La nuit avait déjà été courte, et le sommeil plus que léger. Roupiller profondément dans un avion est toujours chose compliquée, mais quand c’est pour rejoindre la destination de vos rêves… Peu importe !! Après avoir tout bien préparé mon voyage, j’étais donc tout excité à l’idée de fouler le sol volcanique islandais et souffler dans le creux de ma main “That’s one small step for man…”. Mais ! Mais mais mais mais mais… le plan ne s’est pas passé tout de suite sans accrocs, et ça, ça ne plait pas du tout à Hannibal.
Mon arrivée en Islande
l'Aéroport de KeflavikÀ la sortie de l’avion (0h15), direction le tapis à bagages. Je prends mon sac, mais m’aperçois que ce n’est pas mon nom sur l’étiquette. Je le repose. Plusieurs identiques circulent, mais rien pour moi… Les minutes passent… et ne reste plus que moi avec le premier sac ! Je cours dans le hall de l’aéroport pour trouver celui qui ce serait trompé. En vain… Du coup, j’amène le sac au bureau des réclamations. Mon anglais est déjà mis à contribution… Le numéro de téléphone du “crétin qui ne sait pas vérifier son sac” tombe directement sur répondeur… Le problème, c’est que le dernier car pour Reykjavík (50 km) est déjà parti. L’angoisse de voir le voyage tant rêvé partir en fumée est à son paroxysme : pas d’affaires, si son téléphone ne fonctionne pas (réseau ?), retour anticipé… Du coup, je suis condamné à attendre son appel à l’aéroport sans affaires… Au bout d’une heure, il rappelle et il ose me demander de LE rejoindre ! “Euh… non, ça va pas se passer comme ça là, c’est toi qui va te la ramener et illico presto mon bonhomme !!”. Mais le prochain car n’arrive pas avant 4h45 !!
Pas le choix, l’attente va être longue, d’autant que les agents de sécurité de l’aéroport de Keflavik font bien respecter le fait qu’il est interdit de dormir dans l’aéroport de Keflavik ! Donc pour ceux qui se posent la question “peut-on dormir dans l’aéroport de Keflavik ?”, la réponse est… NON ! Et la température extérieure est de 10°C environ et le sol n’est fait que de pierres, alors planter la tente aux alentours… Et quand bien même le sac de couchage et la tente sont… dans le sac !! De toute manière, impossible de dormir avec ce coup de stress !! Alors on visite 30 fois l’aéroport, on fait 15 fois le tour des prospectus des agences de voyage en Islande, on relit 20 fois son Guide du Routard (et oui, Trace Ta Route n’avait pas encore ses supers articles sur l’Islande 😉 ), on regarde la tête de chaque personne qui arrive en jouant à essayer de deviner de quelle nationalité elle est, etc… Bref, c’est long, trèèèès long !!!
Il est presque 5h du matin, le guignol (oui, je sais, c’est pas très respectueux des grands-parents mais avouez que son acte a pu quand-même fortement m’irriter, non ?) arrive et me rend mon sac en s’excusant. Réponse cordiale de ma part :
“Merci. Bon voyage. (et surtout… à jamais !!)”
Les choses rentrées dans l’ordre, moment de détente avec petit déjeuner au lever du soleil (qui ne s’était presque jamais vraiment couché) et c’était parti pour 3 semaines itinérantes en bus, en tente et… sac à dos (Reykjavík, Hveragerði, Landmannalaugar, Skaftafell, Jökulsárlón et Vík & Dyrholaey).
Morale de l’histoire (la rirette, la rirette…) : personnaliser son sac !!
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