Road Trip au PAYS BASQUE : Nîmes, Bayonne, Bilbao, St-Jean-de-Luz…

Coucher de soleil sur l'Océan sur la plage de Saint-Jean-de-Luz

Objectif : (enfin) découvrir le fameux musée Guggenheim de Bilbao. Après étude des possibilités, l’hypothèse de l’aller-retour en avion a été écartée : pas de vol direct depuis Lyon ou Genève et monter à Paris, n’est pas plus avantageux (ni en temps ni en argent). Du coup, vavavoum ! On prend le volant du break aménagé, pas plus long que le temps en avion avec les escales. Par contre, depuis la Savoie, c’est quand-même pas à portée de phares non plus alors il y a fallu se caler intelligemment un itinéraire pertinent. Récit d’un “week-end de 5 jours” en voyage au Pays Basque… Et comme souvent dans un road-trip, il y a ce qu’on prévoit à la base, ce qu’on réadapte et… ce qui s’improvise !

Itinéraire :

1e jour : Savoie → Arles → Saintes-Marie-de-la-Mer
2e jour : Saintes-Marie-de-la-Mer → Nîmes → Bayonne
3e jour : Bayonne → Bidart → Bilbao
4e jour : Bilbao → Saint-Jean-de-Luz
5e jour : retour en Savoie

Jour 1 : Arles et la Camargue

La route passant Bordeaux pour rejoindre le Pays Basque était annoncée plus rapide mais, n’en déplaisent à nos amis du centre de la France, l’itinéraire par la côte méditerranéenne me semblait plus intéressante. Du coup, première étape en Camargue pour voir les Rencontres Photographiques d’Arles. Sauf que, le Sud ayant ce “charme” de l’approximation chronique (qui est déjà arrivé à l’heure en Gare de Marseille ?), ça s’est pas passé comme prévu… Jusqu’à Nîmes, nickel, et pile à la sortie pour Arles, “Bouchon pour cause de manifestation sociale” … Plus de 2h pour faire 5km !! Au final, arrivée sur Arles mais impossible de faire tous les lieux d’exposition. Faut quand-même savoir qu’il faut compter une journée pour espérer faire le tour des Rencontres d’Arles et que ça coûte pas moins de 29€ pour le forfait journée (ce qui est incroyablement cher quand on compare au Louvre, Orsay, Beaubourg etc…). Trop tard donc de faire ça en deux demi-journées. On fait tout de même un rapide tour dans la ville avec un tour dans les ruelles.

les arènes d’Arles © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Ensuite, direction pour les Saintes-Marie-de-la-Mer pour évacuer la frustration, en croisant une file innombrables de voitures coincées à leur tour. Question : mais comment la gendarmerie n’a pas pu organiser un itinéraire taureau camarguais futé ? Bref, arrivée avec un apéro sur la plage, les pieds dans le sable. Superbe ciel embrasé par le coucher de soleil au-dessus des marais avec vol de flamands roses. Enfin, on est bien !

 

Jour 2 : Nîmes

Pas rassasié de la veille, et il fallait bien justifier de s’être arrêtés si tôt sur l’itinéraire menant au Pays Basque, visite du Carré d’Art de Nîmes. C’est une ville que je connais plutôt pour y avoir habité 2 années étudiantes dont mes souvenirs sont très très mitigés… En gros, mis à part visité le centre-ville, il n’y a pas grand-chose à voir et surtout de propre !! Si vous passez par là, ça vaut quand-même le coup de voir le “médaillon” (centre historique de la ville), les Arènes (semblables à celles de Vérone), la Maison Carrée, le Carré d’Art et le Jardin des Fontaines. Et si vous voulez y aller, faites-le en été parce qu’il n’y a rien à y faire sinon le reste de l’année mis à part les deux férias ! La mairie a choisi de tout miser sur le tourisme estival… Mais revenons-en à nos moutons en transhumance. Visite donc de la collection permanente, de l’exposition “Formes biographiques” et de celle de 4 nominés pour le Prix Marcel Duchamp 2015 dont une vieille connaissance Davide Balula. Pour en savoir plus, rendez-vous sur mon article dédié au Carré d’Art de Nîmes.

