ARLES, ville d’art et patrimoine antique

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Située à l’entrée du delta du Rhône, Arles est une ville d’histoire et de culture. À l’instar de sa sœur nîmoise, elle comporte un remarquable patrimoine gallo-romain avec des arènes, un théâtre antique et d’autres vestiges. Depuis la venue de Vincent Van Gogh, qui l’a mise à l’honneur dans ses tableaux, elle a pris également une tonalité artistique. Avec son festival international, Arles est devenue la capitale de la photographie et, chaque été, une atmosphère « artie » infuse dans toute la ville.

 

Visiter Arles à pied

Le Vieux Arles

Le meilleur moyen de découvrir Arles est à pied, en marchant dans ses nombreuses ruelles piétonnes au charme méridional suranné et souvent colorées de fleurs. Sans plan, on se laisse vaguer selon la curiosité de l’instant. Malgré la chaleur estivale, il fait bon vivre à l’ombre de ses artères étroites que l’air frais sillonne, tandis que le parfum des savons provençaux fleure depuis les étals des boutiques. Pour preuve, les terrasses abondent sur le pavé (si besoin, pour vous aider à choisir, voir les meilleurs restaurants à Arles).

sur le parvis des arènes d’Arles © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Quelques places méritent toutefois l’attention : la très charmante petite place Saint-Roch avec ses guirlandes lumineuses à l’ambiance de guinguette de village et ses animations régulières, la place du Forum remplie de nombreuses terrasses dont celle, jaune, peinte par Vincent Van Gogh, Terrasse du café le soir (1888), de l’actuel Café Van Gogh (Le Café La Nuit), la place Voltaire, près des arènes, et la place de la République. Celle-ci est située au sud de l’ancien forum romain avec un grand obélisque en granit de 15 mètres de haut, datant du IVe siècle et provenant de l’ancien circus, et l’Hôtel de Ville. Par ailleurs, c’est ici qu’on trouve les deux meilleures glaces d’Arles avec la Maison Soulier et, testé et approuvé, le maître artisan glacier Arelatis dont les sorbets thym (si vous n’avez jamais goûté, je le recommande vivement !), yaourt, figue, violette ont été absolument divins !

place du Forum

place Saint-Roch

De part et d’autre de la place, se faisant face, l’église Sainte-Anne d’Arles et la cathédrale Saint-Trophime. La première, datant du milieu du XVIIe siècle, est dorénavant un lieu d’exposition, notamment dans le cadre des Rencontres internationales de la photographie (voir plus bas). La seconde a été bâtie entre le XIIe et le XVe siècles sur une basilique initiale du Ve siècle et est visible de loin avec son clocher parallélépipédique de 42 mètres de haut. Le portail sculpté en bas-relief est remarquable avec ses multiples personnages, figures animales et autres ornements végétaux. À l’intérieur, une haute nef de 20 mètres sur 40 m de long. Si l’architecture est majoritairement de style roman (provençal), quelques éléments gothiques ont été ajoutés comme le chœur et certaines chapelles. On peut y admirer de séduisants vitraux polychromes abstraits ou figuratifs, des tapisseries d’Aubusson figurant des scènes de la vie de Marie ainsi que des reliques de Saint-Trophime d’Arles. À côté, en ressortant puis en traversant la cour de l’Archevêché, on peut visiter le cloître de Saint-Trophime (accès : 6€) avec ses colonnes et chapiteaux sculptés illustrant les Ancien et Nouveau Testaments.

