Tour de la Grande Chartreuse, splendeur en camaïeu de vert

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passage au Col du Granier

Le Tour de Chartreuse à vélo est un bel enchaînement de cols et de routes pittoresques en plein du cœur du massif et revenant par le Plateau-des-Petites-Roches. Un régal pour la vue, un bon test pour les mollets.

Cols :
– Col du Granier (1133 m)
– Col du Cucheron (1140 m)
– Col du Coq (1434 m)
– Col de Marcieu (1066 m)
Massif : Chartreuse (Savoie / Isère)

Départ : Chapareillan
Itinéraire : Trace GPS

Difficulté : ★★★★
très peu de plat, un beau dénivelé et des cols assez raides

Distance : 108 km

Dénivelé + : 2800 m

Intérêt : ♥♥♥♥
vues splendides en Chartreuse puis sur Belledonne, les Bauges et le Mont Blanc

Route : ✔︎✔︎✔︎✔︎
uniquement des petites routes, un peu de trafic dans Chambéry, attention aux gravillons l’été !

La Chartreuse, “l’émeraude des Alpes” selon Stendhal. L’écrivain grenoblois était sans aucun doute émerveillé par les forêts verdoyantes et les sommets abrupts du massif alpin. La Chartreuse, à la fois bucolique et sauvage, reposante et menaçante, possède un côté fantastique, hypnotique. Le massif regorge de surprises ; sombres forêts magiques (ou hantées ?), cascades sorties des entrailles de la Terre, pointes rocheuses défiant le ciel, grottes secrètes, falaises instables et piégeuses, routes et tunnels abandonnés, monastère énigmatique et chapelles oubliées, les elfes, trolls et farfadets ne semblent jamais bien loin.

le Mont Granier depuis la Point de Cochette

le Granier nous domine

Cette belle boucle, souvent désignée comme la Grande Chartreuse, est un grand classique des cyclistes (un tant soit peu entraînés) chambériens et grenoblois. Entraînés, car il faut tout de même de bonnes jambes pour que le parcours ne se termine pas en chemin de croix après l’enchaînement des cols et un dénivelé approchant les 3000 mètres en « seulement » 108 kilomètres. Et vu le nombre de calvaires croisés sur la route, votre sortie pourrait vite prendre une tournure beaucoup plus religieuse que prévue.

La boucle proposée ici s’échappe quelques temps de la route classique pour prendre des routes pittoresques et peu fréquentées… même si la Chartreuse n’est jamais très fréquentée.

la cascade du Cirque de Saint-Même

 

Échauffement jusqu’à Chambéry

Vous pouvez bien sûr partir d’où bon vous semble, mais un départ de Chapareillan permet, primo, de s’échauffer tranquillement jusqu’à Chambéry avant d’attaquer la première difficulté du jour, secundo, de finir par une descente, ce qui n’est jamais négligeable. De plus, ce petit bourg possède le minimum, une boulangerie et un café restaurant pour se requinquer après votre boucle.

De la place du village, direction le nord et Chambéry par un petit chemin bucolique. Suivez bien le GPS car il y a une foultitude de routes de campagne et d’embranchements sans aucune indication sur cette portion. Le Mont Granier se dresse magnifiquement sur notre gauche, son impressionnante paroi éclairée d’une belle lueur matinale lors de notre sortie. Le col, première difficulté du jour, est facilement repérable depuis la vallée, il se situe au pied de la falaise, au niveau du replat. Le but semble lointain. Et quelque part il l’est…

Le tracé sort très vite de la commune de Chapareillan, par une étroite route en mauvais état qui secoue un peu. Pas de réelles côtes ici, mais le terrain n’est pas plat non plus et permet de bien chauffer la machine. La route sinue à travers les bosquets, les vignes et les belles demeures campagnardes.

Après un court raidar qui réveille sèchement les mollets, nous arrivons juste au-dessus du petit lac Saint-André. La langue de bitume s’élève en face mais nous bifurquons à droite, par une nouvelle petite route en guère meilleur état que la précédente. La vue sur le lac et les montagnes en arrière-plan, le Massif des Bauges et la Chaine de Belledonne, est tout simplement splendide. Je passe très régulièrement à cet endroit et ne me lasse jamais du tableau qui s’offre ici aux promeneurs.

le petit Lac Saint-André

Nous poursuivons entre les vignobles coincés entre d’énormes blocs de pierre posés là par des géants il y a des milliers d’années (ou est-ce des vestiges de l’éboulement meurtrier du Granier de 1248 ?). Aux environs de Myans, le parcours retrouve la voie verte qui remonte au nord sur Chambéry. Les vues, à gauche sur la Chartreuse et à droite sur les Bauges, permettent presque de faire abstraction de la voie ferrée et de l’autoroute le longs desquelles nous cheminons.

