Test : Veste Gore-Tex NORVAN ARC’TERYX ou le parfait minimalisme

Veste Gore-Tex NORVAN ARC'TERYX Rouge devant le Lac de Presse dans le Beaufortain

Certes, la veste Norvan d’Arc’teryx est initialement élaborée pour la course (footing, trail…). Toutefois, je voulais une Gore-Tex ultra-légère et compressible pour mettre en fond de sac lors de mes randonnées à la journée ou mes treks non météorologiquement certains. La Norvan s’annonçait donc idéale et, après quelques tests en conditions variées (orage, vent et caniar), je vous livre mon avis sur cette veste épurée et finalement polyvalente.

Description technique :

Composition : Gore-Tex 3 couches nylon N20p 3 couches
Poids : 215 g (en taille M)
Nombre de poches : 1 (intérieure)
Serrage : ourlets stretch en bas de veste, capuche et poignets.

Test de la Veste ARC’TERYX NORVAN

 

À porter : douceur et légèreté

Si j’ai choisi ce modèle, c’est principalement pour son ultra-légèreté : 200g, rendez-vous compte !!! (si toutefois vous voulez encore plus léger, sachez qu’il existe la version SL avec 125g). Quand je l’enfile, je peux vous assurer que je ne le sens absolument pas sur moi ! Contrairement aux autres Gore-Tex où l’on ressent (et entend !) le froissement de la toile aux moindres mouvements, le tissu N20P est très souple et silencieux. De plus, la membrane Gore® C-KNIT™ est hyper douce au toucher (à l’intérieur ou à l’extérieur). Bref, j’adore la porter !!!

Étant donnée que la veste a été élaborée pour la course, la coupe est cintrée (sans être à l’étroit) pour ne pas gêner le mouvement des bras. L’idée est de la porter près du corps avec juste une première couche respirante et éventuellement une thermique (ne pensez pas mettre votre grosse doudoune en-dessous). Elle descend à mi-fesses pour protéger le bas du dos et, même accroupi, les reins restent bien à l’abri. Pour la Norvan, Arc’teryx est allé à l’essentiel et la veste a été dépourvue de cordon de serrage. Ils ont été remplacés par des ourlets élastiques (doux) qui assurent le maintien près du corps, juste ce qu’il faut. On les retrouve au niveau du bas de veste, de la capuche et des poignets (on peut remonter les manches jusqu’aux coudes sans pour autant avoir l’impression de porter un garrot !). Les coudes sont préformés et la fermeture éclair YKK en plastique WaterTight™ assure l’étanchéité. Celle-ci fonctionne correctement sans être non plus exceptionnellement fluide.

 

En voyant les photos, j’avais quelques craintes mais non, en réalité, la capuche est bien taillée : elle est suffisamment ouverte pour pouvoir tourner la tête sans encombre et l’avancée est suffisamment longue pour protéger le visage (et le nez) de la pluie. Là, encore, on touche à l’essentiel du fonctionnalisme : pas plus, pas moins, juste ce qu’il faut pour être efficace ! Ah si, une petite bande de douceur a été ajoutée au niveau de la nuque pour votre confort afin d’éviter d’avoir la toile qui appuie fraichement sur les cervicales (à moins que vous ne portiez encore une jolie p’tite coupe mulet…). Je l’ai aussi essayée avec un casque d’escalade : ça… passe mais c’est vraiment serré et les mouvements de tête se trouvent contraints, donc pas pratique du tout et risqué pour le tissu. De plus, vous verrez plus bas que je vous la déconseille pour ce genre de pratique. Classiquement mais toujours appréciable, le menton est protégé par deux plaques de tissu pour éviter les frottements et le « je te tiens, tu me tiens par la barbichette » quand on remonte la fermeture éclair…

 

Minimalisme toujours, la veste Norvan est équipée d’une poche intérieure qui se ferme avec un zip. Mesurant 15 x 8 cm environ (car elle n’est pas exactement rectangulaire), elle est assez grande pour mettre mon smartphone 5 pouces et un petit trou permet de laisser un fil audio pour les écouteurs (le jogger est souvent mélomane). Il y a même un petit filet à l’intérieur pour y placer un lecteur mp3 ou une clé. De par son design épuré et son tissu souple, la Norvan Arc’teryx est hyper-compressible et tient dans une (grosse) main, comme une trousse.

