Une semaine dans les HAUTES-PYRÉNÉES

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Cela faisait longtemps que je voulais faire une infidélité à mes Alpes du Nord pour découvrir les Pyrénées. Et, une occasion a accouché d’un projet de séjour : les Hautes-Pyrénées m’ont semblé être le secteur le plus approprié pour une première fois (de 7 jours), avec de nombreuses randonnées incontournables ainsi qu’une visite de la célèbre ville de Lourdes.

Jour 1 : la brèche de Roland et le pic du Taillon

Pour mes deux premiers jours, après la route, mes jambes trépignaient et je voulais profiter de la météo en commençant par un des lieux les plus iconiques des Hautes-Pyrénées : la brèche de Roland. Située à 2807 mètres d’altitude, il s’agit d’une impressionnante trouée naturelle dans une barre rocheuse au-dessus du Cirque de Gavarnie. Large de 40 mètres et haute de 70, elle ouvre un passage à la frontière entre la France et l’Espagne.

Pour être sûr de ne partir pas trop tard et d’avoir de la place au parking, j’étais arrivé la veille au soir au col de Tentes. À la sortie d’une épaisse couche brumeuse des plus désespérantes, j’ai eu droit à de somptueuses cimes rougeoyantes au coucher de soleil, au-dessus d’une non-moins splendide mer de nuages. La nuit tombée, le spectacle de la voûte céleste avec les étoiles filantes était également sublime et restera gravé à jamais. Ce préambule pour vous dire que je vous recommande vivement de monter également la veille (bivouac ou voiture aménagée).

Le lendemain, face au pic du Taillon (également objectif de la journée), départ pour la brèche de Roland. L’itinéraire passe par le glacier du Taillon et le refuge des Sarradets. On atteint ensuite un ressaut marqué d’une dalle rocheuse polie et striée par le glacier de la Brèche, dont il ne reste désespérément que quelques névés… La partie finale se redresse progressivement et il faudra crapahuter quelques mètres sur le rocher.

la brèche de Roland © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

On atteint alors les 2807 mètres d’altitude de la brèche de Roland. Même si cette randonnée est populaire, on arrive plutôt facilement à trouver une place sur ses 40 mètres de largeur. L’émotion se perd un peu entre la vue bilatérale et la vertigineuse verticalité de ses parois qui nous encadrent. La barre rocheuse impressionne autant par sa hauteur (70 mètres) que sa finalement finesse. Les murs dressés font office de frontière naturelle entre la France et l’Espagne dans une atmosphère aride. ➜ plus d’infos détaillées sur la randonnée dans mon article topo sur la brèche de Roland

Mais je ne comptais pas m’arrêter en si bon chemin ! Pour rejoindre ensuite le pic du Taillon depuis la brèche de Roland, il faut longer la barre rocheuse côté ibérique. Même si cela rajoute évidemment de la distance (+3 km aller-retour) et de dénivelé (+335 m), le niveau technique va alors être plus facile que pour arriver jusqu’ici. Autrement dit, le plus dur est fait et on n’a ainsi aucune excuse pour ne pas poursuivre. Sur l’itinéraire, un très esthétique œille, savamment appelé le Doigt, avant d’atteindre le sommet du pic du Taillon (3144 m). Français et Espagnols se retrouvent ici au sommet, carrefour international des marcheurs pyrénéens. Formant une longue et large ligne de crête, le Pic du Taillon dispose de nombreux belvédères permettant une impressionnante vue à 360° sur une grande partie des Hautes-Pyrénées. Versant espagnol, le paysage s’étend sur ce plateau désertique du Parque Nacional de Ordesa y Monte Perdido. ➜ plus d’infos détaillées sur la randonnée dans mon article topo sur le pic du Taillon

Jour 2 : à l’assaut du Turon de Néouvielle

Après une nuit au bord de la rivière du Bastan, au-dessus de Barèges, direction la deuxième randonnée au programme de mes vacances dans les Hautes-Pyrénées : le Turon de Néouvielle. J’avais repéré ce sommet car il s’agit d’un « 3000 » et que l’itinéraire est jalonné de multiples lacs !

