CONCARNEAU, ville close, plages et environs

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Concarneau est une ville de contraste, à deux visages. De par son histoire maritime, elle est constituée d’un patrimoine portuaire et architectural avec sa fameuse ville close. Mais son activité touristique a peu à peu changé le profil de la ville jusqu’à en faire une station balnéaire prisée pour un week-end ou des vacances à la mer.

 

Visiter Concarneau en 1 jour

L’incontournable ville close

Concarneau est née sur l’ilôt de Conq, long de 350 mètres sur 100 m de large, situé en plein cœur de la baie (konk/conq en breton et kerné / kerneau signifiant Cornouaille). Dès le Moyen-Âge, quelques maisons et un prieuré y sont installés. Emplacement naturellement stratégique, des remparts et une tour ont progressivement été érigés afin de défendre l’entrée dans la ria du Moros. Mais c’est au cours des XVe et XVIe siècles que la « ville close » devient une véritable cité fortifiée telle qu’on la voit aujourd’hui, rappelant, dans une moindre mesure, la vieille ville de Saint-Malo.

la ville close de Concarneau © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Face au port, l’iconique beffroi ajouté en 1906, couronnée d’une horloge, d’une cloche et d’une girouette en forme de navire. En-dessous, sur la paroi du mur d’enceinte, un cadran solaire sur lequel est écrit « Le temps passe comme l’ombre ». Pour visiter la ville close de Concarneau, l’entrée se fait par un pont de pierre la reliant au port et on pénètre dans une petite cour, anti-chambre de la forteresse insulaire avec le logis des gardes et, aujourd’hui, la maison du Patrimoine installée dans la tour du Gouverneur.

 

On accède ensuite au centre historique de Concarneau avec son axe principal, la rue Vauban, qui traverse tout l’îlot. Je vous confesse toutefois une déception certaine au fil de mon parcours sur le pavé. Dans la ville close, les commerces, mis à part une poignée d’artisans, sont essentiellement des restaurants et des boutiques à touristes (bols bretons avec son prénom, t-shirts marinières, biscuiteries…). De plus, selon la saison et l’heure de la journée, la ruelle est envahie par la foule tonguée, piétinante sur courant alternatif entre deux lèche-vitrines (revers de la médaille du tourisme balnéaire, voir plus bas). Il sera alors nécessaire, voire indispensable, de se munir de patience et de tolérance tout en essayant l’autoconviction : « allez, c’est pas grave, on est vacances. » Néanmoins, j’ai trouvé un véritable charme à la place Saint-Guénolé, avec sa forme triangulaire, la fontaine au crocodile en bronze, sa maison à colombages rouges à côté d’une vieille bâtisse en pierre à volets verts (La Maison du kouign-amann).

la place Saint-Guénolé, au cœur de la ville close

Juste à côté, une porte ouverte dans le mur d’enceinte offrant une vue à l’extérieur sur le port de Concarneau et, au bout d’une impasse légèrement ascendante, l’ancienne église Saint-Guénolé, datant de 1830 et construite sur les ruines d’une précédente au XIIe siècle puis transformée en hôpital en 1937 jusque dans les années 1980. Aujourd’hui, l’édifice n’est pas accessible et ne suscite pas un intérêt particulier.

Pour fuir la foule, on pourra aller trouver quelques bouffées d’air avec, tout de suite à droite à l’entrée, une agréable placette isolée avec un puits ou dans le parc verdoyant, mais sans intérêt botanique, sur la butte derrière l’ancienne église. Néanmoins, pour respirer visuellement, je vous conseille de parcourir les remparts de la ville close, en partie réaménagés au XVIIe siècle par notre grand architecte militaire Vauban afin de les adapter à l’artillerie. Suivant le chemin de ronde, on passe de tour en tour avec des panoramas sur le port de Concarneau et ses environs. Lors de ma visite estivale, la ville close accueillait des animations comme un spectacle médiéval de joutes de cavaliers dans le « fer à cheval » à la pointe sud et le festival Jazz’y Krampouezh dans le carré au pied de la tour des Larrons.