Voir Arles à travers Van Gogh

La ville est aussi connue pour sa relation avec Vincent Van Gogh. Après ses deux années à Paris et sur les conseils de Toulouse-Lautrec, le peintre hollandais s’est installé à Arles en février 1888 (alors âgé de 35 ans) et jusqu’en mai 1889. En quête de lumière pour l’éclat de ses couleurs (la froide grisaille parisienne le déprimait), l’artiste vivra en Provence sa période la plus prolixe avec plus de 300 peintures et dessins. Parmi les œuvres les plus célèbres : La Nuit étoilée sur les quais du Rhône, les Tournesols, La Maison jaune (La rue) où il a séjourné, Terrasse du café le soir et Le Café de nuit ainsi que les séries La chambre à coucher, Le Pont de Langlois, reprenant l’inspiration japonisante des scènes de vie dans les estampes, Autoportrait à l’oreille bandée, après sa dispute avec Paul Gauguin, Les Alyscamps, et encore le portrait L’Arlésienne, le paysage La Moisson… Un itinéraire balisé, nommé Sur les pas de Vincent Van Gogh, répertorie, avec des panneaux explicatifs, la dizaine de lieux où il a posé son chevalet à travers Arles. Pour les amateurs et les curieux, la Fondation Vincent Van Gogh met à l’honneur l’importance de sa présence en Provence. Néanmoins, celle-ci, à mes yeux, ne présente pas un intérêt notable puisque l’essentiel de ses œuvres se trouvent au Musée d’Orsay, pour ce qui est de la France, ou aux Pays-Bas (Van Gogh Museum à Amsterdam, Kröller-Müller Museum à Otterlo…).

La Maison jaune (La rue) (1888)

Le Pont de Langlois à Arles, avec dame au parapluie (1888)

Arles accueille également d’autres lieux d’exposition permanente comme la Fondation Lee Ufan (située dans l’hôtel Vernon, aménagé par l’architecte Tadao Ando) qui présente les œuvres de l’artiste, la Fondation Manuel Rivera-Ortiz promouvant les artistes engagés, la Fondation Thalie avec une orientation sur l’écologie et le Musée Réattu. Ce dernier, installé dans l’ancien Grand-Prieuré de l’Ordre de Malte du XVe siècle, héberge des œuvres du peintre arlésien Jacques Réattu, des dessins de Pablo Picasso ainsi qu’une collection d’œuvres contemporaines. De manière générale, la ville baigne dans une atmosphère culturelle et de nombreuses galeries d’art se sont installées (tout comme la fameuse maison d’éditions Acte Sud).

Arles, ville romaine

Mais, bieeen avant Van Gogh, Arles était une cité antique. Les premiers à s’installer sur ces terres sont les Ligures au Xe siècle avant J-C. Par la suite, les Celtes puis les Grecs viendront vers -540 (peu après que les Phocéens fondent Marseille) avant qu’elle devienne en -49 une colonie de Rome. Progressivement délaissés après la chute de l’empire et démantelés pour en récupérer les pierres et parfois être habités, les édifices sont en grande partie révelés lors de fouilles dans la première moitié du XIX e siècle. Ainsi, vestiges de l’époque gallo-romaine, on retrouve à Arles de nombreuses ruines datant de l’Antiquité, classées monuments historiques en 1840 et, depuis, huit ont même été inscrites au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

 

 

Aussi, au sud-est du centre-ville, les Alyscamps (accès : 5 €), autrement dit « Champs Élysées » en provençal, sont, comme son nom le signifie en grec, une nécropole romaine. À l’origine, elles étaient à l’extérieur de la cité, ce qui est l’usage à l’Antiquité pour séparer le monde des morts de celui des vivants. Au Moyen-Âge, ils sont un cimetière chrétien renommé dans lequel il est prestigieux d’être enterré (Dante y fit allusion dans la Divine Comédie). Ainsi, de nombreux sarcophages y sont placés et des édifices religieux construits. De nos jours, après de nombreux aménagements urbains au fil des siècles, il n’en reste, le long de l’allée de peupliers et de cyprès jalonnée de tombeaux, que quelques ruines, dont l’église Saint-Honorat ou la chapelle des Porcelet, classés monuments historiques. Les Alyscamps ont été le sujet de plusieurs tableaux de Vincent Van Gogh, Paul Gauguin, Félix Vallotton…

Les Alyscamps (1920) Félix Vallotton

Les Alyscamps (1888) Vincent Van Gogh

Les Alyscamps (1888) Paul Gauguin

Situés sous l’ancienne grande place romaine, le forum (au nord de l’actuelle place de la République, sous l’Hôtel de Ville), les cryptoportiques (tarif : 5 €). Cet ensemble de trois galeries souterraines a été construit à la fin du Ier siècle avant J-C afin de stabiliser la vaste esplanade qui se tenait sur un terrain débonnaire.