À l’ombre du matin, le chemin remonte le vallon de la Glère où serpente le ruisseau que l’on longe en réveillant en douceur les mollets… La randonnée au Turon de Néouvielle promet d’être longue donc mieux vaut ne pas s’exciter au début. Au fond, le col à gravir se dessine. Au refuge de la Glère (2153 m), certains randonneurs font étape tandis que d’autres jouissent juste d’une gourmandise sucrée et/ou d’une récompense houblonnée. Dans tous les cas, la terrasse est un agréable belvédère offrant une superbe vue sur le lac de la Glère. Peu après en suivant une crête, on passe à côté du lac de Coume Escure. On serpente ensuite entre les blocs rocheux où plusieurs charmantes gouilles, dont le lac de l’Oeuil Nègre, ont trouvé leur lit. Chaque relief augure d’une découverte lacustre, à chaque creux son bassin. Puis, on atteint l’un des plus beaux lacs de Néouvielle, le lac det Mail (2333 m) avec son eau émeraude et ses îlots rocheux. L’arrière-plan est dessiné du pic de la Mourèle (2679 m), de la crête d’Espade avec la brèche de Chausenque (2790 m), le pic de Néouvielle (3091 m), le Campanal de Larrens (2712 m) et le pic Prudent (2787 m).

milieu d’après-midi sur le lac det Mail © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Par erreur, je me suis laissé aller à droite. Le sentier, presque plat mais légèrement ascendant, n’est pas forcément explicitement tracé (juste, quelques marques “tête de chamois rouge sur fond blanc” jalonnent ça et là le parcours). On passe à côté de plusieurs mares puis aux abords du longiligne lac de la Manche puis le lac Estelat inférieur. De par sa douce platitude et sa faible profondeur, le plan lacustre est une pellicule translucide recouvrant le sol. Le sentier, presque au même niveau, longe alors les bords de ce lac en forme de coude. On a presque l’impression de marcher sur l’eau. Il y a quelque chose d’extra-terrestre ici, les pieds baignant, tout en étant en une fine apesanteur, orienté vers l’incommensurable. Du reste, malgré la chaleur estivale, l’atmosphère est emplie de fraîcheur. Un dernier ressaut duquel ruisselle en cascade le fil d’Ariane reliant les deux frères et j’atteins le dernier lac du plateau, le lac Estelat supérieur (2423 m). ➜ plus d’infos détaillées sur la randonnée dans mon article topo sur les lacs d’Estelat

© L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

C’est à ce moment que je réalise que, faute de vigilance, je me suis planté de vallon et que je me dépêche de revenir sur mes pas si je veux encore avoir le temps d’atteindre le Turon de Néouvielle ! En fait, j’ai su après coup qu’il était possible de faire la randonnée en boucle par les lacs Estelat… Je reviens donc fissa au lac det Mail où je prends le chemin de gauche, moins évident à première vue. J’atteins un vaste plateau minéral, vestige du feu glacier de Maniportet où plusieurs lacs ont trouvé demeure dans les creux de ce lieu de désolation écologique : les lacs Verts, le lac Bleu et le lac Glacé. On remonte la moraine au milieu donc des gros blocs rocheux avec un passage plus raide et un peu délicat avant d’arriver au sommet (3035 m).

Une plateforme de fortune a été aménagée pour pouvoir poser spartiatement quelques sacs de couchage, à l’abri d’un petit muret de pierres. De là-haut, la vue est absolument splendide avec un sensationnel panorama à 360° ! Le paysage se déploie sur les innombrables sommets des Hautes-Pyrénées, dont la brèche de Roland, le pic du Taillon, le Vignemale, sommet culminant des Pyrénées françaises (3298 m), le pic du Midi de Bigorre (2876 m)… ainsi que les sommets espagnols dont le pico Aneto (3404 m), plus haut sommet de la chaîne des Pyrénées. ➜ plus d’infos détaillées sur la randonnée dans mon article topo sur le Turon de Néouvielle

 

Jour 3 : Visite de Lourdes

Lourdes est cette ville dont j’avais beaucoup entendu parler et il me fallait donc visiter la petite cité des Hautes-Pyrénées. Première impression en arrivant dans le centre-ville: il est essentiellement investi par des boutiques “consacrées” au tourisme religieux. J’ai également été fortement marqué par la multitude de restaurants indiens. Cela s’est affirmé/confirmé plus tard en croisant une foultitude de touristes de la même origine. Après “enquête”, j’ai appris qu’il s’agissait de Tamouls en pèlerinage à Lourdes.

