Test : OSPREY EXOS 38, le sac à dos qui se fait oublier !

Test review sac à dos randonnée Osprey Exos 38 backpack

L’évolution technologique nous amène, par confort, à être à la recherche de matériel de plus en plus léger. Osprey n’échappe pas à cette quête et propose une gamme de sac à dos ultra-léger Exos pour les randonneurs minimalistes qui comptent les grammes. Mais à force de tirer sur la corde, tient-elle encore ? Je vous livre mon avis après un été caniculaire passé avec sur le dos.

Description technique

poids : 1.16 kg
dimensions : 79 cm de longueur x 40 x 30 cm

volume : 38 litres (existe aussi en 48 et 58 L + modèle féminin Eja)
taille : M ou L (à définir avec l’appli Osprey)




Test du sac à dos Osprey EXOS 38

 

À porter : confort et aération !

Je commence par le commencement (unboxing comme on dit dans le milieu des gens chébran 🤮) : quand j’ai reçu le sac à dos Exos d’Osprey, j’ai tout de suite eu une mauvaise impression en le prenant en main et en le mettant sur le dos (je suis pourtant un fidèle habitué des sacs Osprey). Tendu comme un arc le truc !! L’armature intérieure fait qu’il y a une tension vraiment forte sur l’ensemble du sac à dos. En l’enfilant à vide, ça a réellement été déroutant de prime abord ! La structure est pourtant assez proche de celle de l’Atmos que j’utilise pour mes treks en autonomie mais je m’étais habitué à la flexibilité du Talon. MAIS… sur le terrain, c’est réellement stupéfiant : cette même tension fait en sorte qu’on a l’impression que le sac flotte sur notre dos, qu’on ne le porte pas ! Le sac semble être à distance. Déroutant #2. Je passe la question des conséquences sur l’aération (que je développe plus bas) et ajoute que le cadre en aluminium à l’intérieur provoque un transfert très efficace de la charge sur les hanches et réduit ainsi celle sur les épaules.

 

Le maintien du sac sur le dos est garanti par une ceinture minimaliste mais efficace et la sangle pectorale (sifflet intégré + système d’ajustement +/- haut). De plus, le filet dorsal parfait la sensation de contact avec le dos pour ne faire qu’un, sans pour autant appuyer (sur les omoplates ou les hanches par exemple). Je l’ai également utilisé lors de passage de crapahute dans une cheminée. En fait, la structure intérieure en aluminium est très flexible et réagit bien aux mouvements du corps en action. Au niveau de la compression du sac, l’équilibre de l’ensemble est assuré par des sangles minimalistes en Z avec deux anneaux, à l’ancienne comme ceux qui verrouillent celles des crampons d’alpinisme (« ancestral » « mais » efficace).

 

En plus et en parallèle de l’armature, il y a le harnais. Idem, malgré mon usage de l’Atmos dont les bretelles sont également rembourrées en mousse, celles-ci me donnaient quelques suspicions (sans doute dues aux mauvaises expériences de mes anciens sacs à dos pour l’Islande ou mes premiers treks). Là encore, complètement bluffé ! Testé avec des charges plus ou lourdes (l’Exos a une capacité pouvant porter jusqu’à 20 kg), ça ne tire jamais sur les épaules. La mousse absorbe complètement la pression et évite le garrot ! De plus, sa structure respirante atténue la saturation en transpiration au niveau des clavicules.

 

L’autre atout majeur du sac à dos Exos d’Osprey (et là, je n’ai jamais eu aucun doute), c’est son majestueux filet qui se déploie sur l’ensemble du dos. Fermement tendu mais flexible comme sur l’Atmos, on pourrait (presque) faire du trampoline dessus. Du coup, le contact est hyper agréable et s’adapte parfaitement à l’ergonomie de la courbure du dos en même temps qu’il épouse les bosses des omoplates. Il s’agit juste de bien régler les sangles des bretelles pour trouver la bonne mesure de confort. L’écart entre le filet (donc votre dos) et le panneau dorsal va de 2 à 5 cm. Autant vous dire que l’aération est optimale. Le transfert d’humidité est réellement excellent et on « sèche » en même temps qu’on marche. Dorénavant, seul votre t-shirt aura la responsabilité de la respirabilité.

