Mes CONSEILS pour réussir son ROAD TRIP

Coucher de soleil sur l'Océan à Saint-Jean-de-Luz

Partir en road trip, c’est toujours une aventure. D’ailleurs, le voyage commence déjà avant, au moment de le préparer, lorsqu’on ne sait pas encore très bien ce qu’il va advenir. Néanmoins, on peut tout de même se rassurer avec un peu de méthodologie. Pour vous aider à réussir votre road trip et vous inspirer, je vous partage quelques conseils expérimentés : de la préparation à l’organisation, en passant par une liste de matériel et accessoires indispensables (ou en tout cas utiles et bienvenus).

Conseils pour un road trip réussi

Préparer son itinéraire… mais pas trop !

Qui dit road trip, dit liberté. Liberté de choisir où aller et où s’arrêter. S’il est agréablement bohème de se dire qu’on part sans but, il est, à mon sens, préférable d’avoir quand-même quelques cibles, ne serait-ce qu’une vague idée en tête. Ainsi, je commence par identifier les objectifs du voyage (notamment en consultant des blogs voyage, comme le nôtre !). Ensuite, je trace ma route en plaçant d’autres lieux d’intérêt que je souhaite découvrir (plan B, plan C, D… par ordre de préférence). Tout n’est pas forcément pas à faire à l’aller, il faudra également agrémenter le retour (faire en boucle ?). Aussi, je vérifie la météo ainsi que les jours d’ouverture des musées et monuments pour valider grosso modo les étapes. J’essaie, autant que faire se peut, de viser aussi des lacs et rivières sur le parcours pour passer la nuit. D’un point de vue esthétique, c’est toujours beaucoup plus agréable et ça permet d’être plus tranquille qu’en pleine ville. Et, en plus c’est très pratique (voir hygiène, plus bas…).

Néanmoins, il faut être assez souple et se laisser un peu de marge pour accorder de la place à l’imprévu : on ne peut pas tout anticiper. Ainsi, il faut savoir s’adapter et improviser selon ce que notre périple va nous révéler. Prévoir donc de ne pas trop prévoir, de garder des jours en rab au cas où, sur le moment, hé bien en fait… Et puis, gardez en tête que… vous êtes en vacances ! Votre voyage ne doit pas se transformer en course du “tout voir, tout faire”. Je me rappelle un road trip au Pays Basque où on s’est aperçu sur la route que c’était les Fêtes de Bayonne : changement de cap et, au final, une nuit mémorable ! Ou encore, refaire 1h de route en Italie du Nord car le secteur prévu était en fin de compte complètement marécageux et… truffé de moustiques ! Et puis des fois, oui, on passe la nuit dans un endroit “pourri”. C’est ça aussi les voyages itinérants !

Chaque soir, on réévalue le “programme” du lendemain en relisant les guides de voyage (Le Routard et Lonely Planet principalement) et en le confrontant à l’envie, la forme, la météo, ce qu’on a découvert in situ… Du reste, à moins d’être pressé, privilégier la route nationale. Cela permet de découvrir des paysages plus authentiques, traverser les villages, pouvoir improviser des arrêts ou crochets, réduire sa consommation… D’ailleurs, puisqu’on en parle : si je vais à l’étranger (dans plusieurs pays notamment), je me renseigne également sur le prix du carburant pour savoir si je dois faire le plein avant ou après telle ou telle frontière. Évidemment, avant de partir, je fais une révision du véhicule pour éviter de faire le coup de la panne. Autre petit conseil (mais à chacun de voir) : sauf si je suis perdu dans une mégalopole à l’étranger, je n’utilise pas de GPS mais uniquement une carte routière en papier puis les panneaux sur la route. Cela me permet de m’imprégner un peu plus de la géographie au lieu de me faire guider par un algorithme. Et si je me trompe, c’est pas grave, le détour va me faire découvrir autre chose. Il faut voir cela comme une chance offerte, un potentiel à saisir.

 

S’immerger dans la culture locale

Une de premières choses que je fais quand je passe une frontière est de mettre la radio locale : rien de tel que de traverser l’Italie en chantant sur Più Bella Cosa d’Eros Ramazzotti (ok, c’est kitsch, mais c’est pourtant une situation véridique !). “Ça y est, on y est !” Et puis c’est toujours intéressant de découvrir d’autres musiques que celles qu’on entend toujours en France, celles qui sont populaires ailleurs. Même s’il s’agit du France Culture local où on ne comprendra pas un mot de ce qui est dit, entendre la langue du pays met instantanément dans l’ambiance. S’il s’agit d’un road trip en France, il sera agréable de s’être concocté une playlist qui déchire si on ne veut pas se taper Rire & Chansons ou Les Grosses Têtes pendant 3 semaines (enfin pourquoi pas après tout, ça vous regarde, c’est votre voyage !).

