ISTANBUL : city trip et coup de foudre

Le pont de Galata, Istanbul Turquie

On a tous eu un coup de cœur pour un endroit que l’on a visité : le soleil, les rencontres, l’architecture ou la gastronomie, tout entre en compte dans un coup de foudre. Pour moi, c’est d’Istanbul dont je suis tombé in love : animée, épicée, contrastée et tellement attachante ! J’ai profité d’un pont pour aller voir les ponts sur le Bosphore pour un city break de quatre jours dans cette ville construite comme un trait d’union entre l’Europe et l’Asie.

Les beaux jours arrivent, les projets de vacances commencent à prendre forme mais s’il vous reste quelques jours pour un city trip alors n’hésitez pas, prenez le temps de visiter Istanbul. Une belle introduction pour son city trip à Istanbul avec l’article de Julie, Istanbul, la ville des contrastes, nous sommes deux à être amoureux de la même ville. On espère que vous le serez bientôt !

Parti de Paris sous la pluie, je suis arrivé sous un soleil radieux et une chaleur presque étouffante à Istanbul. J’ai choisi de ne visiter que la partie ancienne de la ville et ne suis pas allé dans la partie moderne, pour avoir le temps de me perdre dans les ruelles anciennes et ne pas courir dans tous les sens. Surtout que la ville est très grande et très étendue, donc tout voir est très compliqué.

Sultanhamet : le cœur historique d’Istanbul

Sultanhamet, est le plus ancien quartier impérial de la ville. C’est là où se tenait le siège de l’Empire Ottoman, avec le palais de Topkapi et où se trouve la plus grande mosquée du pays :la mosquée Bleue qui fait face à la basilique Sainte-Sophie. Première petite aventure pour moi qui n’ai pas le sens de l’orientation : trouver mon hôtel. Sorti du métro, j’ai marché, marché, demandé mon chemin, marché et marché encore pour en venir à la conclusion suivante : t’es complètement paumé !

Et oui, à Istanbul si sur la carte ça paraît simple, en vrai ça ne l’est pas ! Mais en même temps, comment mieux commencer la visite d’une ville comme Istanbul qu’en se perdant ? Colorées, animées, bordées de cafés, de pâtisseries, d’échoppes et de vendeurs de pain au sésame (dont je suis devenu addict instantanément), dès mon arrivée j’étais totalement séduit. Si bien que j’ai marché pratiquement 3 heures pour trouver mon hôtel, une petite auberge familiale à deux pas de la mosquée Bleue.

Mosquée Bleue et Sainte-Sophie, l’incontournable d’Istanbul

C’est donc en fin de journée, après avoir posé mon sac, presque au coucher du soleil, que je me suis rendu à la mosquée Bleue. Assis dans la cour centrale, face à l’imposant édifice, sous le magnifique ciel bleu du couchant, j’étais déjà ébahi mais quand a soudainement retenti l’appel à la prière, j’en ai eu des frissons et pour une fois dans ma vie je n’ai pas dit un mot pendant au moins 5 minutes. C’était vraiment magique ! L’intérieur de la mosquée avec ses voûtes de mosaïques est tout aussi magnifique que son architecture extérieure, il faudra s’armer de patience pour y rentrer mais ça vaut vraiment le détour (le mieux c’est d’y aller assez tôt le matin). ➤ billet en pré-vente

A peine sorti de la mosquée et encore totalement sous le charme, il suffit de faire quelques mètres pour visiter la basilique Sainte-Sophie. Deuxième grosse claque ! Bien que moins impressionnante à l’extérieure, les dorures, voûtes et l’atmosphère particulière qui émane quand on entre dans la basilique vous subjugueront tout autant que la fastueuse mosquée Bleue. La visite de ces deux monuments doit impérativement se faire le matin pour éviter le plus possible les foules de visiteurs, et doivent être l’introduction de votre city trip à Istanbul.

 

Le Grand Bazar ou l’AOC « Handmade »

Aaah… le Grand Bazar d’Istanbul. En geek que je fus, j’en rêvais ! Je revoyais Ezio Auditore le déambuler en vidant les poches des bedeaux pour se faire un peu de tunes pour aller acheter la plus belle épée ou la plus belle étole dans l’armurerie à côté du repère des assassins. Pour tous ceux que j’ai perdu : mon envie de venir visiter Istanbul est en partie venue en jouant à un des opus d’Assassin’s Creed qui se passe dans cette ville pendant l’époque Ottomane, et ce jeu m’avait donné vraiment envie de voir le Grand Bazar (j’avoue… c’est pas glorieux).

Il ne faut pas hésiter à se perdre dans le bazar pour arriver à y trouver des petites pépites. Outre les boutiques de T-shirt et de babouches, s’y trouve le marché de l’or et de l’argent. Petit conseil pour les lovers et les loveuses, c’est un endroit génial pour faire faire une bague sur mesure à son conjoint sans se ruiner. Il y a également de nombreuses échoppes de bibelots en tout genre : lampes, plateaux martelés, instruments de musiques, pâtisseries etc… Et l’argument de vente universel repris en chœur par tous les vendeurs du bazar c’est que c’est « handmade », tout est estampillé « handmade », à vous de voir et de juger. Ne serait-ce que pour l’ambiance et l’architecture, c’est vraiment un bon moment que de s’y promener ou d’aller boire un çai (un thé rouge) en terrasse en regardant le bazar s’animer.

