BRUGES, la romantique « Venise du Nord »

Quai du Rosaire (Rozenhoedkaai) à Bruges, avec le Beffroi en fond

BRUGES a été la première des villes flamandes que j’ai visitées lors de mon week-end en Flandre belge. Ville à taille humaine, on peut en faire le tour en une journée en si prenant tôt et sans trop trainer. De mes souvenirs de voyage d’étudiant, je me rappelais en fin de compte seulement du béguinage et de vagues souvenirs de canaux mais Bruges est bien plus intéressante que ça. Voici donc mes incontournables pour visiter Bruges en un ou deux jours.

VISITER BRUGES

Le premier lieu à voir à Bruges est sans doute la Grand-Place (« Grote Markt » ). Comme son nom l’indique, c’est… une grande place. Ils s’embêtent pas là-haut, toutes les grandes places ont été appelées Grand-Place (Lille, Bruxelles, Anvers etc…). CQFD… Elle est marquée au Sud par le monument principal de la ville, le Beffroi de Bruges, érigé au XIIIe siècle. La partie basse abrite aujourd’hui des salles d’expositions mais était historiquement des halles commerçantes. Le Beffroi mesure 83m et le carillon est doté de 47 cloches : « Jingle belge » ! Il est accessible pour avoir une vue panoramique sur Brugge. Au cours de son histoire, il a subi pas moins de 3 incendies ! À l’Est, un imposant bâtiment néo-gothique construit entre 1887 et 1921, le Provinciaal Hof (Palais du Gouverneur des Provinces de Flandre-Occidentale) borde la Markt. Au Nord, des terrasses à savourer en plein soleil et, à l’Ouest, un… Quick… 🙁 Y’a plus de respect, plus de valeur, mes p’tits jeunes ! (à noter que j’ai vu à Bruges le plus beau McDo du Monde : ils se sont investis un bâtiment typiquement flamand sur 4 étages et poutres en bois et tout !

 

Si vous comptez conclure ce week-end ou demander votre copine en mariage (et que vous avez pas les moyens d’aller à Venise pour le faire), Bruges peut être une destination propice 😉 . Après avoir imité à la Belle et le Clochard (sauf votre respect, si vous êtes un lecteur masculin !) avec une fameuse gaufre belge où vous vous séduirez mutuellement en jouant avec une chantilly aussi coquine et capricieuse, vous comptez bien tirer profit de l’armada romantique que vous avez déployée pour arriver à vos fins, et… « manifester votre vouloir-vivre » schopenhauerien dirons-nous… Et c’est là que vous sortez le bazooka de la drague, le scud de la séduction, que dis-je, la bombe atomique de la sensiblerie sentimentale : le… tour en calèches !!! Tin-din !! Et si après ça, vous n’avez pas réussi à porter l’estocade, soit il vous faut revoir votre technique de drague (et éventuellement arrêter de regarder les films Disney…), soit il vous faut choisir que des princesses. Question de standing en somme… Au-delà de la délicieuse kitscherie, ça a l’avantage de donner à la ville une charmante sonorité grâce au bruit des sabots qui frappent le pavé.

 

Juste un peu plus loin, en passant par Breidelstraat (cf : gaufres, lire plus bas), on arrive sur Burg, la place du Bourg, ancienne place des Pouvoirs de Bruges : le Palais du Franc de Bruges, l’Ancien Greffe (avec ses statues dorées qui symbolisent ces pouvoirs), Stadhuis l’Hôtel de Ville (gothique) et la (double : deux églises superposées siouplait !) Basilique du Saint-Sang qui contient une relique du « Saint-Sang » (…). L’intérieur de la chapelle est splendide ! La place mérite d’être vue mais n’est pas non plus exceptionnel exceptionnel.

 

Au gré des CANAUX…

Avec Amsterdam, Hambourg et Colmar etc etc etc… c’est l’autre « Venise du Nord ». En effet, dès qu’une ville est traversée de canaux, on l’associe à la mythique Venise (ex : Annecy, la « Venise des Alpes »). Digoin serait-elle alors la « Venise de Saône-et-Loire » ?!? Bruges donc ne fait pas exception à cette règle mais là, ce n’est pas trop surfait. La ville s’est construite au carrefour de plusieurs cours d’eau et les canaux sillonnent la cité flamande.

Après Burg, la visite de Bruges s’est faite un peu au hasard, notamment guidée par l’idée de trouver un truc à manger un peu à l’écart des lieux touristiques… Finalement, ça n’a pas été tout à fait un calcul judicieux puisque après avoir remonté le canal Sint-Annarei et profité du hasard de tomber sur une église à visiter, Sint-Annakerk (Église Sainte-Anne), la faim s’est davantage faite ressentir. Il fallut donc être pragmatique et se recentrer…

 

Le parcours emprunté longe le Groenerei (canal vert). Il est assez agréable et quelque peu pittoresque avec des façades humides et des plantes qui plongent dans l’eau. Plusieurs ponts en pierre surpassent le canal. Le dernier rejoint Burg en partant des Halles aux Poissons VisMarkt (avec ses colonnades typiquement néo-classiques). À l’origine, elles étaient sur Markt mais ont été déplacées du fait d’inconvenances olfactives… C’est à cet endroit, juste à côté d’un magasin de dentelle (spécialité de Bruges, comme Burano), que je me suis offert une fameuse carbonade au Mozarthuys (mais ça, je vous en parle plus bas dans la partie « Casse ta croute »).

