« Manger, boire, dormir » à BRUXELLES : on a testé…

Belgique : Manger des frites, Boire de la bière et Dormir à Bruxelles

Casse Ta Croute à… Bruxelles une fois !

Manger, boire et dormir, voici la trinité de survie lors d’un séjour et ici, on vous fait le compte-rendu de toutes nos adresses visitées lors de notre week-end à Bruxelles. Pour les choses moins vitales mais non moins intéressantes, retrouvez tous nos autres articles sur la capitale belge, mais pour l’heure, c’est le cerveau reptilien qui parle : Où manger à Bruxelles ? Où sortir et boire un (plusieurs !) verre ? Où dormir ?

Où manger la meilleure frite de Bruxelles ?

LA grande question !! Comment aller en Belgique et ne pas vouloir manger la meilleure frite une fois ? Après un week-end passé à Bruxelles, je vais tenter de vous éclairer en partageant avec vous mon expérience de la chose frite.

Mais tout d’abord, pourquoi la frite belge est-elle si célèbre ? Parce que c’est la meilleure. Oui… mais pourquoi ? Quel est donc « l’ingrédient mystère » ? Contrairement à ce que nous nous faisons en faisant frire la pomme de terre dans de l’huile de tournesol, en Belgique, le parallélépipède patatier, lui, subit une double cuisson dans de la graisse de bœuf. Résultat : une frite croustillante à l’extérieur et à la saveur goûteuse.

Friterie belge Chez Papy (Belgian Frites) rue de la Madeleine à BruxellesPremière tentative en milieu de soirée (après l’apéro au Poechenellekelder qui ne m’avait pas rassasié) au Fritland, à côté de la Bourse. Les frites sont bonnes mais le gars a pas été hyper sympa, comme une impression de le déranger et de se faire engueuler quand il m’a demandé la sauce…
Plus tard, Chez Papy (ci-contre) sur la place du Marché aux Herbes : bof… rien d’exceptionnel et les sauces y sont médiocres voire mauvaises.

 

➜ à la Frit Flagey

Dans la compétition que se livrent les friteries pour être la meilleure de Bruxelles, on retrouve en tête la Maison Antoine et la Frit flagey (élue « Meilleure frite du Monde » par le New York Times !) alors on a voulu vérifier. Tellement motivés qu’il faut quand-même faire plus de 30 min de marche pour arriver sur la Place Flagey ! La réputation doit se tenir puisqu’il y a une longue file d’attente. Du coup, ça permet de résoudre l’énigme de savoir quelle sauce on va choisir parmi les 20 proposées ! Sur les conseils du client de devant, j’opterai pour l’andalouse (légèrement piquante) et comme j’avais pas mangé depuis le matin, je prends un burger en plus. « Un grand cornet et un burger ? » me demande de confirmer le mec, et tout le monde, surpris, de me regarder. Oui oui. « Tu vas pas avoir faim après ! » me dit mon conseiller…

 

Bilan : j’ai tout fini (ce qui ne fût pas le cas de mes 2 acolytes) avec le ventre bien tendu. Concernant le burger, plutôt dégueulasse (comme une impression de bouffer de la pâtée pour chien entre deux tranches de pain) mais pour ce qui est des frites, oui, assurément très bonnes, croustillantes et savoureuses, et ce sont bien celles qui ont été les meilleures de mon séjour à Bruxelles. Par contre, c’est loin !! Allez-y en voiture ou en métro pour vous faire votre propre avis mais à pied, comme nous, ça vaut pas un si grand détour (et puis… ça reste des frites).

Où manger « normalement » ?

➜ au Poechenellekelder

Juste à côté du Manneken Pis, le Poechenellekelder (je vous laisse tenter la prononciation…) est un bar-restaurant à la décoration remarquable et chaleureuse d’un estaminet avec plein de… bordel d’antiquités dans tous les sens. En fin de compte, c’est surtout un endroit pour un apéro dinatoire : large de choix de bières (on a été conseillé par le serveur pro et mais bien moins chaleureux que la déco…) et quelques plats ou assiettes de charcuterie-fromage (pas terribles) à se mettre sous la dents et faire flotter dans l’estomac.