 

Galata, le quartier où je veux habiter !

Pour aller dans le quartier Galata, il faut traverser le Bosphore, petit conseil, évitez les transports et privilégiez la marche. En passant sur le pont de Galata, vous pourrez déambuler au milieu des pêcheurs et si le cœur vous en dit, vous pouvez aller acheter un sandwich de poisson grillé sur les bateaux qui tanguent au rythme des flots un peu plus bas.

Ce quartier est escarpé, chaleureux et très calme. En son milieu, le monument à ne pas manquer c’est la tour de Galata, une tour médiévale qui surplombe toute la ville. L’ascension a son sommet, en bravant la chaleur, vous offrira un point de vue absolument incomparable sur la ville et un panorama imprenable sur Sultanhamet. Il y a souvent foule au pied de la tour, donc il faut s’armer de patience avant d’en entreprendre la visite. Alors si comme moi vous êtes hyperactif, surtout ne testez pas le café à la turque, c’est la pire des choses à faire avant de se mettre dans une file d’attente.

 

Deux quartiers d’Istanbul à ne pas manquer

En dehors des grands classiques d’Istanbul, que sont Sultanhamet, Galata et le Grand Bazar (que l’on peut considérer comme une introduction dans votre voyage) les quartiers de Fatih et Suleymaniye Camii sont tout aussi incontournables. Entre contrastes et tradition, ces quartiers se doivent d’avoir une petite place dans votre programme de visite d’Istanbul.

Fatih, entre tradition et modernité

Le quartier de Fatih est un peu moins prisé par les touristes. Quand on y entre, on quitte véritablement les sentiers battus. Les maisons de bois colorées, les commerces de denrées venant d’orient et les rues arpentées par des femmes voilées de noir, vous montrent que vous êtes dans un quartier plus traditionnel d’Istanbul. C’est sur sa principale rue commerçante, Fevzi Pasa Caddesi, que vous serez plongés au milieu du tumulte de ce quartier. Comme d’habitude je me suis complètement perdu dans les rues, c’est sans doute pour cette raison que j’ai autant apprécié de m’y promener.

J’y ai acheté des turkish delights, du pain au sésame et du thé meilleurs qu’ailleurs et beaucoup moins cher. D’ailleurs pendant que je me suis perdu, je suis tombé sur une petite auberge vraiment sympa, entourée de minarets, surplombant le Bosphore où j’ai vécu un moment inoubliable pendant l’appel à la prière. Un des moments forts de mon city trip à Istanbul.

 

Suleymaniye Camii, une des plus belles mosquées d’Istanbul

Encore une fois, grâce à mon sens de l’orientation très aiguisé et la cartographie très claire d’Istanbul, j’ai mis un temps fou avant de trouver cette partie de la ville. Mais en chemin, j’ai eu la très jolie surprise de me retrouver dans un grand terrain de jeu sur une rive du Bosphore. Dans l’eau, des ballons de baudruches servaient de cibles à des enfants qui jouaient à une version locale du tir au pigeon, d’autres faisaient un concours de pêche et d’autres se défoulaient sur une aire de jeu. Quant à leurs parents, ils étaient tranquillement posés sur une énorme terrasse face au fleuve et aux minarets en train de siroter un çai et à discuter. Comme un local, je me suis installé en terrasse et ai apprécié le moment avant de reprendre ma route vers la mosquée.

Le quartier de la mosquée est un quartier estudiantin, très jeune et qui contraste totalement avec le quartier de Fatih. Il y a de nombreuses librairies internationales, des cafés et des lieux d’études. La mosquée de Suleymaniye Cami est vraiment magnifique, plus petite et plus intime que la mosquée Bleue, elle est toute aussi belle. Elle est très peu visitée mais ses mosaïques et ses jardins surplombant le fleuve méritent vraiment le détour.

Infos pratiques

✈️ Comment se rendre à Istanbul ?

Pour en tomber amoureux, il faut savoir comment y aller c’est important. Pour ma part j’ai pris un vol Swiss Air parce que j’avais trouver des billets pas chers. Petit inconvénient, l’escale à Zurich (dans mon cas c’était 50 minutes). Mais les vols sur Pegasus ou Turkish Airlines sont directs Paris – Istanbul et encore moins chers.

🍽 Où manger à Istanbul ?

Outre les fameuses turkish delight, les restaurants grills, il y a le street food. Dans la rue, il ne faut pas hésiter à être un peu aventurier et à acheter les pains au sésame, galettes au fromage ou encore les pâtisseries qui sont vendus souvent en fin de journée proche des grands monuments C’est vraiment ce que j’ai préféré. Sinon pour une bonne chicha, rien ne vaut le café qui se trouve juste en bas du Pasha Hotel, il vaut le détour et fou rire garanti avec le serveur. Sinon à toute heure du jour : le çai qui se boit très chaud et très vite, à la mode turque.

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Visiter Istanbul en 2 jours : où dormir ?

Je ne saurais que trop vous conseiller le quartier de Sultanhamet. Il est central dans Istanbul et par conséquent est à égale distance de tous les grands monuments de la ville. Je vous conseille le Family Istanbul Hotel, un petit établissement pas cher, situé à proximité de la mosquée Bleue. Le petit déjeuner est à tomber !



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