 

Ensuite, après la carbonade et après avoir traversé la petite place Huidenvettersplein, on arrive sur le Quai du Rosaire (Rozenhoedkaai) qui offre un joli point de vue (mais souvent à contre-jour 🙁 ). Je crois bien que là, c’est un des spots photographiques de Bruges : canal, architecture flamande et le Beffroi en fond. Il y a même un départ de bateaux à touristes. Le chemin se poursuit en longeant le canal Dijver et passe devant le Groeningemuseum et va jusqu’au Gruuthusemuseum.

 

On arrive devant au pied de l’Église Notre-Dame (Onze-Lieve-Vrouwekerk) et son clocher haut de 115m. A l’intérieur, on peut notamment retrouver la « Vierge à l’Enfant » de Michel-Ange (alias « Madone de Bruges », que vous avez peut-être récemment vue dans « Monuments Men » de George Clooney). Malheureusement, l’église venait de fermer alors j’en ai fait un petit tour dans le charmant petit parc derrière, Arentshof. Je vous le conseille. On y trouve quelques sculptures mais surtout ce petit coin très mignongnon avec un canal surpassé par un petit pont de bois qu’on traversait naguère… non, en fait, il est en pierre. Il donne un joli point de vue sur des maisons aux pieds dans l’eau et l’arrière de l’église gothique. Vous l’avez compris, j’ai bien aimé cet endroit !

 

Ensuite, l’attrait d’un portique prometteur a attisé ma curiosité. Il s’agissait de l’arrière-cour de l’Hôpital Saint-Jean (Sint-Janshospitaal) qui abrite un lieu d’exposition. Mais le but est bien d’aller (re)voir le Béguinage de Bruges, lequel se situe plus au Sud, vers Wijngaardplein : chouette quartier avec une maison écluse en pierre, Sashuis, des cygnes… Réflexion faite a posteriori, ça aura été le seul coin de nature que j’ai vu dans tout Bruges (mais sans doute pas le seul, il y a quelques parcs mais plus excentrés) !

 

Le BÉGUINAGE de BRUGES

Typiques de la Flandre, les béguinages sont des lieux de vie en communauté de religieuses, les béguines. On en retrouve un peu partout en Europe du Nord (Amsterdam, Gand…) et Bruges ne déroge pas à la règle avec son caractéristique « Béguinage de la vigne », inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est le seul endroit dont je me rappelais à peu près clairement de ma première venue à Bruges en tant qu’étudiant. C’est le lieu de vie de Sœurs Bénédictines, fondé en 1245. Les habitations à façades blanches forment un enclos entourant un parc. L’une d’elles est visitable. En entrant dans l’église, sobre, le hasard a voulu que quelques Sœurs étaient en plein chant.

 

BRUGES de NUIT

La nuit commence à tomber et il reste encore 2-3 lieux à voir… Remontée donc en direction de la Cathédrale Saint-Sauveur (Sint-Salvatorskathedraal) en passant par la jolie placette Walplein, puis devant l’Église Notre-Dame, la place Guido Gedelleplein et le Gruuthuse Hof. À ce moment là, on est à l’heure bleue et, avec les lumières chaudes des éclairages artificiels, ça devient tout à fait splendide ! Mais évidemment, et sans surprise, la Cathédrale est fermée. Malgré tout, elle est déjà très impressionnante de l’extérieur !

 

Ensuite, bouclons la boucle en revenant découvrir Grote Markt de nuit. C’est leur Grand-Place avec plein de beaux bâtiments alors j’imaginais bien qu’ils devaient l’embellir avec les lumières… Et je ne fus pas déçu. Certes, la place reste assez sombre dans l’ensemble mais le Palais du Gouverneur et le Beffroi sont généreusement mis en valeur. Du reste, comme Turin par exemple, c’est plus beau de nuit et tout à fait charmant si vous passez un week-end romantique à Bruges.




 

CASSE TA CROUTE : j’y ai mangé

Lors de nos visites de Bruges respectives, Julie et moi avons pu testé quelques adresses adresses de bar, de restaurant et d’hôtel. On partage avec vous notre avis sur ces lieux dans notre guide pratique, histoire (belge) de vous faire une propre opinion et, pourquoi pas, vous inspirer. Vous y trouverez aussi notre plan de la ville.

 

Le lendemain, j’ai poursuivi mon périple belge en visitant Gand (que j’ai préféré). Sinon, quand j’étais venu en tant qu’étudiant, on était allés à Ostende (à environ 30km). Je me rappelle d’une ville balnéaire avec une plage interminable. Mais hors-saison, ça avait été plutôt mort. À vous de voir….

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