Test : Sac à dos OSPREY TALON 44, un nuage sur les épaules

Test Sac à dos Osprey Talon 44 litres au Pic du Malrif dans le Queyras (Hautes-Alpes)

Après le Atmos AG 65, j’étais à la recherche d’un sac à dos moins volumineux et plus léger pour les treks courts ou en refuge, ceux où on n’a pas besoin d’embarquer toute sa maison avec soi. Séduit par la marque au rapace, j’ai jeté un œil sur les différents modèles chez Osprey puis mon dévolu sur le Talon 44 litres. Pour vous aiguiller donc, je vous présente mon avis après plusieurs grandes randonnées :

Description technique :

poids : 1.1 kg
dimensions : 67 cm de longueur max x 30 x 33 cm
volume : 44 litres (existe en 11, 18, 22 et 33 L)
taille : M ou L (à définir avec l’appli Osprey)

Test du sac à dos Osprey TALON 44

Le premier test du sac s’est fait lors de mon Tour du Queyras : 8 jours avec nuits en refuges et gîtes, avec juste quelques vêtements de rechange, les casse-croûtes pour les midis et le matos photo pour un poids de 13kg au 1er jour. Le second test avait une configuration différente puisqu’il consistait à faire un trek de 3 jours dans le Beaufortain, en autonomie complète (bivouacs avec tente, matelas, duvet, réchaud… + nourriture) avec un poids au départ de 19,5kg (symbolique…). Dans les deux cas, le volume de 44 litres était parfaitement adapté.

 

À porter : aération et ultra confort !

Je commence par le principal, : un sac à dos, ça… se porte ! Et là, comme d’habitude, Osprey ne déçoit pas, les bretelles sont un vrai régal ! La mousse est hyper agréable, moelleuse à souhait ! Perforée et contenue dans un filet, elle laisse passer la chaleur et l’humidité là où ça appuie. La hauteur des épaules est ajustable grâce au système torso length et la structure est rigidifiée par un cadre interne afin de bien transférer le poids sur la ceinture plutôt que sur les trapèzes et clavicules. En toute honnêteté, je n’ai senti aucune pression sur mes épaules lors de mes treks, là où avec certains sacs, on finit par les soulever pour se soulager (du poids… !) et parfois même relaisser le sang circuler… (si si, véridique, c’est du vécu !).

 

On retrouve ce confort de portage au niveau de dos avec le système AirScape™. La mousse cannelée recouverte d’un filet amortit la pression et aère parfaitement pour libérer votre musc et séduire l’étagne qui vous mate au loin depuis 10 minutes. La ceinture abdominale fonctionne sur le même principe que les bretelles : une mousse perforée avec un filet qui permettent l’évacuation de l’humidité, même à travers les poches. En résumé, tous les endroits de pression sont aérés.

 

 

À utiliser : des poches et des sangles

Le sac à dos Talon est doté de nombreuses poches et accès pour placer les multiples accessoires du randonneur… Classique des classiques, le couvercle supérieur (amovible pour les puristes de l’ultra-léger) est muni de deux compartiments vraiment spacieux (32 x 28 cm pour la poche extérieure ; 32 x 21 cm pour le filet intérieur). J’ai pu y mettre plein de petites choses (un mini-trépied, des filtres d’objectif, une boite à lunettes, un portefeuille débordant de billets de 500€…) sans avoir à forcer pour fermer. D’ailleurs, le tissu est très résistant et je n’ai pas de crainte à ce sujet.

 

Une grande poche en en filet extensible (PowerMesh™) se situe sur l’avant du sac pour y mettre une veste, un chapeau, les jambes d’un pantalon dézippable ou encore les chaussettes pas encore sèches de la lessive de la veille… Deux poches, de taille confortable (15 x 8 cm), se situent de part et d’autre de la ceinture. La partie supérieure est faite d’un filet pour favoriser l’aération dont je vous ai parlée plus haut. On trouve également deux poches latérales extensibles pour mettre une gourde, les jumelles ou encore un trépied photo. Elles ont aussi une ouverture inclinée vers la hanche si vous aimez dégainer votre bouteille plus vite que votre ombre.