Près du musée Réattu, les ruines des thermes de Constantin, du nom de l’empereur qui avait fait de la ville une de ses résidences. Il n’en reste que quelques ruines à visiter (entrée : 5 €) avec un caldarium et ses hypocaustes ainsi que trois piscines. Mais le complexe était jadis beaucoup plus vaste. En effet, très prisés dans la vie romaine, les thermes avaient un rôle sanitaire (sudation, bain, massage…), physique (activités sportives, entraînement) et social, où on aimait à se retrouver.

les thermes de Constantin © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Néanmoins, pour être honnête, je n’ai pas éprouvé la nécessité inconditionnelle de les visiter… (de surcroît à ce tarif-là, même si un pass regroupe les entrées des sites gallo-romains). Pour les férus d’histoire et d’antiquité, vous pouvez également visiter le Musée départemental de l’Arles antique. Construit en 1995 sur la presqu’île où se trouvait l’ancien cirque romain, celui-ci présente un ensemble de collections archéologiques. Pour ma part, venu pour seulement une demi-journée après Nîmes et avant Aix-en-Provence, le temps était trop serré (je reviendrai !). Ainsi, si vous avez envie de découvrir l’ensemble du patrimoine antique (en plus du reste), je vous conseillerais de visiter Arles en une journée, voire en deux jours.

Les arènes d’Arles

Assurément l’incontournable à voir à Arles. Comme sa voisine nîmoise, la ville possède également un amphithéâtre romain. Cependant, celui-ci a été édifié un peu avant (entre 80 et 90 après J-) et ses dimensions sont plus importantes (136 mètres de long). Les arènes d’Arles sont également parmi les mieux conservées au Monde. Leur architecture reprend celle du Colisée de Rome avec une forme elliptique et des arcades (de nos jours sur deux niveaux car l’attique de couronnement, sur lequel était fixé le velum, n’a malheureusement pas résisté aux siècles). Avec ses deux étages de gradins, la cavea pouvait accueillir plus de 20 000 spectateurs (12 500 places aujourd’hui). Prix pour visiter les arènes d’Arles : 9€.

l’amphithéâtre romain d’Arles © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Au-dessus des galeries souterraines, l’arène était la scène où se déroulaient essentiellement des combats de gladiateurs et des chasses aux animaux (le précepte « Panem et circenses » avait été appliqué partout dans l’empire romain). À la fin du VIe siècle, comme pour celui de Nîmes, l’amphithéâtre est investi pour faire office de forteresse urbaine (quatre tours de défense seront ajoutées, trois sont encore en place) et héberge 212 habitations ainsi que deux chapelles. Ce n’est qu’en 1825 qu’un programme de restauration ordonnera de lui rendre sa fonction et son aspect originels avec la démolition des maisons à l’intérieur et attenant à l’extérieur de la façade. À partir de 1844, des travaux dégagent la base, en partie ensevelie dans le sol en pente (selon l’endroit par lequel on arrive et ainsi le point de vue, l’édifice pourra apparaître décevant ou impressionnant). De nos jours, le monument le plus visité d’Arles est utilisé pour des corridas mais également pour d’autres spectacles (fêtes locales, reconstitutions romaines, concerts…).

Le théâtre antique

Quelques mètres à côté des arènes d’Arles, les vestiges du théâtre romain où se jouaient des pièces (comédies, tragédies, mimes…) principalement lors de fêtes en hommage aux dieux. Construit à la fin du Ier siècle avant J-C, l’architecture en hémicycle comportait trois étages d’arcades et que ses alors 33 gradins pouvaient accueillir jusqu’à 10 000 personnes ! Le mur de fond était richement paré avec un décor de scène, une centaine de colonnes d’ordre corinthien et des sculptures, dont la célèbre Vénus d’Arles, une statue d’Aphrodite, conservée au Musée du Louvre.

 

Aujourd’hui, il ne reste plus que quelques ruines : une partie des gradins, une ultime tour témoignant de la hauteur du mur d’enceinte, deux colonnes, quelques blocs… Et on a beaucoup de mal à imaginer la splendeur d’antan ! Si vous ne souhaitez pas faire la visite du site (tarif : 9€), sachez qu’on peut tout de même globalement voir les vestiges à travers la grille. Chaque été, le théâtre antique d’Arles accueille des concerts en plein air et autres festivals.

