Test : OSPREY ROOK 50, entrée de gamme sans concession !

Test sac à dos randonnée Osprey Rook 50 backpack review mountain outdoor trekking © Mickaël Peralta
📷 Mickaël Peralta ©

Avec le sac à dos Rook, Osprey a ouvert une gamme visant un secteur plus accessible financièrement. Cependant, la marque américaine n’entend pas pour autant rechigner sur la qualité, laquelle a fait la force d’une réputation bien méritée. Alors, que vaut réellement le sac à dos Rook une fois sur le dos ?

Description technique

poids : 1.59 kg
dimensions : 74 cm de longueur x 42 x 35 cm

volume : 50 litres (existe aussi en 65 L + modèle féminin Renn)
taille : M ou L (à définir avec l’appli Osprey)

Test du sac à dos Osprey ROOK 50

Confort et aération

Pour faire un sac à dos moins cher, il faut bien faire l’économie quelque part… Et cela se voit au niveau du poids : le Rook est légèrement plus lourd que ses compères de chez Osprey (environ 1,6kg contre 1,1-1,2kg en moyenne). La première interrogation donc va se poser sur le confort de portage. Bon… cela dit, 400 grammes de plus, c’est pas non plus la montagne à soulever. En tout cas, j’ai réellement été agréablement surpris !

Pour d’abord, la mousse des bretelles est suffisamment dense pour être efficace et confortable (j’avais quelques appréhensions en la voyant). Ensuite, l’armature en aluminium répartit bien le poids sur les hanches. L’un plus l’autre, on n’a pas la sensation d’un garrot sur les clavicules, comme sur certains modèles ordinaires. Et ça, c’est exactement précisément ce qui fait la différence entre un sac à dos de merde banal et un sac à dos de qualité. De plus, comme sur l’Exos, cette structure rigide permet au sac de suivre parfaitement le mouvement du dos pour ne faire qu’un avec lui, notamment sur terrain technique. L’ensemble est réglable avec un système d’accroche par cran qui permet d’adapter la hauteur des bretelles par rapport à la taille du randonneur (comme sur le modèle Farpoint Trek). Une sangle pectorale (avec un sifflet intégré) finit d’ajuster le sac à son buste. Sans non plus valoir ceux de l’exceptionnel Atmos AG, les renforts au niveau de la ceinture remplissent correctement leur mission.

 

Osprey n’a pas non plus rechigné au sujet de l’aération du dos. Comme sur le deux autres modèles précédemment cités, un grand filet AirSpeedtm recouvre le sac. Ainsi, durant l’effort (notamment en pleine chaleur estivale où on ne porte qu’un t-shirt), la transpiration s’évacue efficacement dans l’air plutôt de rester dans la moiteur étouffante, coincée. Ici, l’espace vide laisse passer l’air. Du reste, la tension façon trampoline permet d’absorber la dynamique de la marche, faisant en sorte que le sac ne « tape » pas dans le dos. Quatre sangles de compression permettent d’assurer la stabilité du pack (haut et bas de chaque côté).

© L’Oeil d’Édouard

Accesoirisation

Fidèle à son ambition de technicité, Osprey n’a pas non plus fait le sacrifice de son accessoirisation. Commençons par les poches. Le sac à dos Root dispose d’un capuchon sommital (non-détachable) doté d’une grande poche extérieure pouvant accueillir vraiment plein de choses (pour vous donner une idée, je peux rentrer mes deux mains en écartant les doigts). En revanche, pas d’ouverture « intérieure ». Sur les côtés du sac, deux filets pour disposer une gourde et un trépied.

 

Sur la ceinture, deux poches de la taille d’une main, suffisamment grandes pour y mettre paquet de biscuits, boussole, stick à lèvres… Reprenant l’idée d’une daisy-chain, 2 X 3 anneaux permettent d’accrocher tout ce qui ne rentre pas ou qu’on veut garder à l’extérieur du sac (chaussures, gourde, tasse, vêtement qui sèche…). Sur le bas, deux sangles réglables permettent classiquement de fixer son matelas enroulé et/ou sa tente emballée. Atout non-négligeable puisque ce n’est pas le cas tout le temps, Osprey fournit une housse de pluie imperméable (« rain cover »). La toile utilisée en 600D Polyester et Nylon Packcloth est vraiment résistante à l’usure et aux accrocs éventuels.

 

Espace intérieur

Le volume de 50 litres (ou 65 selon le modèle choisi) se répartit en deux espaces. Le principal dans lequel on va organiser tout son barda pour le trek, doté une poche pour placer son camelbak. Le fond, séparé par une toile détachable avec des sangles, est un compartiment spécifique pour le sac de couchage. Cet espace est indépendamment accessible de l’extérieur par une ouverture zippée sur la partie basse du sac. Une sangle interne permet également de comprimer le volume comme il faut. Un petit imprimé rappelle des principes de l’activité plein-air (respecter, préserver, minimiser son impact…).

© L’Oeil d’Édouard 📷

MON VERDICT

J’aime

● le confort de portage
● l’accessoirisation

 

● le rapport qualité/prix !
● la housse de pluie incluse

À améliorer

● ras pour le prix

❤️ Jolie surprise ! Osprey a réussi son pari de faire un sac à dos plus accessible financièrement sans pour autant renier sur la qualité. Le sac à dos Rook m’a bluffé par son confort de portage, dû notamment à son armature. De plus, il est vraiment bien accessoirisé pour être pratique et offrir de nombreuses solutions. D’un excellent rapport qualité/prix, je le recommande vivement pour les personnes à la recherche d’un véritable sac à dos de randonnée, pensé pour le trek, sans pour autant se ruiner.

 

Toutes nos randonnées dans notre rubrique montagne Trace Les Cimes△△ ainsi que tous nos tests matériels

Ce blog est complètement gratuit mais vous pouvez nous aider ! 😀 Si vous pensez acheter un sac à dos de randonnée (ou autre chose), merci grandement de passer par nos liens vers AMAZON ou HARDLOOP ou EKOSPORT. Cela ne vous coûtera rien de plus, et nous, ça nous aidera à continuer l’aventure avec vous. Merci pour le coup de pouce ! 😉