Une cité portuaire et balnéaire

Concarneau s’est développée autour de sa ville close avec une très importante activité halieutique et commerciale (avec notamment l’essor des conserveries de sardines et de thon). Elle a été le septième port de pêche français. En hommage, si le sujet vous intéresse, un musée de la Pêche se trouve dans la ville close tandis qu’un Marinarium se situe à l’entrée du port. Depuis, si la cité bretonne a fait perdurer son histoire, elle est devenue également un lieu de con­struc­tion et de répa­ra­tion navales. De nos jours, la zone portuaire de 80 hectares accueille encore une foultitude de bateaux de pêche et de plaisance. Si vous avez de découvrir le grand large, il est possible de faire des excursions en bateau depuis Concarneau (îles des Glénan, observation des dauphins…).

le port de pêche de Concarneau © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Dès la fin du XIXe siècle, Concarneau jouit d’une attractivité notable avec des visiteurs venant découvrir les paysages exotiques du Finistère et des résidents en villégiature souhaitant se reposer au bord de l’océan. Les villas bourgeoises bourgeonnent alors sur le front de mer (si vous pouvez aussi visiter le château de Kériolet au style néo-gothique). Après la Seconde Guerre Mondiale, le tourisme a pris une part de plus en plus importante et Concarneau devient une station balnéaire très populaire. Ainsi, un peu comme à Royan, une agréable balade sur le littoral longe au nord des maisons particulières et quelques hôtels (voir plus bas). Néanmoins, témoins des excès de promoteurs, on trouvera ça et là en se rapprochant du centre-ville de grands ensembles à l’ « architecture de bord de mer » autant inesthétique que vulgaire, comme on en voit sur la Costa Brava, à Villeneuve-Loubet, au Cap d’Agde, aux Sables d’Olonne…

En effet, Concarneau dispose de nombreuses plages, lesquelles ont contribué à son attractivité touristique. Les deux plus célèbres sont, au sud, la plage du Cabellou, abritée dans une baie, et, au nord, la longue plage des Sables blancs. Sur le littoral concarnois, on trouve d’autres grèves accessibles comme la plage Rodel, la plage des Dames, la plage de Cornouaille, la plage de Kernous… Malgré la météo bretonne maussade ce jour-là, j’ai osé un bain matinal dans l’eau frisquette et pinçante (16°c) et… ça… réveille ! Pas besoin de café après ça ! Et si à cela on ajoute le p’tit vent à la sortie…

Enfin, avant de quitter Concarneau pour reprendre la route de notre road trip en Bretagne, visite de l’intrigante nouvelle église Saint-Guénolé (vue la veille au soir mais fermée). Elle a été construite en 1996 en lieu et place de l’église du Saint-Cœur de Marie de 1912 au style néo-byzantin, inspiré de la basilique Sainte-Sophie à Istanbul, démolie en 1987 car trop délabrée (il ne reste que la tour située à côté). Vue de l’extérieur, si l’architecture résolument contemporaine pouvait éventuellement être prometteuse avec son chevet tout en verre et sa grande mosaïque sur la façade de l’entrée, l’intérieur a été très décevant, sans finalement réelle ambition, austère et mal réalisé (coulures d’humidité, vitres du chevet sales car trop grandes…). La structure à portiques de béton, rappelant formellement classiquement un portail, avec une haute nef coiffée d’une voute en berceau en lambris, confirme davantage la première impression extérieure d’un gymnase inspiré d’un grille-pain d’esthétique streamlineBrunelleschi et Michel-Ange doivent se retourner dans leur tombe ! Deux vitraux originaux du XVe siècle viennent toutefois rappeler la fonction du lieu…

Que voir dans les environs de Concarneau ?

Il est possible que vous passiez une semaine de vacances dans le Finistère. Néanmoins, visiter Concarneau en un jour est suffisant (vous l’aurez compris, ça n’a pas été un coup de cœur pour ma part) et il serait peut-être regrettable ensuite de passer toutes ses journées à la plage (encore que, chacun ses goûts). Je vous invite donc à explorer les alentours de Concarneau à la découverte d’autres lieux d’intérêts. Ici, on se trouve dans le pays Bigouden, fort de sa culture celtique, dont on retrouve l’expression dans de nombreuses villes et villages, comme Pont-l’Abbé avec son musée bigouden. On pourra également découvrir Quimper et sa superbe cathédrale, Quimperlé, Lorient… et, pour un esprit maritime, Loctudy ou Guilvinec.

