On passe le week-end à Beyrouth, vous venez ?

Vue de Beyrouth depuis la terrasse de l'Hôtel Gray

J’atterris à Beyrouth, Liban, avec des envies de houmous, d’aubergines grillées, de magasins avec des robes des milles et une nuits et des idées de palais en tête. J’avoue qu’à ce moment la je ne pense pas aux traces de combats qui restent encore visibles à tous les coins de rue. La ville n’est pas très grande et se parcourt très bien à pieds. J’ai eu l’occasion de vadrouiller 2 jours dans la ville, je vous emmène…

Se rendre de l’aéroport au centre ville

En fonction des pays visités, j’ai tendance à réserver à l’avance le taxi à l’arrivée à l’aéroport. Du coup pour Beyrouth j’opte pour la réservation, c’est ma sœur sur place qui le fait pour moi avec : Alfa Taxi, tel: +961 (0)3 249 697.  Pour la petite histoire, mon chauffeur avait pour seule pancarte « Marie » ! Autant dire qu’arrivant de France au moins 10 nanas de l’avion aurait pu me piquer mon transfert !

Contrairement à ce que je pensais, il vaut mieux avoir quelques notions d’arabe, car même l’anglais peut s’avérer compliqué, et finalement peu de gens parlent le français

Premier contact avec l’environnement Beyrouthin, directement à la sortie de l’aéroport la route traverse le quartier du Hezbollah, entouré de haut mur de part et d’autre de la route et puis très vite Beyrouth, la mosquée Al Amine (véritable point de repère dans la ville, elle me fait penser à la Mosquée Bleue d’Istanbul), les magasins de luxe, les lumières de la ville… Malgré une circulation dense, il ne me faut pas plus de 20 min pour rejoindre Achrafieh. Et me voici dans un appartement typiquement Beyrouthin, grand sol en marbre, balcon recouvert d’une verrière (il paraît que c’est la mode à Beyrouth en ce moment pour agrandir la superficie des appartements). J’arrive assez tard, donc pour ce premier soir c’est retrouvaille familiale au menu pain libanais au sésame, tomates et fromage et hop un bon dodo pour profiter de ma journée d’anniversaire du lendemain J)) !

Jour 1 : Première balade à Beyrouth

On se réveille dans une nouvelle ville et la comme tout voyageur qui se respecte on chausse ses plus belles chaussures plates (et oui même moi je troque mes talons aiguilles pour une bonne paire de chaussure plate, attention pas des running non plus ! on marche mais on a du style) une tenue donc stylée et confortable en même temps et on a qu’une seule envie partir le nez en l’air à la découverte de notre « chez nous » pour les prochaines heures !

Alors il faut dire que Beyrouth n’est pas fait pour les piétons ! même pour parcourir quelques centaines de mètres les Beyrouthins prennent leur voiture. Résultat, circulation dense, pollution, trottoir oui, mais souvent escarpé ou accidenté. On se fait klaxonner…  Bon bien sur ça dépend des quartiers, arrivée sur la corniche tout va beaucoup mieux ou dans Saifi Village c’est plus calme aussi ..  Quoiqu’il en soit Beyrouth n’est pas très grand et il est aisé de parcourir les différents quartiers à pieds. Et en cas de fatigue les taxis sont nombreux et faciles à arrêter. Par contre mieux vaut avoir un plan sur soi, car les chauffeurs de taxi parlent le plus souvent arabe uniquement.

Un Manou’ché au petit-déjeuner

Et donc en bonne locale (après le repérage de maman), nous marchons comme si aller chercher notre petit déjeuner rue Mar Mitr était tout à fait normal. C’est partie pour un « Manou’ché » à emporter pour le petit déjeuner ! On est dans le bain direct juste un comptoir ouvert sur la rue et en préparation : galette faîte minute, garnie avec au choix : Fromage, herbe, légumes (en fonction des stocks), viande hachée… séparément, moitié/moitié ou tout mélangé ! Je fais simple c’est le matin : légume et fromage pour moi, je n’aime pas les herbes dommage, mais la galette de ma mère me fait bien envie…