 

Dans la catégorie « restaurants à touristes façon Saint-Michel à Paris » où les rabatteurs (mais comment peut-on encore croire que cette technique d’harcèlement touristique n’est pas hyper contre-productive ?) vous paient l’apéro (ils sont mignons !), il faut aller dans l’Îlot Sacré et principalement la rue des bouchers, vous serez ravi !

Plus vernaculaire, le Mer du Nord (Nordzee), Place Sainte-Catherine, où on commande son plat de fruits de mer avant de s’installer à une table haute sous les chapiteaux avec un petit verre de vin blanc. Il y a également les typiques escargots cuits dans le bouillon. J’ai voulu mais… j’ai pas fait…

 

➜ Aux Merveilleux de Fred

Question gastronomie, le Nord et la Belgique tiennent le haut du pavé avec des spécialités archi-connues comme les frites, la bières ou les gaufres et d’autres moins connues mais non moins appréciables comme le bien nommé « Merveilleux ». Bien évidemment, Julie a mis un point d’honneur à goûter ! La base de cette pâtisserie un peu riche, meringue et crème fouettée, le tout recouvert selon la tradition de copeaux de chocolat. Aujourd’hui, la recette se perpétue, se décline et surtout se déguste « Aux merveilleux de Fred ». À l’origine, il s’agit d’une boutique lilloise qui est progressivement devenue une véritable institution. Depuis, on la retrouve dans les principales villes du Nord et une poignée de grandes villes d’Europe (Lyon, Genève…).

 

Où sortir pour boire un verre à Bruxelles ?

➜ au Délirium Café

ZE PLACE TO DRINK !! Après plusieurs consultations de la population locale pour savoir où sortir à Bruxelles, quel était LE bar incontournable où il fallait passer une soirée, tous étaient unanimes : « au Délirium ! » . C’est un peu compliqué à trouver si on ne connait pas Bruxelles, c’est dans une impasse nommée Fidélité (est-ce que cette impasse était avant un lieu de passe… ?). Et quand on y arrive, on ne peut pas se tromper, toute la rue est gorgée de monde gorgé d’alcool ! C’est comme la rue de la soif mais en plus petit. En fait, toute la rue appartient au Délirium Café mais chaque bar a sa spécificité (rhum, bières… la spécialité étant la « pipe à absinthe » que plusieurs personnes nous ont recommandé mais on a pas osé oser, encore moins après que le gars de la sécu de l’hôtel nous ait dit qu’il avait vu des cas des brulures au 2nd degré à cause d’une « utilisation non-maitrisée » …). Tout au bout, la statue Jeanneke Pis (pendant féminin du Manneken Pis) illustre bien ce que vous ferez après quelques verres houblonnés…

 

Ça grouille de partout ! L’endroit que j’ai préféré est sans conteste celui au fond à gauche, où on peut descendre au sous-sol dans l’immense cave où la densité humaine peut rappeler certaines férias. Rançon de la popularité du lieu, ça attire les parasites et c’est ainsi que, alors que vigilant, je me suis fait tiré mon porte-feuilles. Bref, soyez safe in the city (plus que moi), Bruxelles est une capitale touristique et certains le savent… Ça casse quelque peu l’esprit festif de la soirée et du week-end… Par contre, l’expérience de la déclaration au poste de police belge et l’inspecteur qui m’apprend comment bien prononcer Molenbeek (« parce qu’il y a 2 e ») après m’avoir entretenu sur la posture de la figure de Président de la République Française avec François Hollande et Nicolas Sarkozy fait partie de ses moments improbablement belges… J’avais prévenu mon pote, « en Belgique, tout est possible ! » Ça s’est vérifié… à mes dépends.

 

 

➜ sur la Place Saint-Géry

Avec ses nombreuses terrasses ensoleillées, c’est le second endroit où aller boire un verre à Bruxelles et d’ailleurs le premier où on a bu notre 1ère bière en arrivant à Bruxelles (Julie a particulièrement apprécié ses premières chouffes… 😉 ). Au bout d’un moment, une fois que le soleil s’était couché, on a commencé à se cailler un peu (mois d’avril, ne te découvre pas d’un fil en buvant ta pils ; mais après 10 par contre… ?) et on s’est rapatrié à l’intérieur. L’espace central est réservé à la terrasse intérieure du bar et les pourtours sont des espaces d’exposition. Différents jeux sont à disposition : échecs, backgammon… Culture de l’estaminet ?