Arrivés à Barberaz, qui jouxte Chambéry, la piste cyclable traverse une plaine de jeux puis le parc de Buisson Rond pour ressortir place Paul Chevalier où nous prenons à gauche, en direction du centre ville. Attention, le parc est un lieu prisé des promeneurs de chiens ou de poussettes, des bambins à draisienne et ados en roller, des coureurs à pied et cavaliers, des balades en famille ou en amoureux. Prudence et rythme tout doux donc sur cette portion. Si vous voulez foncer, prenez plutôt par le centre de Barberaz.

A la sortie du parc, sur la gauche, la route longe le lycée Monge puis, juste avant l’entrée du centre-ville, nous faisons quasiment le tour du rond-point pour attaquer le Col du Granier, par un versant moins connu que le grand classique partant de la préfecture.

A l’assaut de la Chartreuse par le Col du Granier

Attention ici aussi à ne pas se tromper de direction. Après environ 300 mètres, nous prenons tout droit puis délaissons la maison de Madame de Warens, maîtresse de Jean-Jacques Rousseau, pour filer sur la gauche en direction de Barberaz.

En terme d’effort, la grimpée peut se découper en deux parties. La première, sur cette petite route pittoresque au bitume revêche et boursoufflé. Une route sinueuse, joueuse, alternant entre passages bien raides et replats roulants. Ensuite, nous reprenons la route « classique » du Col du Granier, large et bien asphaltée, jalonnée de petites bornes indiquant la distance restante, l’altitude et le pourcentage moyen du prochain kilomètre, ce qui peut soit aider à appréhender la difficulté de la montée, soit démoraliser quand les bornes semblent de plus en plus espacées… La deuxième partie est plutôt roulante, oscillant entre 6 et 8% de pente, avec même plusieurs replats. Attention cependant à en garder pour les derniers kilomètres qui peuvent paraître interminables si on a un peu trop forcé sur le bas. En tout, il faut vous préparer à gravir 860 mètres de dénivelé en 14 kilomètres.

Question paysage, le Col du Granier est varié. Arrivés sur les hauteurs de Barberaz, la vue sur les Bauges est de toute beauté, tandis qu’en face de nous se dresse la Croix de la Coche, noyée de verdure d’où pointe ça et là quelques parois rocheuses. La route sinue délicatement à flanc de montagne puis, sous le Bec du Corbeau, une porte secrète nous ouvre les portes de la Chartreuse, verdoyante. L’environnement a complètement changé. Partis au petit matin, nous nous retrouvons avec mes acolytes du jour à l’ombre, au frais. Devant nous se dresse la Pointe de la Gorgeat et le Corbeley, formant un cirque paisible. L’étroite route ondoie sous la canopée, bordée de paisibles prés où paissent des tarines.

Au lieu-dit de la Combe Pichat, pensez à tourner la tête, voire à vous arrêter et vous retourner pour admirer, au lointain, lové entre les montagnes de l’Epine et de la Chambotte, le lac du Bourget, étendue de saphir scintillant.

le Lac du Bourget scintille au lointain

La pente s’adoucit alors, s’aplanit même, ce qui nous permet de reprendre notre souffle avant un petit raidillon flirtant avec les 12%. Immanquablement, un peu d’acide lactique se répand dans nos cuisses. Il faut pourtant encore en garder, nous ne sommes qu’au début. La petite route paisible sur laquelle nous évoluons rejoint finalement celle plus passante reliant Chambéry aux villages de Chartreuse.