Après ce solide petit-déjeuner, nous démarrons la journée de marche. Quelques objectifs géographiques/touristiques en poche et hop on virvolte en fonction de nos yeux, de nos oreilles ou de notre odorat… oh tiens un passage, des escaliers, une pancarte.. un café ! chicha, jeu de dame, étudiants, et une bonne libanaise au fourneau qui prépare encore des Manou’ché… bah on va marcher toute la journée moi je dis qu’on peut en reprendre un à partager avec un café bien fort J alors on commande d’abord dans l’arrière boutique et ensuite on attend sa commande. Incroyable cette petite adresse pour un petit déjeuner couleur local, à 2 pas de la voie rapide et pourtant terriblement dépaysant. L’adresse : café Em Nazih, RuePasteur- gemmayzé, juste à côté se trouve Saifi Urban Gardens ( hôtel, cours de langues…)

Le quartier arménien

Direction le quartier arménien, c’est la parait il qu’il y a le plus de bijouterie, ce sont eux qui détiennent ce secteur. Sur le chemin il faut garder l’œil ouvert et attentif à tout, au fond d’une cours, dans une ruelle de la rue Armenia se cache « Tawlet » (12 Rue Naher, Armenia Street, Beirut, Liban) une adresse libanaise à la mode, à tester pour un brunch libanais. Mais si vous n’avez pas l’adresse impossible de tomber dessus. On repère les lieux, sait on jamais pour un prochain, déjeuner ; Pour l’heure on poursuit notre route à pieds toujours… on passe devant un cordonnier à l’ancienne, fier de nous montrer son travail.. on continue, on passe un pont et Boum ! des bijouteries, des magasins, des vendeurs de pitas ! nous voila dans le quartier arménien ; Bon honnêtement rien de fantastique à découvrir dans ce coin. Un déjeuner dans un « fast food » de pita rue Arménia, ambiance locale garantie, un café dans un bar, surtout pour la pause pipi en fait… et nous décidons de nous rendre vers des contrés plus touristique !

Direction la Corniche.

Comme toutes ces villes de bord de mer, le passage par la Corniche est obligé, bordée d’Hôtels haut de gamme, de restaurants de poisson, tout autant que de bâtiments à l’abandon … mais surtout de beyrouthins qui font du sport !

 

Le Nouveau Souk

On pousse jusqu’à la marina, et on remonte par le nouveau souk. Je découvre une nouvelle ambiance décalée, le Souk de Beyrouth… comment dire. Vous voyez les souks de Marrakech ? Hé bien rien à voir avec la choucroute ! Non, le nouveau souk de Beyrouth, construit dans le plus pur style libanais sur les ruines donc de l’ancien souk, ressemble plus à un décor à la Mickey Mouse ! bon ok Mickey Mouse qui achèterait des Sergio Rossi à Mini ! Ce n’est pas ici que vous ferez de bonnes affaires et que vous trouverez votre petite paire de boucle d’oreille souvenir de voyage. Non pour cela il me semble que c’est plutôt dans le quartier El Tayeb qu’il faut aller (mais je ne l’ai pas fait, donc je ne promets rien)

On a parcouru quelques km à pieds, on est passé de l’Arménie à La Corniche, à La Marina, au Souk de Beyrouth en une journée. Il est temps de rentrer, ce soir c’est restaurant ! C’est mon anniversaire !

Mon anniversaire

Nous partons dîner Chez Liza, (Metropolitan Club, Doumani Street, Trabaud, Ashrafieh, Beirut) une adresse réputée de la Capitale. L’entrée de la villa, donne déjà l’ambiance, bougies, ambiance tamisée, on accède par un ascenseur à la salle du restaurant. La porte de l’ascenseur s’ouvre, et la les milles et une nuit, des miroirs, des mosaïques, des lampes douces suspendues partout … On se laisse tenter en commandant chacun 3 mezze au choix, à se partager ensuite tous ensemble. La plupart des restaurants proposent des menus « dégustation » pour vous faire découvrir toute la palette des saveurs libanaises. Personnellement nous ne les avons jamais pris, ils sont souvent un peu copieux, financièrement il n’y pas d’intérêt particulier. Bref les deux formules sont très bien, on vous laisse vous adapter à votre estomac en fait. Décor, service, nourriture au top Chez Liza. A faire.