 

➜ au Mappa Mundo

Situé sur la Place Saint-Géry, c’est ce bar qui a eu nos faveurs (et deux soirs de suite !) du fait de son intérieur chaleureusement pub et de ses cocktails (large choix et ils ne se foutent de la gueule du client avec la quantité et la qualité de l’alcool choisi). Tout se passe sur le zinc (même s’il y a une terrasse, mais les soirs d’avril, ça caille ! Ah bon, je vous l’ai déjà dit ? C’est donc que ça m’a marqué !!). Bref, on vous le recommande vivement.

 

➜ au Falstaff et au Perroquet

Si vous voulez vous plonger dans l’ambiance bruxelloise et son empreinte 1900, Julie a expérimenté deux brasseries lors de son « parcours Art Nouveau » , en profitant d’un café ou d’une douce bière belge : le Perroquet et le Falstaff. Vous aimez les vitraux ?

 

Où dormir à Bruxelles ?

➜ à l’Hôtel Ibis

Situé sur la Place du Marché aux Herbes, à deux pas de la Grand-Place de Bruxelles et à un des Galeries Saint-Hubert, l’hôtel Ibis Brussels Off Grand Place a l’avantage d’être au cœur de la capitale belge (ce qui a été très très pratique avec la météo très… changeante !). Après plus de 7h de route, des bouchons dû à un accident, on avait plus envie de se rendre la tête alors on a profité du parking municipal juste en-dessous (15€/24h).

© L’Oeil d’Édouard

L’accueil a été hyper sympa et tout le monde (et surtout le garant de la sécurité, aussi impressionnant que pro et finalement très sympa !) était aux petits soins pour satisfaire notre séjour (notamment après les inconvenances de mon porte-feuilles dérobé). Depuis ma chambre, j’avais vue sur la place et la flèche de l’Hôtel de Ville et, de nuit, c’est vraiment chouette. Du coup, j’ai jamais été déconnecté de ma visite, en immersion permanente dans Bruxelles. Ça tombe bien, c’est pour ça que j’étais venu !

Autre point hyper rentable qui fait qu’on s’y retrouve financièrement (outre l’atout géographique), le petit déj !! Autant j’ai généralement très peu d’appétit au réveil, autant là, je me suis fait craquer le ventre. En fait, on trouve… TOUT !! (sauf du sanglier pourtant ardennais). Plutôt gourmand, voire glouton, je suis passé du salé (pain, œuf, jambon, bacon, fromage…) au sucré (fruits, confitures, miel, pâtisseries…) en faisant descendre tout ça avec cafés et jus de fruits frais. Bref, pas eu besoin de manger de la journée ! Juste de quoi arriver à point à l’heure de l’apéro en ville…




➜ à l’Auberge de Jeunesse ?

Autre lieu recherché pour dormir à Bruxelles, la traditionnelle Auberge de Jeunesse. Mais en Belgique, ils ne se mouchent pas du pied : 20€ la nuit ! (cf : 23€ à Liège). Du coup, quand on sait que le prix est par personne pour dormir dans un dortoir sur des lits superposés avec des mecs qui ronflent et qu’on on voit la différence de prestation avec un hôtel (cf : Ibis ci-dessus), c’est carrément pas rentable ! Quitte à devoir mettre des sous dans l’hébergement, autant aller à l’hôtel où le prix est par chambre (donc divisible par 2) et se justifie.

➜ dans une colocation à Anderlecht

Grace à mon pote les plus « bons » tuyaux (…), on a aussi testé la colocation de musicos belges dans le quartier Anderlecht et ça, c’était très sympa (à l’image des belges toujours hyper accueillants). Par contre, je garderai l’adresse secrète… 😉

 

Anticiper sa visite ?

Dernière petite astuce avant de se quitter, si vous voulez réserver vos billets à l’avance pour vos visites, vous pouvez acheter en pré-vente des billets coupe-file pour l’Atomium) . Comme ça, vous êtes sûr d’avoir votre place pour le jour J et vous évitez les files d’attente.

 

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