 

Un compartiment distinct est dédié au placement d’une poche d’eau, suffisamment grand pour que j’y mette la mienne de 3 litres. Petit détail pratique, un clip permet de fixer la poche ainsi que le tuyau pour ne pas qu’ils bougent et se détachent (et inondent ainsi tout votre baluchon). Des petits élastiques sont placés le long des bretelles, pouvant servir à plein de choses dont à faire passer le tuyau pour éviter qu’il se balade.

 

Le système de fermeture est classique chez Osprey : on peut ouvrir en grand pour un accès facile au contenu du sac puis on tire le cordon de serrage qui se bloque automatiquement (pas besoin de faire un noeud qu’on galère toujours à défaire ensuite). Inspiré des sacs d’alpinisme, le Talon dispose d’une sangle supplémentaire pour maintenir une corde ou une veste avant de passer le couvercle supérieur par-dessus. Ce dernier est parfaitement ajustable avec des sangles et des clips à l’avant et à l’arrière. Une mini-poche se trouve sur la bretelle gauche mais je ne sais pas vraiment à quoi elle sert : y placer son opinel ? un barre chocolatée et ça repart ?

 

Grace à une fermeture éclair, on a également un accès à la partie inférieure du sac, là où on place généralement son sac de couchage (il n’y a pas de cloison pour dissocier les espaces). Adepte de la photographie compulsive, j’aime bien avoir mon reflex à portée de main et, à l’instar des Lowepro Photo Sport, j’ai essayé d’y placer mon appareil photo (dans un étui protecteur !). Ça fonctionne… à peu près mais c’est quand-même pas tout à fait ça à cause de l’orientation. Deux longues sangles avec clip permettent d’attacher à l’extérieur sa tente ou son tapis de sol. Le fait qu’elles ne soient pas placées en-dessous comme sur d’autres modèles permet de pouvoir poser son sac sans empêcher qu’il tienne à la verticale. C’est tout con mais plein de marques n’y ont pas pensé… Deux élastiques et deux boucles permettent également de fixer des piolets pour casser une croûte trop dure si besoin.

 

Osprey a doté son sac à dos Talon de nombreuses sangles de réglage un peu partout. Tout est ajustable pour permettre d’équilibrer au mieux son sac à dos selon le volume qu’on met dedans. Une fois sur le dos, bretelles et ceinture réglées, le sac ne fait qu’un avec le corps. On retrouve le système Stow-on-the-Go™ pour attacher rapidement ses bâtons (démo vidéo plus bas). C’est vrai que c’est pratique mais je n’ai jamais pensé à m’en servir sur le moment… La sangle sternum est équipé d’un sifflet intégré en cas de besoin de gazouiller sa détresse. Seul talon d’Achille à ce sac, j’ai bien cherché mais je n’ai pas trouvé de housse de pluie. Heureusement que je l’avais compensé avec celle de l’Atmos parce qu’on s’est pris de sacrées rabasses dans le Queyras ⛈ !

 

Bilan et avis

J’aime

  • la polyvalence
  • la légèreté !!
  • le confort de portage (bretelles, ceinture, aération)
  • l’aération dorsale

À améliorer

  • Pas de housse fournie avec

VERDICT : J’adore le Osprey Talon 44 !!! Il est hyper-agréable à porter et fait complètement oublier sa présence et celle du poids qu’on transporte sur le dos. Avec ses 44 litres, il est très polyvalent et répond à de nombreuses situations : je l’utilise pour toutes mes sorties de plus de deux jours (trekking, bivouac, week-end, ski de randonnée avec nuit en refuge…).

Édouard

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Test : Sac à dos OSPREY TALON 44, un nuage sur les épaules
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  • sac à dos cuir

    Je pars en guadeloupe en décembre, je ne connaissais pas ce sac. je vais regarder de plus prêt. Merci pour l’article

    • Je te le recommande vivement ! Rien n’a redire, il est vraiment top !
      N’hésite pas à passer par mon lien Amazon en guise de remerciement. 😉

  • seb

    J’ai acheté le mien cet été et je l’adore! Le seul petit soucis que je lui trouve (ça vient peut-être juste de mon sac) c’est que la ceinture à tendance à se détendre petit à petit mais on tire un coup sur les sangles et c’est reparti! Un bon petit sac léger et qui a l’air plus solide que le Exos.

    • Merci pour ce retour Seb, ça conforte mon opinion sur ce sac à dos !