La pente est raisonnable et le goudron bien lisse, nous relançons la cadence. Après un beau lacet, la forêt bucolique laisse place à une falaise de calcaire effritée. Un grillage de métal nous protège sur la gauche des rocs qui se détachent de la paroi, tandis qu’un parapet trapu nous protègent bien sommairement du ravin sur la droite. Ces quelques hectomètres, assez pentus par ailleurs, rappellent l’arrière-pays niçois. Tendez le regard sur votre droite et vous admirerez une nouvelle fois le lac du Bourget qui s’étend de tout son long jusqu’au pied du Grand Colombier.

route et vue magnifiques, le combo gagnant

Nous sommes ensuite happés par le tunnel du Pas de la Fosse, portail vers un autre paysage, vers un autre univers. Nous débouchons du boyau de 200 m non éclairé et nous heurtons à la majestueuse face nord du Mont Granier culminant à 1933 mètres. Sous le sommet, 900 mètres de paroi verticale, ocre, blanchâtre, grisée, en fonction du temps et de la lueur. La falaise se dresse au-dessus de la route, au-dessus de nous, au-dessus des arbres. Grandiose.

sortie du tunnel, mais pas le bout de l’effort

dans les derniers kilomètres

Il reste environ six bornes pour atteindre le col. Pas les plus difficiles, avec même quelques replats où il est possible de remettre « la plaque », mais six kilomètres qui peuvent sembler longs si on n’en a pas gardé sous le pied. La route est large et offre de larges courbes ondoyant à flanc de montagne. Si vous n’avez pas l’œil rivé sur le guidon (ou le compteur), ne ratez pas les vues sur les massifs des Bauges et Belledonne. Après un dernier sursaut de pente, un panneau routier annonce le haut du col. La route s’aplanit juste à l’arrivée où trône un massif chalet en bois, restaurant-glacier appelant à la pause casse-croûte, mais cela ne sera pas raisonnable après si peu de kilomètres.

Nous sommes alors sous la magistrale paroi caractéristique du Mont Granier. La vue est splendide sur les montagnes alentours. Si le temps est dégagé, il est possible d’apercevoir le Mont Blanc. Nous sommes montés plutôt tranquillement et les jambes sont encore fraîches, comme les températures d’ailleurs en cette matinée de juillet.

le Mont Granier domine les lieux

La gourmandise

Le Col du Granier est l’une des portes d’entrée en Chartreuse. Après une courte pause au sommet, nous plongeons donc dans au cœur du massif chartrousin. Devant nous s’étale un magnifique camaïeu de vert, des prés verdoyants piquetés de placides bovins s’enroulent en pente douce, quelques pics rocailleux s’élancent vers le ciel, de sombres forêts d’épineux s’accrochant à leur flancs. La descente est belle, le bitume excellent, les virages généreux, la route se déploie voluptueusement sous nos roues. Un pur plaisir.

plongeon en Chartreuse

Arrivé à Entremont-le-Vieux, le tour « classique » file tout droit par les gorges du Cozon, une très belle route… que nous ne prendrons pas cette fois-ci (mais qui permet d’écourter et surtout de réduire le dénivelé de la sortie). La variante proposée s’échappe sur la gauche à la sortie du village, au niveau d’un calvaire, direction Les Rigauds. Attention de ne pas rater l’intersection. L’étroite route s’élève assez brusquement et en droite ligne sur quelques hectomètres. Passé cette partie, la montée n’a rien de très difficile. Après la première rampe, nous évoluons sur une route en balcon qui monte (surtout) et redescend (un peu) pendant deux, trois kilomètres.

la petite route des Rigauds

la pente est rude sur les premiers mètres

Nous sommes en rase campagne, au milieu des prés et des vaches, des bovidés qui nous bloquent d’ailleurs le passage quelques instants pour rejoindre leur pâturage. Oubliez vos watts et vos temps sur Strava, regardez autour de vous, le lieu inspire la quiétude et l’émerveillement (mais faites tout de même attention aux bouses fraîches et glissantes sur la route…).

une route champêtre !

la vue est splendide

Cette option bucolique offre une vue splendide et aérienne sur le massif de la Chartreuse, avec la pointe de Chamechaude qui surplombe les lieux, telle une sentinelle. La descente sur Saint-Pierre-d’Entremont se fait sur une route tout aussi étroite, bien raide et avec quelques virages serrés, si on y ajoute les graviers fraîchement posés et non balayés, le risque de chute augmente bigrement. Nous redoublons de prudence.

Arrivés en bas, sans dégâts, nous rejoignons la route du Cirque de Saint-Même (qui pourrait faire une option supplémentaire en mode aller-retour pour cette fois ajouter des bornes et du dénivelé). Notre parcours est plus sage et bifurque sur la droite pour rejoindre Saint-Pierre-d’Entremont. Un joli village à cheval entre Savoie et Isère.