En road trip, on aime bien être autonome, faire sa petite popote le soir, tranquille. Mais visiter un pays passe également, à mon avis, par découvrir ses plaisirs de la bouche, les produits locaux et autres spécialités culinaires. Ainsi, je ne saurais que vous recommander de vous faire un restaurant. Ou bien prenez au moins un apéro dans un bar ou même un café pour humer l’ambiance. Assis en terrasse, on est alors bercé de la rumeur de la ville, en même temps que nos yeux s’amusent du spectacle qui se joue devant nous.

Bar Caravatti, Mantoue

Zaharra, Bilbao

Sauf si vous partez en Scandinavie (où l’onéreux coût de la vie nécessite de faire les provisions avant le départ), acheter local. Personnellement, j’adore prendre des fruits sur les marchés (notamment en Italie, sur les piazze delle erbe souvent). En plus de découvrir les produits régionaux (et de saison), le fait de rentrer dans les magasins et parler avec le vendeur de l’étal vous plonge dans l’ambiance. Parce que voyager, en road trip ou pas, c’est aussi rencontrer les personnes habitant in situ. Parfois, on ne se comprend pas et c’est là que ça devient intéressant. Chacun cherche à (se) faire comprendre à l’autre, par des moyens détournés. Et ça finit souvent par une franche rigolade complice, témoin de la réciproque approximation linguistique autant que de la même bonne volonté amusée.

Piazza della Repubblica, Turin

Piazza delle Erbe, Padoue

Vodnikov trg, Ljubljana

L’hygiène en voyage itinérant

La première question qui se pose quotidiennement est : “Où aller aux toilettes ?” Si c’est pour faire pipi, encore, ça peut aller, d’autant plus si on est à la campagne. Mais pour ce qui est de la grande commission, en ville… La première solution est d’aller boire un café dans le premier bistrot qu’on voit. Pratique et, là encore, immersion dans la vie locale. Mon autre solution, quand on est justement en train de rouler, est de s’arrêter dans un hypermarché. Ils ont quasiment toujours des toilettes à disposition avant les caisses et ça permet, par là même, de se réapprovisionner (mais pas obligé non plus !).

Ensuite, se laver. De la même manière qu’en trek, le plus simple selon moi est de caler des lacs ou des rivières sur son itinéraire. Bain de minuit ou du matin pour une communion avec l’environnement. S’il s’agit d’un road trip en bord de mer ou océan, pensez aux douches à disposition sur les plages ✓ Pour ne pas polluer l’eau, j’utilise un savon d’argile blanche. C’est très efficace et totalement écologique (pensez aux truites !). Par sécurité, j’emporte toujours une douche solaire que je mets à chauffer sur le toit et qui peut s’avérer absolument providentielle après une journée chaude. Sinon, la pierre d’alun reste encore le meilleur moyen de ne pas puer des aisselles si on ne peut pas faire sa toilette durant plusieurs jours. De préférence, éviter les lingettes, souvent gorgées de produits chimiques et très polluantes.
Au sujet de la lessive, il existe des sacs lave-linge portatifs qui permettent de laver ses vêtements “à la main”. Là encore, n’utilisez que des produits naturels et biodégradables (pensez aux escargots !).

arrêt douches sur la plage de Bidart, Pays Basque

bain “vivifiant” dans la rivière Idrijca, en Slovénie

Les accessoires indispensables

Les rangements dans la voiture

C’est un peu le nerf de la guerre ça, d’autant plus quand on part en road trip sur plusieurs jours, voire semaines… Comme expliqué dans mon article sur l’aménagement de mon break, j’ai deux caissons de rangement sous le matelas. Histoire d’être un peu organisé, je place les vêtements dans le plus grand (deux tiers) tandis que le plus petit (un tiers) sert de placard à nourriture. Ensuite, pour ranger mes petites bricoles (clés, livre, frontale, lunettes, gourde…), j’accroche également un “organisateur de rangement” avec plein de petites poches et filets. Très pratique pour ne pas avoir à chercher partout ses boucles d’oreille posées de nuit, quelque part « je crois, sur un rebord, là »… Sinon, il existe également des filets de rangement qui se tendent au plafond, permettant ainsi de libérer la place “au sol”.