Arles contemporaine et photographique

Les Rencontres de la photographie

Quand visiter Arles, à quelle période ? En été pardi ! Quand elle vit à la lumière de son plus grand évènement culturel, majeur dans le monde de la création, à savoir Les Rencontres d’Arles. Depuis 1970, des expositions de la scène photographique contemporaine investissent une multitude d’espaces à travers la ville, des grands comme le Parc des Ateliers au plus confidentiels, privés, en passant par les nombreuses galeries d’art qui foisonnent, et même dans la rue. Si Avignon a le théâtre, Arles a la photo et en est devenue la capitale ! Le festival est d’une telle importance et richesse qu’il faut compter plusieurs jours pour tout voir.

Le Parc des Ateliers

L’évènement prenant de plus en plus d’importance (au point d’avoir dorénavant une réputation internationale), il a insufflé une réelle dynamique dans la ville, lui a donné une nouvelle identité. Alors, en 2013, à l’initiative de la Fondation Luma, créée en 2004 par la collectionneuse et mécène suisse Maja Hoffmann pour soutenir la création artistique, Arles s’est modernisée en réhabilitant en espace dédié à la culture son ancienne friche industrielle du XIXe siècle (construction et réparation de locomotives, ancienne activité forte dans la vie arlésienne). Ainsi, les Forges, la Grande Halle, la Mécanique générale, le Médico-Social, etc. sont devenus des lieux d’expositions, de conférences, de résidences d’artistes… Au milieu, un agréable parc paysager public de 4 hectares créé par l’architecte Bas Smets avec 5000 arbres méditerranéens et un étang. Plusieurs artistes sont également intervenus en plaçant des œuvres dans le Parc des Ateliers : Krauses Gekröse de Franz West (ci-dessous), Seven Sliding Doors Corridor (Outdoor Version) de Casten Höller, le skate park OooOoO de Koo Jeong A…. Reste à savoir maintenant si ce néo-quartier en périphérie de la vieille ville est investi par les arlésiens eux-mêmes ou alors est-ce un ghetto culturel que seuls les touristes visitent : deux mondes (vernaculaire / art contemporain) qui cohabiteraient mais sans jamais vraiment se rencontrer, à l’image de la discrimination sociale dans les gradins romains il y a déjà 2000 ans…

La Tour LUMA

Emblème de cette volonté de s’inscrire dans la contemporanéité, Arles, à l’image de nombreuses autres villes (Lyon avec le musée des Confluences, Bordeaux avec La Cité du Vin, Marseille avec le MuCEM, Nîmes avec le Carré d’Art puis le Musée de la Romanité…), s’est dotée d’un monument-totem de sa modernité. Pour cela, elle a fait appel au spécialiste du genre, la star de l’architecture contemporaine, Frank O. Gehry, qui avait originellement initié cette dynamique à Bilbao avec le musée Guggenheim. Ainsi, en 2021, la Tour LUMA a été érigée sur le site du Parc des Ateliers. De l’extérieur, on retrouve les mêmes principes signatures, à savoir une forme informe, caractéristique de l’architecture déconstructiviste, et l’association de ses matériaux privilégiés : le métal brillant, le verre transparent et le béton, à la couleur ocre de la pierre.

la tour LUMA dans le parc des Ateliers d’Arles © L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

Mais la tour de 56 mètres de hauteur n’est pas si abstraite ou chaotique qu’elle pourrait paraître et, en réalité, s’inscrit dans sa géographie. Pouvant rappeler la tour Magne de Nîmes ou évoquer celle de Babel, la forme reprend celle des montagnes voisines des Alpilles, s’intégrant ainsi dans le paysage in situ. Les 11 500 briques d’acier inoxydable sont répartis avec un décalage régulier, une torsade ascensionnelle et invasive recouvrant la structure centrale, classique, en béton. Quatre excroissances tels des cristaux se propageant sur le rocher. De la même manière que les plaques de titane sur le Musée Guggenheim Bilbao, les pavés d’acier reflètent disctinctement la lumière du soleil provençal et manifestent l’insaisissable relief de l’architecture. Au fil de la journée, le « beffroi-montagne » scintillera différemment, paraissant même, au coucher de soleil, s’enflammer telle une torche. Un signe à la ronde, flambeau de la ville.