Saint-Pierre-d’Entremont

 

Les montagnes russes continuent avec le Col du Cucheron

A la sortie du village, deux routes mènent au Col du Cucheron, nous avons opté pour la moins arpentée, versant ouest du vallon, en prenant en face au croisement, par la D102b. La pente se dresse dès les premiers mètres d’ascension, sans prévenir. Juste après la descente, dans de tels pourcentages (à deux chiffres…), les jambes sont dures et ont du mal à tourner convenablement. Heureusement, le souffle et le coup de pédale reviennent quelques minutes plus tard.

Nous prenons vite du dénivelé et surplombons rapidement le village de Saint-Pierre et ses deux églises, niché au creux de la vallée, et dominé par le Granier. La pente s’adoucit nettement après environ deux kilomètres. De là la route poursuit son cours à flanc de montagne et traverse plusieurs villages traditionnels. Dans chaque hameau, à chaque intersection, se dresse un calvaire, rappelant l’influence religieuse, notamment bien sûr des Pères Chartreux, sur la région. Le magnifique et énigmatique Monastère de la Grande Chartreuse n’est pas loin.

les pentes les plus dures sont passées

Le panorama sur le massif est dégagé sur les premiers kilomètres avant que la route ne s’enfonce dans la forêt. Le soleil perce entre les branchages et éclaire notre chemin, qui ne s’est pas encore transformé en un chemin de croix. Mais le plus dur est à venir… Nous sortons du bois et rejoignons l’autre route menant au col. Il reste un kilomètre, mais un dernier kilomètre difficile, flirtant avec les 10% sur une chaussée très large (avec un parking sur la droite). Au sommet, les jambes commencent à se faire sentir, il nous reste pourtant la difficulté la plus coriace de la journée, le Col du Coq. Nous reprenons donc des forces au Col du Cucheron, dont le nom vient, comme le Col du Coq d’ailleurs, du terme kukke, signifiant un sommet arrondi. Après un dernier regard sur la vallée et, tout au fond, le Col du Granier d’où nous venons, nous plongeons dans la descente sur un autre Saint-Pierre, en Chartreuse cette fois.

Passage au Col du Cucheron

 

Le Col du Coq

Après la descente un peu scabreuse sur Saint-Pierre-d’Entremont, place cette fois à une belle route bien asphaltée, affichant de jolis pourcentages, et où nous pouvons donc filer. Quelques courbes ombragées plus loin et nous arrivons sur Saint-Pierre-de-Chartreuse, haut lieu du trail et petite station de ski alpin, une bourgade sportive que nous traversons rapidement. Deux lacets plus bas, nous bifurquons sur la gauche, en direction notamment du Col de Porte (et de Grenoble), mais ce n’est pas ce col rendu célèbre par l’averse de grêle plombant le dos des pros lors du Critérium du Dauphiné Libéré 2020 que nous nous apprêtons à gravir. Non, pour « sortir » de la Chartreuse, nous allons prendre une porte dérobée, un passage beaucoup plus étroit, et beaucoup plus raide aussi : le Col du Coq.

Saint-Pierre-de-Chartreuse, son église et Chamechaude

Voici la plus grosse difficulté du parcours, qui arrive après 55 km (seulement) mais déjà environ 1600 m de dénivelé cumulé. L’addition en haut du Coq sera agrémentée de 11 km et 650 m de dénivelé. Un calcul rapide peut faire penser que cette grimpée n’est pas très rude avec un pourcentage moyen de 5,8%. Mais si on sait qu’il y a un bon replat au village de Saint-Hugues-en-Chartreuse et même une courte descente deux kilomètres avant le sommet, cela change un peu la donne ! Ajoutons à cela une route en piteux état, et vous voici face à un joli défi à surmonter.

Irrégulier. Voilà l’adjectif qui correspond sans doute le mieux à ce petit col bien sauvage. Irrégularité de la pente, irrégularité du bitume. Le premier morceau est plutôt roulant, jusqu’à Saint-Hugues-en-Chartreuse, petit havre de paix blotti au pied de la Pointe de Chamechaude qui nous domine ici de toute sa hauteur, la route rend bien et les pourcentages restent sages (un petit kilomètre à 7-8% tout au plus).