Mais la première chose que j’ai faite est visiter le Sanctuaire Notre-Dame. Situé en plein cœur de la ville, le complexe religieux donne à lui seul sa renommée internationale à la cité pyrénéenne avec jusqu’à 6 millions de pèlerins du monde entier. Il comporte de nombreux édifices, dont trois basiliques, la fameuse Grotte de Massabielle, lieu dit des apparitions de la Vierge Marie, et le Chemin de Croix adjacent. La longue double allée conduit sur l’esplanade centrale, où se dressent la Basilique Notre-Dame-du-Rosaire et celle de l’Immaculée-Conception. Des robinets, près de la Grotte de Massabielle, distribuent la célèbre Eau de Lourdes. ➜ plus d’infos détaillées dans mon article sur le Sanctuaire de Lourdes

Ensuite, j’ai visité la vieille ville. Lourdes s’est construite sur les méandres du Gave de Pau et, ainsi, on peut avoir quelques vues pittoresques où des bâtiments surplombent la rivière (sans pour autant être Bruges, Annecy ou encore Pont-en-Royans). Avec les façades, traditionnelles des Hautes-Pyrénées, parées d’ocre rouge, j’ai eu quelques réminiscences de Pays Basque. Mis à part cela, pour être honnête, la cité pyrénéenne ne présente pas intrinsèquement énormément de réjouissances esthétiques. Il faudra s’écarter du Sanctuaire pour retrouver un paysage urbain “normal” avec des commerces habituels, notamment du coté (plus charmant) des Halles. Et encore… Toutefois, la ville de Lourdes et ses environs disposent de certains lieux d’intérêt notables, lesquels méritent d’être visités. ➜ plus d’infos détaillées dans mon article de ma visite de Lourdes

Jour 4 : les Grottes de Bétharram et le Château de Lourdes

Lors de mon séjour dans les Hautes-Pyrénées, j’avais vu plusieurs panneaux publicitaires pour promouvoir les grottes de Bétharram (le design graphique assez old school, façon parc d’attractions des années 70, ne donne pourtant pas plus envie que ça…). Malgré cela, j’avais déjà prévu d’y aller et, honnêtement, je m’attendais à un attrape-touristes. En fin de compte, j’ai vraiment été séduit ! Le “départ” se situe juste après Saint-Pé-de-Bigorre (10 km à l’ouest de Lourdes, 20 minutes en voiture). Un car conduit à l’entrée du parcours souterrain puis un guide prend ensuite en charge le groupe pour l’accompagner dans les grottes (les informations données sont vraiment intéressantes et non sans un certain humour). Sans non plus être aussi impressionnantes que celles de Postojna ou Škocjan en Slovénie, les grottes de Bétharram disposent de nombreux atouts esthétiques (stalactites/stalagmites, colonnes, marmites, rivière, plafonds sculptés… et autres formes paréidoliques). Après avoir parcouru la grande salle, on descend un gouffre pour arriver au niveau de la rivière. Sur une passerelle juste au-dessus de l’eau, on serpente dans la très verticale faille érodée, entrecoupée d’une courte traversée sur une barque. Ambiance ! Enfin, un petit train nous ramène jusqu’au site de départ. En toute sincérité, même si l’accès a un certain coût (16,50 €), je recommande vivement la visite des grottes de Bétharram.

© L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Juché sur un monticule rocheux au bord du Gave de Pau, le Château-fort de Lourdes contrôlait l’entrée dans les vallées des Hautes-Pyrénées. Son origine remonte à l’époque romaine et, au fil des siècles, il aura différents rôles et occupants jusqu’à devenir, en 1922, le Musée Pyrénéen. La visite de ce musée d’arts et de traditions populaires s’organise à travers une déambulation dans les différents bâtiments avec des reconstitutions de la vie pyrénéenne : scènes, habits et objets d’époque. Un jardin agrémente le parcours avec un chemin de ronde offrant de nombreux points de vue plongeants sur la ville de Lourdes ainsi que ses alentours avec le pic du Jer et quelques reliefs des Hautes-Pyrénées en arrière-plan. Sans m’avoir véritablement passionné, je ne me suis toutefois pas non plus ennuyé. ➜ plus d’infos détaillées dans mon article de ma visite de Lourdes

 

Jour 5 : Journée détente

Direction Gavarnie pour la suite du séjour dans les Hautes-Pyrénées, au camping du Pain de Sucre (très bien placé et accueil très sympa !). On avait éventuellement pensé à des activités comme du canyoning ou du rafting mais la météo annoncée semi-pluvieuse nous a refroidis. Avant la suite du programme, ce sera donc une journée repos qui se transformera, au fur et à mesure que le soleil réapparaitra, en baignade pédestre dans le gave et tournoi de Mölkky. Hé oui, c’est ça aussi les vacances !

Jour 6 : le Cirque de Gavarnie

Aujourd’hui, on fait la chose incontournable à faire dans les Hautes-Pyrénées, à savoir le Cirque de Gavarnie. Sans reprendre la voiture, on part directement à pied du camping où le sentier conduit devant l’office du tourisme, une personne se tient à disposition pour conseiller sur les différentes possibilités (je tiens ici à la remercier pour ses conseils et son amabilité !). Plutôt que l’itinéraire classique, on opte pour une boucle par l’Entortes du Pailha jusqu’au refuge des Espuguettes (2027 m) et son plateau panoramique. Ensuite, descente sur le Cirque de Gavarnie par le Chemin des Espugues, sentier balcon offrant des vues plongeantes sur la vallée.