 

Aller à Biarritz… mais arriver à… Bayonne !

Après, on était pas là pour acheter du terrain et l’intention était bien de traverser les Pyrénées pour atteindre le Pays Basque et regarder le coucher du soleil à Biarritz depuis la terrasse d’un bar avec une bière fraiche en main. Sauf que, gros orages sur la route (donc le coucher de soleil était à se mettre derrière l’oreille) et à force de se faire doubler par plein de djeun’s surexcités habillés en blanc avec un foulard rouge, on a commencé à se poser des questions et l’idée qu’une féria se déroulait dans le coin a fait son chemin. Après vérification, c’était pile-poil le week-end des Fêtes de Bayonne !! Du coup, improvisation et changement de cap au frein à main dans le virage pour remonter sur Bayonne. Des hordes entières blanches et rouges irriguent la ville. Des voitures garées sur le moindre bout d’espace vert autour de camps de base festifs improvisés, chantant la Peña Baiona ! Puis, une fois réellement dans le centre, une marée humaine permanente dans toutes les rues. Batucadas, fanfares (dont la Banda HS74 !), concerts, peñas… ça grouille de partout !! De mémoire de singe, j’avais jamais vu autant de monde, avec une telle densité, de partout dans une ville. Et tout ça dans une ambiance détendue et super méga festive.

Tellement que, après avoir été attirés par les sandwiches au délicieux jambon ibérique de Viandas de Salamanca, on a passé une bonne partie de la soirée avec des locaux devant “LE bar de Bayonne”, Chai Ramina, une institution pour les bayonnais et les vrais gens du Pays Basque. Nos néo-amis palois rencontrés (qui m’avaient interpellé croyant voir Erwan McGregor en Obi Wan Kenobi) se chargeant de nous faire découvrir la boisson endémique le “Zoulou” , à base de rhum et de piments d’Espelette… Un peu dilué (pour l’occasion commerciale… ?) mais pas si mal. Ensuite, direction le Petit Bayonne qui ne désemplit pas non plus avec plein de bars avec du son au taquet. Mais, ils nous avaient prévenus, la moyenne d’âge dépassant difficilement les 20,4 ans, on s’est rabattus sur les peñas de la Porte d’Espagne pour y finir la nuit.

Au final, tout le monde me parlait depuis des années des Fêtes de Bayonne comme étant la meilleure “féria” de France (même si ç’en est pas une) et je dois avouer que j’ai été très très impressionné par la foule infinie et l’ambiance festive et conviviale !! Quoi ? Vous vouliez que je vous parle de l’architecture gothique de la cathédrale Bayonne ? Euh… mon (court) séjour s’est pas tout à fait orienté comme ça en fait…

Jour 3 : direction Bilbao

Le lendemain, direction Biarritz pour une petite baignade rapide mais, là encore (décidément), devant la foule et l’impossibilité de se garer à moins de 5km du centre-ville (on était samedi), changement de plan et on poursuit vers le Sud jusqu’à Bidart et sa plage. Le coin est assez paisible et familial, on y trouve pas mal de locations de vacances au Pays Basque.

Ensuite, on prend la route pour de vrai direction Bilbao mais, premier samedi de la quinzaine d’août, méga bouchon jusqu’à San Sebastian. Ferait-ce partie du charme incontournable des vacances estivales ? Plus de 2 heures pour atteindre Bilbao. L’entrée dans la ville se fait directement par l’arrivée sur le Musée Guggenheim. Ensuite, c’est un peu compliqué de comprendre où et comment se garer puisqu’il y a des emplacements marqués en bleu et d’autres en vert (selon la proximité avec le musée ?). Au final, on a pas payé puisque l’OTA semble être gratuit les week-ends de juillet et d’août…

