’est pas la partie qu’on a le plus appréciée… En ce mois de d’octobre, plus grand monde sur les plages mais vu l’entendue, on imagine bien à quoi ça peut ressembler au mois d’août… Tout au long des plages, on retrouve des bars, les Chiringuitos où sont grillées des sardines. Pour le coup, on a fait la découverte de la plage version nocturne.

Les MUSÉES

Pour les adeptes de Trace la Culture, sachez que Malaga est bien pourvue en musées. En même temps, c’est un peu normal vu son histoire (culture andalouse, flamenco, influence arabe, ville natale de Picasso…). On retrouve donc un Musée Interactif (?) de Musique, Musée du Patrimoine etc… Arrivé un jour avant Tristan, j’ai opté pour les musées d’art moderne et contemporain avec la visite du Musée Picasso, le Centre d’Art Contemporain et le Centre Pompidou Malaga (le cube multicolore dont je vous parlais sur MuelleUno). Je vous en dis plus dans l’article consacré à ces visites. Sinon, au moins… vous verrez sûrement, au croisement de la Calle Marqués de Larios et la Calle Strachan, la sculpture de Tony CRAGG « Points of view (2005) qui est une anamorphose à la Markus RAETZ  (plagiat…), c’est-à-dire que des visages se reconstituent visuellement selon votre emplacement.

MUSÉES DE MALAGA

découvrez le Musée Picasso, le Centre Pompidou Malaga et le CAC

 





 

À boire et à manger à Malaga

Comme partout en Espagne, on mange des… tapas. On trouve des bars à tapas à tous les coins de rue avec, évidemment, une très forte concentration dans la Vieille Ville. Peu importe les soirs, les terrasses sont toujours pleines ! Impossible pour nous en 3 jours de prétendre élire le meilleur bar à tapas de Malaga, par contre, on en a visités quelques-uns et on vous donne notre avis dans cet article  sur nos bons plans bars à tapas de Malaga.

BARS À TAPAS

nos bonnes adresses à Malaga

 

Où dormir à Malaga ?

Édouard : « Niveau du logement, on est passé par ruralidays avec un chalet à 1/2h de Malaga, sur les hauteurs d’Algarobbo, au-dessus de Torre del Mar. Le propriétaire nous a sympathiquement accueillis en nous expliquant les lieux à visiter dans les alentours. Si le chemin d’accès est plutôt rock n’roll, la piscine avec vue sur la mer et les montagnes valent vraiment le coup ! 🙂

Tristan : « Je suis resté deux jours de plus à Malaga et du coup je suis allé tester un autre hébergement en ville, l’Alcazaba Premium Hostel. Les dortoirs sont tops avec une super literie et un très bon wifi. Gros bonus : il est très bien situé en plein centre, près de la Plaza de la Merced et du théâtre romain. Ca vaut vraiment le coup pour un city trip à Malaga. »

 

BONUS : parcourir le CAMINITO DEL REY

Sur Trace Ta Route, on aime bien vous donner le petit détail en plus qui déchire (et oui, on est comme qu’est-ce que vous voulez, on ne se refait pas ! 🙂 ) Si vous venez visiter Malaga, allez découvrir ce qu’il y a dans les alentours et osez le Caminito del Rey ! Il s’agit d’un « chemin » qui longeait une gorge à flan de falaises, sous 100m de vide. Les aficionados de via ferrata remontaient cette voie abandonnée en piteux état, ce qui lui valu le surnom de « camino el muy peligroso del mundo » ! Tellement dangereuse qu’il y avait régulièrement des accidents mortels. Le tout nouveau tout beau Caminito del Rey a ouvert en mars 2015 et est désormais un chemin sécurisé sur des passerelles. Tristan et moi l’avons parcouru ➜ lire le topo très détaillé !

📷 L’Oeil d’Édouard ©

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