 

Isolation et respirabilité

Grâce à ses faibles poids et volume, j’ai pu l’emmenée avec moi et j’ai ainsi eu l’occasion (parfois malheureuse) de la tester sous différentes conditions météorologiques. En plein soleil, lorsque la transpiration a bien rincé la crème solaire et que la peau a déjà encaissé son quota d’UV, le port de la veste pour se protéger devient alors une solution opportune. Malgré la température estivale et l’effort, je n’ai pas cuit à l’étouffée à l’intérieur. La forte respirabilité de la veste (je rappelle -encore- que c’est une veste pour courir !) a évacué parfaitement l’humidité et la chaleur du corps vers l’extérieur tout en me protégeant du soleil. Ce nouveau laminé offre également 15% de respirabilité en plus par rapport à d’autres Gore-Tex. Même constat lors des passages à l’ombre où on peut prendre « un p’tit coup de frais » sur la transpiration. De plus, deux ouvertures ont été placées sous les aisselles afin de pouvoir également évacuer la chaleur et l’humidité lors de l’effort.

 

J’étais cependant sceptique à ce sujet en cas de pluie car elles ne peuvent pas être refermées. Il y a juste un point de jonction contrecollé au milieu pour éviter d’être béantes. C’est lors de mon Tour du Queyras (il ne devait pas trop pleuvoir alors je n’ai pas pris la grosse Gore-Tex) que j’ai « malheureusement » pu éprouver l’imperméabilité effective de la Norvan lors de deux grosses rincées (orage, grêle et « déluge » de 2h). En fin de compte, la veste a parfaitement résisté et je suis resté bien au sec, même sous les bras (enfin… je parle uniquement de la pluie là…). Vous comprendrez que je n’ai pas sorti mon appareil photo à ce moment là pour vous prouver la chose. Aucun souci non plus face au vent, on est parfaitement isolé, même lors de bourrasques. Il me resterait bien encore à vérifier sous la neige mais, après avoir éprouvé la pluie, je n’ai aucun souci quant à l’imperméabilité. Toutefois, vu la finesse de la toile Gore-Tex, elle isole forcément thermiquement moins qu’une hardshell plus épaisse. Là encore, on ne peut pas considérer cela comme un défaut puisque ce n’est pas sa vocation.

 

Pour quelles utilisations ?

Comme je vous disais, la gamme Norvan de chez Arc’teryx est conçue pour la course (toile fine, haute respirabilité, essentialisme du design, bandes réfléchissantes). Cependant, avec sa technicité, elle convient parfaitement à toutes les autres pratiques outdoor actives : vélo, randonnée pédestre, ski de rando même si une veste avec une capuche réglage sera plus opportune pour les descentes en ski (ex : Eider Commodore). En revanche, je la déconseille pour les pratiques plus engagées comme l’alpinisme ou l’escalade (ce qu’on gagne en légèreté, on le perd nécessairement en résistance) où on optera plutôt une hardshell plus robuste à l’abrasion (ex : Norrøna Trollveggen). L’utilisation soutenue d’un sac à dos pourra également user le tissu sur les épaules (zone ô combien sensible lors des treks pluvieux).

© L’Oeil d’Édouard

Bilan et avis

J’aime

● l’ultra-légèreté
● l’efficacité de l’isolation (pluie et vent)
● l’excellente respirabilité
● la douceur du tissu

À améliorer

● rien à redire

 

VERDICT : La veste Norvan d’Arc’teryx est un pur bonheur ! Douce et hyper-légère, on ne sent absolument pas cette deuxième peau qui vous isole du soleil, du vent et de la pluie. Elle est devenue ma veste de fond de sac est permanence pour mes randonnées. Débarrassé de tout superflu, elle va à l’essentiel : ne prend pas de place, ne pèse rien et pare à toute éventualité face aux potentielles intempéries. Le minimalisme atteindra ses limites quand les conditions deviennent sévères et les activités plus engagées mais on ne peut pas tout avoir, la légèreté et la résistance. Il ne faut pas être trop gourmand, il s’agit avant-tout d’une veste de running (même si elle fait tellement plus !!!).

Édouard

Toutes nos topos et conseils dans notre rubrique montagne Trace Les Cimes ainsi que tous nos tests matériels 😀




 

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