 

Jour 2 : Visite en dehors de Beyrouth

Le lendemain, nous partons pour une escapade en dehors de la ville, et nous rentrons assez tôt à Beyrouth pour nous permettre de nous balader encore un peu.

Regarder notre visite aux grottes de Jeita et Byblos.

A notre retour, direction le musée Sursok (Mar Mikhael, Beirut, Liban). Outre la visite des expositions, c’est l’endroit déjà qui est magique, et je me verrais plus flâner au café aménagé au rez-de-chaussé que dans les allées des expositions. Le musée est gratuit et fonctionne sur un système de « don », si vous le souhaitez vous laisser donc ce que vous voulez dans une urne à l’entrée pour payer votre visite. A voir.

Retrouver nos incontournables à faire à Beyrouth en cliquant ici.

Jour 3 : On brunch et on traine à Beyrouth

Le dernier jour c’est jour de repos, après avoir arpenté les rues de Beirut, vu l’une des plus anciennes villes du monde, être tombé en panne sur l’autoroute… on mérite bien un jour de repos nous aussi.

Brunch dans AlleyWay

Donc dimanche c’est petite grasse mat, et direction Couqley (The Alleyway, Rue Gouraud, Gemmayze, Beirut 0000, Liban) pour des supers œufs bénédictines.. et la déception ! en basse saison le brunch n’est servi que le samedi ! pas de problème nous trouvons refuge en face, chez Oliver’s Kitchen, même propriétaire et brunch le dimanche. Envie d’un vrai brunch bloody mary, œuf brouillé et pancake. Il parait que les œufs bénédictines de Couqley sont à tomber. Mais sinon déjà l’endroit dans le AlleyWay est vraiment chouette comme adresse où se prélasser quelques heures avec son café. Plus d’adresses ici.

Saifi Village

Petite marche digestive obligée, on se dirige vers Saifi village, alors bien sur nous sommes dimanche donc tout est fermé malheureusement. Mais l’endroit vaut quand même la balade juste pour ressentir encore une nouvelle ambiance de Beirut. Nous avons le temps du coup on en profite pour monter au sommet de l’Hôtel Gray (Martyrs’ Square, Beirut Central District، Beirut, Liban) et découvrir un super roof top avec une entrée tout en exposition d’œuvres contemporaines ! La piscine en particulier vaut le détour, elle est à débordement et construite avec des bords en plexiglas transparent, on croirait tomber dans le vide… Alors moi j’y étais en novembre, donc pas de baignade mais si vous avez l’occasion il faut le faire absolument ! Petit détail sympathique la plaque avec les numéros en cas d’urgence avec le numéro de « la défense civile »…

 

Mosquée El Amine

Nous poursuivons notre chemin, et il impossible de rater la Mosquée El Amine. Elle est tellement imposante que c’est un véritable repère dans la ville. Elle a été construite en 2007 juste à côté de la Cathédrale Saint-Georges. Si on poursuit dans la rue Majidiye, la rue de la Cathédrale Saint-Georges on a un point de vue intéressant sur la manière dont la nouvelle mosquée vient « écraser » la Cathédrale.

Le nouveau Souk

On continue par le centre commercial du nouveau souk ; ah mais c’est donc la que tout le monde se cache ! ça joue, ça boit des cafés, ça discute, partout des enfants, des nounous… toute la population dorée de Beyrouth semble s’être donnée RDV ici. Vraiment top comme « spectacle »…

 

Finalement Beyrouth remplit bien ses promesses, le contraste reconstruction, modernité, tradition, adresses tendances est saisissant, et donne au final une atmosphère assez agréable. On se sent à l’aise (un peu moins devant les barbelés au niveau du parlement), mais l’accueil en général n’est pas surfait, on ne ressent pas le côté « touriste guichet sur patte », et on a envie d’apprendre et de prendre un peu de cette énergie d’aller de l’avant.

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