Charger son matériel électronique ?

A priori, le seul moyen de recharger son téléphone quand on est en road trip est de le brancher sur le port usb de son autoradio. Encore faut-il rouler longtemps puisque quand on reste 3-5 jours au même endroit, on ne va sûrement pas faire tourner le moteur rien que pour ça (pendant 4h) ! Et quid de quand on voyage à deux. Pour ma part, les voyages vont de paire avec photographie. On peut alors prendre une batterie externe. Mais, personnellement, je prends toujours mon chargeur solaire, plus pratique et autonome pour se recharger.

Ensuite, quand je pars en voyage, je prends mon matériel photo mais la batterie de mon reflex ne peut se recharger que sur une prise électrique. Alors, quand je vais boire un coup dans un bar pour l’apéro ou manger au restaurant, je fais les yeux doux au serveur en lui demandant s’il est possible de faire charger la batterie. Sinon, il m’est déjà arrivé d’aller exprès dans le hall d’une gare pour trouver une prise disponible, puis poireauter 2 heures… Pour éviter cela, on peut aussi utiliser un transformateur 12V/220V 200W (pour hifi, appareil photo, ordinateur…) à brancher sur l’allume-cigare quand on roule.

Le soir : se poser et manger

Une fois qu’on a trouvé son spot (espérons “de rêve”), il est venu le temps de se détendre. Pour cela, il est bon d’avoir deux ou trois trucs pour s’arranger la vie. Indubitablement, si vous voyagez en réservant un hôtel ou avec un camion/van tout aménagé, ces lignes ne vous parleront pas vraiment. Mes conseils s’adressent essentiellement à ceux qui, en voyage, comme moi, dorment dans leur voiture ou leur fourgon et cherchent des p’tites astuces indispensables pour agrémenter ses soirées.

S’installer : Après s’être garé, il est venu le temps de prendre ses quartiers. Pour cela, si l’on veut se mettre confort “comme à la maison”, on optera pour un peu de mobilier avec une table de camping et des sièges pliants (perso, j’ai des Helinox, hyper-légers mais solides ! et très compacts une fois rangés dans leur housse). Parce que la vue délicieuse d’un coucher de soleil, assis avec un verre à la main, ça n’a pas de prix ! Et si on rajoute à ça, le spectacle d’une étoilée, le bonheur simple est assurément quelque part ici. Pour la soirée, n’oubliez pas d’avoir une lampe frontale que vous pourrez placer sur la table, avec un gobelet posé par-dessus pour faire un abat-jour.

Cuisiner : pour préparer à manger, je ne m’embête souvent pas trop. La plupart du temps, je réchauffe des plats tout-faits (boites de conserve) : je les verse dans une popote, placée sur ma plaque camping gaz. Sinon, plus soft, j’ai aussi un réchaud pour faire bouillir l’eau pour la tisane du soir et le thé du matin. Avoir les deux permet de ne pas devoir tout laver le soir pour le petit déjeuner du lendemain (d’ailleurs, penser à prendre une éponge et un produit biodégradable). Question vaisselle justement, le plus pratique, selon moi, ce sont les bols pliables, lesquels ne prennent pas de place quand on les range. Après, classique, couverts, couteau-suisse… Pour les boissons chaudes, j’ai des mugs Hydro Flask isolés qui maintiennent longtemps à température. Du reste, une gourde isotherme peut être bienvenue pour les déplacements la journée. Pour garder des produits frais, il peut aussi être intéressant d’avoir une glacière électrique. Concernant l’eau, soit vous achetez des bouteilles, soit vous en glanez ça et là dans les rivières, lacs et fontaines. Pour cela, vous pouvez utiliser des filtres à eau, dont le Lifestraw Flex Gravity Bag (3,7 litres) qui se suspend facilement partout et filtre les bactéries, parasites, microplastiques et matières chimiques organiques (pesticides ou herbicides). Ainsi, on tombe jamais en rade !

J’espère que ces conseils pour préparer votre road trip vous auront aidé. La liste n’est pas exhaustive et j’ai sûrement oublié des choses, notamment dans le matériel et les accessoires indispensables à ne pas oublier lors d’un voyage itinérant. Si vous pensez à quelque chose, vous pouvez le partager dans les commentaires ci-dessous. Dans tous les cas, bon périple !!

 

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