© L’Oeil d’Édouard / Instagram 📷

On pénètre dans le bâtiment par la rotonde de verre, laquelle est en référence à la forme circulaire des arènes. Si la visite de la Tour LUMA est gratuite, il est néanmoins recommandé de réserver avant son créneau, du fait des pics d’affluence. Au plus près des murs d’inox, on retrouve l’esthétique gehrienne avec un atrium d’accueil puis, comme pour la Fondation Louis Vuitton, un agencement asymétrique et superposé de blocs, les salles, reliés entre eux par des coursives sinueuses. On accède aux 12 étages par un escalier en colimaçon, aussi hypnotisant que celui de Bramante aux musées du Vatican et renforcé par le miroir tournant et désaxé, Take Your Time, d’Ólafur Eliasson, ainsi que des ascenseurs (les parois des couloirs d’accès sont recouverts de somptueuses plaques de cristaux de sel, hommage à l’or blanc de la Camargue).

La première œuvre remarquable est le double toboggan Isometric slides, de Carsten Höller, faisant formellement écho aux escaliers hélicoïdaux entrelacés, pris d’assaut par les enfants mais aussi les adultes pour redescendre. Pour le reste des salles d’exposition, on découvre des œuvres d’artistes reconnus de l’art contemporain : le Drum café investi par Ritkrit Tiravanija, une installation vidéo de Philippe Parreno, une installation sonore de Liam Gillick… jusqu’à l’œuvre immersive et participative La bibliothèque est en feu de Dominique Gonzalez-Foerster et Martial Galfione (réservation obligatoire selon des créneaux établis car accès limité en nombre de personnes).

Isometric slides (2021) Carsten Höller

Take Your Time (2021) Ólafur Eliasson

La Tour LUMA comporte aussi un auditorium de 150 places, une bibliothèque et des espaces d’archives, des ateliers d’artistes… Comme Frank O. Gehry l’a fait pour le Musée Guggenheim Bilbao et la Fondation Louis Vuitton, le bâtiment n’expose pas uniquement ce qu’il contient mais aussi l’environnement dans laquelle il est. Ainsi, tout au long du parcours muséal, des « failles » vitrées ouvrent l’espace sur l’extérieur et les terrasses offrent des vues panoramiques sur Arles et ses environs, autant de respirations pulmonaires, oculaires et cérébrales.

Au bout du compte, avec les nombreuses vidéos à regarder, les expositions temporaires (dont celle consacrée à Agnès Varda), j’ai passé plus d’1h30 dans ce musée, au dépend d’autres activités à faire à Arles. Néanmoins, la visite des monuments antiques ne me semblait pas essentielle et, pour être honnête, ça fait cher pour ce qu’il y a à voir… Je me suis donc contenté de les regarder de l’extérieur, sans véritablement de sentiment de frustration.

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Que faire dans les alentours d’Arles ?

Parce que visiter Arles en un jour est globalement suffisant, on pourra conjuguer cela avec la découverte d’autres lieux d’intérêt autour. En périphérie de la ville, les marais de Beauchamp (l’ancien nom d’Arles est Arelate, « près des marais ») pour se balader au bord de l’eau et, dans les environs d’Arles, l’abbaye de Montmajour un ensemble monastique bénédictin, bâti en 948, ayant beaucoup inspiré Vincent Van Gogh (billet en pré-vente) et le pont du Gard, situé à 30 km (victime de son succès, pensez à venir tôt pour trouver une place pour se garer et à acheter avant votre billet coupe-file !).

Parmi les villes à visiter dans les alentours d’Arles, on retrouve Nîmes avec ses arènes, la Maison Carrée et le musée de la Romanité et Avignon avec son fameux pont où on y danse tous en rond, son célèbre festival de théâtre et de spectacle vivant, la remarquable collection d’art contemporain de la fondation Lambert et, évidemment, le palais des Papes (réservation). Autre possibilité pas trop loin, Beaucaire et, la séduisante « Venise provençale », Martigues ou, ses deux grandes voisines Marseille et Aix-en-Provence. Pour un tourisme moins urbain, optez pour la Camargue (par exemple, en safari d’une demi-journée en 4×4) et les plages des Saintes-Maries-de-la-Mer, le charmant village d’Uzès ou, culturelle et splendide, la spectaculaire visite des Carrières des Lumières aux Baux-de-Provence.

la Maison Carrée et le Carré d’Art de Nîmes

coucher de soleil sur la Camargue




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