Bilbao la notte, plaza Nueva y pintxos

Première des choses faites une fois arrivés à Bilbao, assouvir l’attente, remplir l’objectif : voir en vrai le Musée Guggenheim et le visiter ! Bon après, mauvaise pioche, les expositions contemporaines étaient une rétrospective sur Jean-Michel BASQUIAT et une sur Jeff KOONS (qui ne m’intéresse que très très peu et que j’avais déjà vue l’hiver précédent au Centre Pompidou). Mais j’étais surtout venu pour le “poisson” . J’avais déjà passé beaucoup de temps à découvrir la surprenante architecture du bâtiment, à la regarder, la décortiquer et en manipuler des images et le fait de la voir enfin en vrai m’a donné un sentiment très étrange, celui d’être dans une photographie, un espace irréel, comme dans un rêve, l’incertitude d’une frontière entre réel et fiction… Pour en savoir plus sur ce musée, rendez-vous sur mon article dédié au Musée Guggenheim de Bilbao.

Juste avant la visite du Musée Guggenheim, petit tour l’Office du Tourisme de Bilbao qui se trouve juste devant le Musée Guggenheim pour y prendre un plan de la ville. L’hôtesse, qui parlait un peu français, nous a très vite conseillé la vieille ville, nommée Casco Viejo et ses Siete Calles (comprenez sept rues si vous ne parlez pas espagnol). Alors on a obéi. Garage de la voiture aux abords du Parque Etxebarria, descente par une longue pente en escaliers Mallona Galzada pour arriver à Plaza Miguel Unamuno que la rumeur émanant des terrasses avaient annoncée. Puis, un peu aux hasards des rues, on tombe sur la Plaza Nueva que j’avais cochée après avoir lu quelques blogs voyages vachement moins 100% trop bien que Trace Ta Route. C’est une place carrée entourée d’arcades abritant plein de bars à pintxos, spécialité du Pays Basque.

C’est quoi des “pinetchosse” ? On va pas pinailler, ce sont des tapas, des tranches de pain sur lesquelles sont disposées selon plein de choses trop bonnes (jambon cru, thon, œuf, surimi, calamar, boulette frite de fromage etc…). Pour tout vous avouer, on a déjà gouté ça dans un petit bar/resto devant le Musée Guggenheim mais là, on a fait le tour de la Plaza Nueva pour découvrir 4 bars à pintxos. Du coup, je peux vous recommander le Zahara, le Sorginzulo et le Zuga mais plusieurs autres dans les calles alentour étaient très alléchants (à Barcelone, on m’avait dit que la popularité et donc la qualité des bars à tapas se mesuraient au nombre de serviettes au sol). Réflexion personnelle : en France, on se targue (légitimement) de notre gastronomie mais pourquoi pour tout ce qui est petite bouffe, on est fade et cher ? Les pintxos sont certes un peu onéreux pour la quantité qu’on mange, mais putain que c’est gouteux (bons produits, cuisinés, marinés, variés…). Rares sont les encas en France qui ont cette ambition culinaire (franchement, on peut pas dire que nos sandwiches soient succulents non ?). Alors pourquoi, juste dans une baraque belge, les frites sont si bonnes, cuites deux fois dont une avec de la graisse de bœuf ? Je n’ai jamais mangé de kebab aussi bon qu’en Espagne ou en Allemagne où ils mettent plein de crudités (chou rouge etc…) alors qu’en France, c’est juste salade-tomate-oignon…

Où manger des PINTXOS ?

nos bonnes adresses à Bilbao

Balade ensuite dans les Siete Calles du Casco Viejo de Bilbao qui apparaissent bien labyrinthiques de nuit… Pause dans un bar pour s’apercevoir, petit à petit, à force de regards, qu’on est dans un bar gay. Peu concernés par la chose, on se met en quête d’un bar où durer un peu mais en fait, là encore à force de regards, on s’aperçoit que c’est tout le quartier ! Apparemment, les Siete Calles, c’est le “Marais de Bilbao”. On finit par traverser la rivière, quartier San Francisco (parce que ça monte) et là, on se retrouve en plein coin craignos. Après quelques dizaines de mètres, on commence à plus trop se sentir très en sécurité à partir du moment où tout le monde nous fixe, semble commenter notre passage avec une petite bousculade en prime… Bref, cassos !! On retraverse dès que possible un pont pour retrouver un Casco Viejo plus serein. Vrai ou pas, deux minots semblaient nous avoir suivis depuis… Esquive finaude et retour à la voiture. Du coup, la belle journée se finit sur une note négative. nb : n’allez pas à San Francisco (sauf si vous êtes en Californie) !

