Le REFUGE DU FOND DES FOURS, havre de paix en Vanoise

Le Refuge des Fours en Vanoise et l'Aiguille de la Grande Sassière - Paysage Montagne Alpes Mountain Landscape

Il y a des refuges où l’on se sent “comme à la maison”, le Refuge du Fond des Fours en fait indéniablement partie ! Situés dans un bout du monde de Vanoise mais très accessibles, les quelques chalets typiques placés sur un plateau belvédère sont d’un charme absolument irrésistible. En prime sur la carte postale, la majestueuse Aiguille de la Grande Sassière en toile de fond.

 

Sommet : Refuge du Fond des Fours (2537 m)
Massif : Vanoise (Savoie)

Départ : Le Manchet (1930 m)

Difficulté : ★★☆☆☆

Dénivelé : 600 m
Distance : 4,5 km aller

Durée : montée 2 à 3h – descente 1 à 2h

Intérêt : ♥♥♥
Refuge

Période : juin à octobre

Carte IGN : Tignes Maurienne 3633 ET
Topos Randonnées Vanoise

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➜ Se rendre au Manchet

Pour rejoindre le parking du Manchet, il faut rentrer dans la vallée de la Tarentaise par Albertville en prenant N90 en direction de Moûtiers. Ensuite, suivre les indications Tignes et, après avoir traversé Bourg-Saint-Maurice, monter la D902 qui va vers Val d’Isère. Dans le village, monter au Sud direction Le Joseray et Le Châtelard et pousser jusqu’au parking situé au pied du télésiège du Manchet Express. Pour séjourner ou dormir la veille sur place, vous pouvez regarder les hébergements à Val d’Isère.

Autre possibilité si vous venez de la Maurienne, traverser Bonneval-sur-Arc et rejoindre Val d’Isère en passant le col de l’Iseran.

 

Montée par le Ruisseau des Fours

La piste part du télésiège, passe aux abords de beaux chalets en pierre malheureusement en ruine (sauf un) jusqu’à arriver à un pont. Des panneaux du Parc National de la Vanoise explique l’environnement dans lequel on évolue. Ici, on quitte la piste pour prendre le sentier qui monte le long du torrent. On la retrouve ensuite et, peu avant le barrage EDF, idem, prendre le chemin (à droite cette fois-ci). Le tracé terreux louvoie entre les blocs rocheux éboulés et les chénopodes Bon-Henri. La providence nous fait traverser des ponts proches de cascades brumisatrices et autres ruisseaux rafraichissants. Les marmottes ne s’y trompent pas, elles aussi ne restent pas loin…

Après 1h30 de marche, on attaque notre première raideur (200 m de dénivelé +) au niveau du Plan des Gouilles. Pour autant, on n’en a pas plein les c… car les lacets sont réguliers et digestes pour les cuisses. Plus on monte, plus la vue domine la combe, faisant poindre un à un les sommets alentour : l’Aiguille de la Grande Sassière, le Mont Pourri, la Tsanteleina, le Massif du Mont Blanc (avec l’Aiguille des Glaciers et Tré-la-Tête mais pas encore le toit de l’Europe). En haut, à 2450 mètres, le panorama déploie sa splendeur avec ruisseaux, cascades, falaises… Et, déjà, la Pointe de Méan Martin tout au fond du Fond des Fours. Encore un petit effort…

 

Le Refuge du Fond des Fours

À la sortie de la dernière montée, 2 heures de marche tranquille depuis le parking, apparait le Refuge du Fond des Fours. Ne m’étant pas moi-même occupé de la réservation, je ne savais abosulement pas à quoi ressemblait le bâtiment. Quelle merveilleuse surprise ! L’endroit est absolument fabuleux ! Avec ses trois petits chalets en bois entourés de murets en pierre, il y a quelque chose entre un village d’irréductibles gaulois et celui de hobbits. Nous sommes accueillis avec un grand sourire par Claire Lanari, la gardienne du refuge, et, dans le dos, son bébé.

© L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Après avoir investi l’un des deux dortoirs (18 et 20 places, à l’ancienne), on s’installe dans les chaises à palabre en bois avec une délicieuse blonde de Vanoise (je parle bière là…). Pour les -encore- motivés, un vélo permet de recharger son téléphone via un câble USB. On observe notre objectif du lendemain et discutons de la faisabilité (et d’un plan b) selon les conditions de neige. Nous sommes fin juin 2019 et la canicule opère depuis de nombreux jours déjà. Aujourd’hui, l’herbe est verdoyante mais, d’après ce que nous dit Claire, il y avait encore plus d’1 mètre de neige sur la terrasse il y a seulement deux semaines ! (cf : actus sur la page Facebook)

À quelques mètres de là, en toute sérénité, les poules picorent, le chat chasse et les marmottes arpentent les mottes. Le Refuge du Fond des Fours est juché sur un promontoire rocheux et herbeux, recouvert de fleurs de montagne : diverses gentianes, pulsatilles printanières et blanches, soldanelles des Alpes, silènes… En levant les yeux, on observera même un gypaète faisant sa ronde et deux chamois dans les éboulis du Pélaou Blanc, juste au-dessus de nous. Il y a de la vie ici haut !

Au loin, les (désormais officiels) 4808 m du sommet du Mont Blanc ne se montrent que timidement. En contrebas, la chute d’eau provenant des lacs du Plan des Fours se déchaîne. Le soir venant, on se dirige vers la soupe et reprenons des forces avec un dîner copieux et gouteux, conclu d’une tomme de Savoie et d’une compote de pommes locales. Le lendemain, ascension de la pointe de Méan Martin (3330 m). Le monde de l’alpinisme appartenant à ceux qui se lèvent tôt, il en va de même pour le coucher… Un dernier tour sur le belvédère pour voir les couleurs se dorer. Vu l’heure, ça sera pour une prochaine fois pour les photos de nuit…

© L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

 

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