Pont-Aven

Juste avant de visiter Concarneau, nous avons fait une halte à Pont-Aven (située 15 km à l’est). Citée parmi les villages préférés des Français, la « cité des peintres » doit sa renommée à deux choses, ses galettes pur beurre et l’installation dans la deuxième moitié du XIXe siècle de nombreux artistes (dont Paul Gauguin, avant son départ pour Tahiti) venus chercher ici le calme, la lumière et les couleurs de paysages pittoresques et “exotiques” mais aussi des scènes de vie quotidienne. La visite touristique se résume à trois rues, une place « et au milieu coule une rivière » , l’Aven. On y trouve essentiellement des galeries et des boutiques de marinières ou de biscuits bretons. Plus d’informations dans mon article détaillé sur ma visite de Pont-Aven.

l’Aven coulant à… Pont-Aven

La pointe de Penmarc’h

Après Concarneau, nous sommes allés en direction de Penmarc’h, à 1 heure à l’ouest. L’arrivée dans le hameau se fait par l’église Saint-Nonna du XVIe siècle, aux ornements sculptés et érodés par les siècles de bruine. Les églises de Bretagne sont vraiment séduisantes dans chaque village : architecture gothique flamboyant breton, de taille assez basse, avec des flèches en pierre, des gargouilles, du lichen orange…

En poursuivant à la pointe de Penmarc’h, dans le “quartier” suivant, le phare d’Eckmühl jaillit de ses 65 mètres de haut dans la perspective de la rue. Une file indique qu’on peut monter au sommet après avoir gravi 307 marches (tarif : 4€). On se contentera d’en faire le tour en profitant de la vue à marée basse sur l’immense esplanade naturelle de roches. Un air de bout de monde, fertile à l’imaginaire aventureux d’un au-delà à la perspective infinie et inconnue. Après le kouign-amann qui, lui, a nourri le ventre, rapide introduction dans l’ancien phare qui hébergeait une exposition lithographique temporaire. Un peu au nord, la pointe de la Torche domine la baie d’Audierne et sa plage de surfeurs.

la pointe de Penmarc’h © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Infos pratiques

Où se garer à Concarneau ?

Un immense parking se trouve sur le port mais attention au marché qui se tient les lundi et vendredi en face de la ville close. Le stationnement dans le centre-ville de Concarneau est payant durant l’été, sinon un parking gratuit situé avenue de la Gare. Pour ma part, sur le parking de la plage des Sables blancs que j’ai trouvé une place (gratuite) puis passé la nuit.

Bar et restaurant : on a testé

Seul restaurant, hors ville close, qui n’était pas complet (sans avoir à chercher 3 heures), nous avons mangé dans la crêperie Le Chaperon Rouge. Repas correct sans être exceptionnel non plus mais avec un relativement bon rapport qualité/prix. Pour les meilleurs restaurants où manger à Concarneau, je vous renvoie sur TripAdvisor tandis que le Lonely Planet conseille la crêperie Le Pennti et, pour une cuisine de mer, le restaurant La coquille. En attendant notre heure pour le restaurant, on a patienté juste à côté à la terrasse du bien-nommé bar Rendez-vous. Accueil très sympathique et bons cocktails.

les terrasses de la place du Guesclin

Visiter Concarneau en 2 jours : où dormir ?

Comme il s’agissait d’une étape d’une journée à Concarneau lors d’un road trip en Bretagne, je n’ai pas dormi dans une chambre mais dans ma voiture. Néanmoins, pour vous donner quelques pistes, le Lonely Planet recommande l’hôtel des Halles dans la ville close et l’hôtel Kermor, une villa sur la plage des Sables blancs tandis que le Guide du Routard conseille également l’hôtel Les Océanides. Un peu au nord du centre-ville, à quelques pas de la plage éponyme, le camping Les Sables Blancs. Pour un séjour en famille avec plus de confort, vous pouvez également regarder les locations de vacances (maisons, appartements, gîtes, etc.).



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