 

Après l’hôtel du Cirque de Gavarnie, pas loin de 1600 mètres d’épaisseur de montagnes rocheuses se dressent monumentalement sous nos yeux. Le théâtre naturel qui nous enclave est absolument grandiose avec ses multiples chutes d’eau coulant le long de la gigantesque falaise (me rappelant celles de Sixt Fer-à-Cheval). La plus majestueuse de toutes est la Grande Cascade du Cirque de Gavarnie, la plus haute d’Europe avec ses 423 mètres de verticalité. La brise de vent qui remonte la vallée puis tournoie dans le cirque fait danser la trajectoire de la cascade avant qu’elle ne retouche la paroi et s’écoule en filé. Fascinant. Presque hypnotisant. Le spectacle doit être encore plus merveilleux au printemps avec la fonte des neiges. Certains poussent jusqu’à l’aplomb sur un sentier tracé à travers le pierrier (possibles chutes de rochers), d’autres restent à distance, pour mieux observer l’ensemble architectural. ➜ plus d’infos détaillées sur la randonnée dans mon article topo sur le Cirque de Gavarnie

le cirque de Gavarnie, merveille naturelle des Hautes-Pyrénées © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Jour 7 : le Lac de Gaube

Enfin, pour notre dernier jour, on changera de vallée pour aller vers les Cauterets. Le Lac de Gaube est une randonnée incontournable dans les Hauts-Pyrénées. Facile et rapide, l’itinéraire commence par la superbe cascade du Pont d’Espagne. Ayant précédemment expérimenté la météo pyrénéenne et craignant donc les nuages de fin de journée, on a opté pour faire tout de suite ce petit crochet d’1/4h. Situé à la jonction du Gave de Gaube et du Gave du Marcadau, le Pont d’Espagne a été construit en 1886 pour relier la France à nos voisins ibériques. Cette voie pastorale permettait aussi les échanges commerciaux (plus d’infos ici). Aujourd’hui, il est essentiellement le point de ralliement des touristes venus admirer la somptueuse cascade en escalier. Aux abords, le bâtiment de l’Hôtellerie du Pont d’Espagne et sa terrasse.

la cascade du pont d’Espagne © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Après avoir traversé le pont en pierre, on redescend la route bitumée sur quelques dizaines de mètres pour retrouver le chemin du GR10 montant au Lac de Gaube. Quelques passages sont tout à fait pittoresques. Au fil des pas, l’horizon lacustre surgit derrière le relief des roches moutonnées. L’émerveillement précède avec le Lac de Gaube émeraude au creux de son écrin pyrénéen. Puis… la foule ! Plus l’œil se balade, plus le regard est rempli d’une foultitude de gens, venus notamment faire la randonnée en famille. Ce joyau montagneux est assurément victime de son succès. En toile de fond, la vallée de Gaube avec un glacier (enfin, ce qu’il en reste) accroché sur la face Nord du Petit Vignemale (3032 m) et de la Pointe Chausenque (3154 m).

le Lac de Gaube © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

À force de scruter la perspective, l’envie d’aller plus loin se confirme. L’autre berge semble moins envahie et une cascade au fond me fait de l’œil là-bas… Un unique chemin longe le bord par la rive Ouest. En une vingtaine de minutes, on atteint une vaste plage herbeuse parsemée, ça et là, de pins et entrecoupée de rus. L’ambiance est tout autre ici, des airs de Canada. Plus tranquille aussi. Puis, on remonte le cours du ruisseau principal du Gave des Oulettes de Gaube puis jusqu’à un pont dominant une série de vasques naturelles. Le cadre est délicieusement splendide ! On descend de quelques mètres pour se poser en amont de la cascade. Les nuages de vallée remontent dès le milieu d’après-midi et viennent recouvrir le paysage. L’ambiance a radicalement changé en à peine 2 heures ! ➜ plus d’infos détaillées sur la randonnée dans mon article topo sur le Lac de Gaube

Retour à Lourdes pour une dernière soirée avant de prendre la route de la maison savoyarde le lendemain. Ces 7 jours de vacances dans les Hautes-Pyrénées ont une superbe découverte. Les paysages sont sauvages, escarpés, variés, avec d’innombrables lacs de montagne et des sommets rocheux somptueux. Cette région est un vrai coup de cœur et nul doute que je reviendrai pour découvrir d’autres secteurs repérés lors du séjour.

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