Jour 4 : visite de Bilbao

Demain étant un autre jour, on est dorénavant aujourd’hui et tout va bien se passer. La visite de Bilbao commence par la cathédrale Begoña qui se trouve juste au-dessus avant de redescendre sur le Parque Etexebarria pour avoir une vue panoramique sur Bilbao. Promenade dans le Casco Viejo et les Siete Calles, de jour cette fois-ci. Tour des églises puis retour sur la Plaza Nueva (qui vit même de jour avec des vendeurs de livres, bijoux et oiseaux en cages microscopiques en plein soleil…) jusqu’au théâtre Arriaga. Pour une visite plus détaillée de la vieille ville de Bilbao, je vous invite à lire mon article dédié aux quartiers historiques.

Ensuite, remontée sur les quais en passant devant la Mairie jusqu’au Zubizuri, la passerelle de l’architecte Santiago Calatrava. Re petit passage par le Musée Guggenheim (parce que quand-même !) puis visite de Azkuna Zentroa (Alhóndiga), un lieu pluridisciplanaire (culture et loisir) complètement restructuré par Philippe STARCK. Plus d’infos sur “l’Effet Guggenheim” dans mon article dédié à l’architecture contemporaine à Bilbao.

Autre édifice emblématique de Bilbao, le puente Colgante Bizkaia. Il s’agit d’un pont suspendu… Pour arriver à Getxo, il faut tout de même prendre le métro (30 min environ). En poursuivant le long des rives de la ria, on arrive sur une plage. Mais, non-anticipé, y’avait pas pris notre bikini… Pour en savoir plus, rendez-vous sur mon article spécifique sur Getxo.

Je me rappelle d’Irún ou San Sebastian mais je n’en ai pas gardé un grand souvenir. En même temps, c’était il y a trèèès longtemps. Lors de mon road trip en Pays Basque, des amis d’un soir de la féria de Bayonne nous avait conseillé la visite de Pampelune. Mais tout près de Bilbao, il y a une petite ville au bout de l’estuaire du Nervion qui mérite le détour : Getxo est connue pour son impressionnant pont métallique, le Puente Vizcaya, symbole architectural classé au patrimoine mondial de l’humanité. La petite ville portuaire est aussi connue pour ses plages et peut ainsi être une escale basque intéressante.

Soirée à Saint-Jean-de-Luz

Le retour en Savoie s’annonçait long alors gagner un peu de temps un peu sur le retour nous a fait prendre le volant en fin de journée. 1h30 de route à peine pour rejoindre Saint-Jean-de-Luz et se taper un beau plateau de fruits de mer. Arrivée juste pour un superbe coucher de soleil sur l’Océan. Ou les joies du road trip et de pouvoir se caler dans son lit face à ce spectacle !

© L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Saint-Jean-de-Luz semble envahi par les estivants. Du coup, le choix du restaurant sera conseillé par quelques séniors locaux et se dirigera vers L’Écailler. On s’est gavé d’un superbe plateau de fruits de mer bien copieux !! (l’accueil est sympa) Un délice de finir un road trip comme ça tant on a pas mal grignoté des pintxos en fin de compte. Ensuite, la soirée commence par un lieu repéré au moment de chercher à se garer, Chez Renauld “buvette éphémère”, ancien garage investi le temps de l’été 2015 qui sera rasé. Le serveur a conseillé de poursuivre la soirée ensuite au bar “Le Corsaire” puis à “La Taverne” (deux bars dansants). Mais le dernier étant finalement étrangement fermé, la nuit s’est poursuivie dans la rue avec la rencontre de quelques stéphanois et toulousains.



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Le lendemain matin, réveil au bord de la plage… Cerise sur le gâteau, le régal d’aller piquer une tête et de se prendre un p’tit déj avec une dernière vue sur l’océan Atlantique… Ensuite ? Traversée à la France pour rentrer à la maison dans les montagnes !




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