Après un faux-plat permettant de sortir du village, notre chemin s’introduit dans une forêt sombre et profonde, la chaussée se rétrécit, se rabougrit, se détériore, et se dresse devant nos roues. Premier passage au-dessus des 10%. Pas le dernier. Un court replat, nous franchissons le cours d’eau que nous longeons depuis quelques temps, et c’est reparti pour un moment de souffrance. Campés sur nos machines, nous progressons tant bien que mal, en appuyant fort sur les pédales, les jambes ne tournent plus très rond, même avec un braquet de 34×28. La pente oscille pendant quelques temps entre 12 et 16%. Autant dire que nous laissons des forces en chemin en échange de lactate dans les cuissots.

Enfin, à la sortie d’une grande courbe sur la gauche, la pente s’adoucit un peu avant de s’aplanir même complètement puis basculer en mode négatif. Enfin aussi, le temps d’un instant, nous sortons de la forêt, le temps de reprendre son souffle, de sortir la tête du guidon. La petite descente replonge en sous-bois, la route est défoncée, la luminosité faible, difficile de se détendre dans ces conditions.

Quelques minutes plus tard, il faut anticiper et vite remettre le petit plateau et un grand pignon, voire tout à gauche, car la route se cabre de nouveau, brutalement. Après cette nouvelle portion délicate, nous sortons définitivement les roues de la pénombre et de la forêt. Le soleil commence à être haut dans le ciel et illumine les champs de gentianes jaunes qui nous enlacent.

Le sommet n’est désormais plus très loin. Encore deux lacets et voilà enfin le Col du Coq. Ce diablotin nous aura donné du fil à retordre (parcours détaillé dans mon article spécifique sur son ascension). Du col, nous sommes récompensés par une vue imprenable sur Belledonne d’un côté et, bien entendu, la Chartreuse derrière nous. Le plus dur est fait.

Retour par le Col de Marcieu

Le plus dur est fait mais le retour propose tout de même des petites remontées qui s’assureront de remplir définitivement vos cuisses de lactate. Après une descente rapide sous la Dent de Crolles, avec devant nous les sommets enneigés de la Chaine de Belledonne, nous reprenons plein Nord en direction de Chambéry. Nous remontons un petit kilomètre jusque Saint-Pancrasse, redescendons ensuite sur Saint-Hilaire-du-Touvet, puis tournons à gauche pour monter au Col de Marcieu (1066 m). Rien de méchant, quatre bornes version toboggan pour arriver à une petite station de ski familiale.

descente sous la Dent de Crolles

Après la descente roulante et sinueuse, en pleine forêt, du Col de Marcieu, nous attaquons la principale difficulté de se retour casse-pattes, la remontée sur Sainte-Marie-du-Mont, que l’on peut d’ailleurs éviter en descendant directement en fond de vallée pour rejoindre Chapareillan. Les jambes se font lourdes désormais et nous laissons ici nos dernières forces en montant cahin-caha jusqu’à l’église du village.

Cette fois, nous en avons vraiment fini des difficultés. La route serpente encore quelques kilomètres sur ce plateau dominant la vallée du Grésivaudan, avec sur notre gauche d’impressionnantes falaises blanchâtres, pour arriver à Saint-Georges où nous prenons un peu d’eau à la fontaine du village. De là, nous plongeons sur Chapareillan par une descente assez raide avec quelques belles lignes droites mais aussi un ou deux virages piégeux. Sur ce retour par le Plateau-des-Petites-Roches, nous en avons encore pris plein les mirettes, avec en fil rouge cette vue toujours splendide sur la Chaine de Belledonne, puis les Bauges et, par beau temps, le massif du Mont Blanc dans le lointain. Une belle façon de terminer cette somptueuse boucle qui mérite néanmoins bien des efforts.

 

Variantes

Un peu moins : 98 km / env. 2300 m de dénivelé
Itinéraire : Trace GPS

Cette variante est le tour plus « classique » de la Grande Chartreuse. En évitant la remontée sur les Rigauds après le Granier (mais en prenant la belle route des gorges), puis en descendant directement dans la vallée avant Sainte-Marie-du-Mont, vous vous épargnerez quelques kilomètres de route et mètres de dénivelé sans perdre beaucoup en terme de paysage.

Beaucoup moins : 40 km / env. 800 m de dénivelé
Itinéraire : Trace GPS

Difficile de trouver une variante, en boucle, qui soit vraiment intéressante. Une fois que vous basculez en Chartreuse, le Col du Coq est la première porte de sortie du massif côté Grésivaudan. Voici donc un joli tour, assez court mais tout de même difficile avec l’ascension du Col du Granier. Du col, vous n’avez plus qu’à redescendre sur Chapareillan pour boucler la boucle.

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