À utiliser : accesorisation

Le sac est composé d’un seul volume pour disposer ses affaires (pas de compartiment spécifique en bas pour le sac de couchage). Un compartiment distinct est dédié au placement d’une poche d’eau, suffisamment grand pour que j’y mette la mienne de 3 litres. Petit détail pratique, un clip permet de fixer la poche ainsi que le tuyau pour ne pas qu’ils bougent et se détachent (et inondent ainsi tout votre baluchon). Deux passants sont placés le long des bretelles pour conduire le tuyau et éviter qu’il se balade Le système de fermeture est classique chez Osprey : on peut ouvrir en grand pour un accès facile au contenu du sac puis on tire le cordon de serrage qui se bloque automatiquement (pas besoin de faire un noeud qu’on galère toujours à défaire ensuite).

 

Le sac à dos Exos est muni d’un rabat supérieur avec deux poches, une extérieure assez spacieuse pour y placer plus que ses deux mains et un filet intérieur pour ses effets personnels (avec crochet pour les clés). Si vous recherchez l’ultra-light, sachez que cette partie sommitale est facilement détachable (4 clips pour l’enlever en quelques secondes). Une rabat flottant intégré fait office de toile et couvrira votre sac.

 

À l’extérieur, si, à mon petit regret parce que je trouve très pratique et que je m’en sers vraiment pour mettre tout un tas de petits trucs (téléphone, crème solaire, labello, barres énergétiques, mouchoirs…), je « déplore » l’absence de poches intégrées à la ceinture, Osprey a doté (en compensation ?) son sac Exos de deux grandes poches latérales (30 cm de haut pour 10 de large). Idéal pour placer une bouteille d’eau, embarquer un trépied… Une ouverture sur le haut et une autre horizontale sur le bas laissent de la latitude pour leur utilisation. Une grande poche en filet extensible en maille stretch (PowerMesh™) se situe sur l’avant du sac pour y mettre une veste, un chapeau, les jambes d’un pantalon dézippable…

 

Un peu plus bas, une boucle porte-piolet avec un élastique pour fixer le manche plus haut. Encore plus bas, deux sangles permettent d’arrimer un matelas ou une tente au sac pour garder de la place à l’intérieur pour le reste. Une série de passants sont également disposés le long du sac (2×3) et du rabat supérieur (2×3) pour y accrocher des mousquetons, dégaines, sangles, ficelous… Cher à Osprey, on retrouve le système Stow-on-the-Go™ pour attacher rapidement ses bâtons. Perso, ce n’est jamais quelque chose dont je pense à me servir, même si je ne doute pas que ça pourrait être pratique.

MON VERDICT

J’aime

● la légèreté !!
● l’aération dorsale

 

● le confort de portage
(bretelles, dos)

À améliorer

● Pas de housse fournie avec
● Pas de poche à la ceinture

 

❤️ Jolie surprise ! Ce sac à dos Osprey Exos 38 est vraiment bluffant ! Alors que j’avais pas mal d’a priori quand je l’ai eu sous les yeux et entre les mains, il a su me séduire et même profondément me convaincre ! Sous ses allures d’arc tendu, en plus d’être léger, il est finalement hyper-confortable (pour reprendre les termes du rédac-chef de TrekMag avec qui j’avais échangé). Au final, même si les 38 litres pourraient être trop grand pour une randonnée à la journée, c’est quand-même celui que je prends tellement il est léger et aéré : l’impression de ne rien porter sur le dos ! Si c’est son profil est orienté sac de dos de randonnée, il est également adapté pour l’escalade et l’alpinisme rocheux.

 

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